Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog de pierre verhas
  • : Blog consacré à l'actualité dans les domaines de la politique et de l'astronomie, vus au sens large. Ce blog n'est pas neutre : il se positionne à gauche, de philosophie laïque et donnant la primauté à l'expérience sur la spéculation. Ce blog est ouvert au débat, à l'exception des invectives, des attaques personnelles et des insultes qui seront systématiquement rejetées afin de permettre à chacun(e) de débattre en toute liberté et dans la sérénité qui n'exclut en rien la passion.
  • Contact

Recherche

1 juin 2015 1 01 /06 /juin /2015 09:49

 

Des murs dans les cœurs et entre les peuples

 

Ramzi Aburedwan, est altiste palestinien (médaille d'or au Conservatoire d'Angers). Il est né et a grandi dans le camp de réfugiés d'Al Amari près de Ramallah. Il a fondé à Ramallah une école Al Kamandjati (le violoniste) qui soutient l'éducation et la scolarisation des enfants palestiniens en leur facilitant l'accès à la musique, surtout pour ceux qui vivent dans des camps de réfugiés et les villages de toute la Palestine et du Liban. Ce projet les encourage à profiter de la musique, dépassant ainsi les difficultés quotidiennes de l'occupation militaire israélienne et les éloignant ainsi de la violence. Et il s’agit aussi d’un acte de résistance. Ramzi Aburedwan dit : « Si, en Europe occidentale, la musique dite classique est considérée comme un instrument commercial, ou même de discrimination sociale, en Palestine, elle est un instrument de résistance, comme elle le fut d’ailleurs à l’origine dans l’Europe des XVIIIe et XIXe siècles. »

Le jeune Ramzi Aburedwan a symbolisé la première Intifada.

Le jeune Ramzi Aburedwan a symbolisé la première Intifada.

 

La violence, Ramzi Aburedwan l’a vécue. Il fut célèbre dès sa plus jeune enfance. La photographie symbole de l’enfant palestinien jetant des pierres contre les soldats israéliens lors de la première Intifada, c’est lui !

Je ne suis pas son ami, elle est mon ennemie !

 

Ramzi a fait partie pendant trois ans de l’orchestre de David Barenboim, le pianiste et chef d’orchestre juif d’origine russe qui a la double nationalité argentine et israélienne. Il possède même un passeport palestinien. Barenboim est présenté par les médias comme un homme de paix grâce à son orchestre qui comprend des musiciens israéliens et palestiniens.

L'orchestre de David Barenboim. On aperçoit Ramzi Aburedwan en haut à droite.

L'orchestre de David Barenboim. On aperçoit Ramzi Aburedwan en haut à droite.

 

Tout cela semble partir d’une volonté d’entente entre les deux peuples. Et pourtant…

 

Ramzi raconte qu’à une conférence de presse télévisée, une de ses consœurs israélienne a répondu à la question d’un journaliste : « Il est mon ami. » en montrant Ramzi le Palestinien. Il répliqua fermement et sans haine : « Je ne suis pas son ami et elle est mon ennemie ! ». Cela jeta évidemment un froid : fini le beau comte de fée médiatique ! La dure réalité a pris le dessus.

 

Pourquoi son ennemie ? Parce que son pays, Israël, occupe le pays de Ramzi, la Palestine. Et il ne peut, dans ces conditions, y avoir des relations d’égal à égal entre elle et lui. C’est aussi simple que cela et il n’y a rien d’autre à dire.

 

Il resta encore quelques temps dans l’orchestre de Barenboim et s’occupe depuis lors avec sa femme qui est franco-libanaise de son école Al Kamandjati. Ainsi, sert-il toujours la cause palestinienne. Et, en dépit des entraves mises par l’autorité occupante, Ramzi parvient à diffuser son message à la fois de combat et d’ouverture sur le monde, grâce à la musique à laquelle il mêle les harmonies d’Orient et celles d’Occident.

 

Les pionniers

 

« Mes ancêtres étaient l’équivalent israélien des passagers du Mayflower américain. Des pionniers. Ils sont arrivés en 1882 de Russie. Des Sionistes très laïcs, ils croyaient dans l’établissement d’un Etat pour les Juifs. Ils ont participé à la création de Rishon le Zion, de Hadera, de Gedera, de Rehovot… » (Aude Marcovitch, Les blessures d’un destin, Editions Nevicata, Bruxelles, 2014)

 

Cet esprit pionnier a animé la pensée sioniste, un peu comme celui de la conquête de l’Ouest au XIXe siècle américain. Ici, les « Indiens » sont les Palestiniens.

 

L’histoire de Tel Aviv est typique des premières implantations juives en Palestine jusqu’à devenir aujourd’hui la ville ultramoderne à l’occidentale. Tel Aviv – signifiant la colline du printemps – fut fondée en 1909 par une commission composée de soixante-six familles juives. Cette commission aurait acheté un vaste terrain longé par la mer à des propriétaires arabes de Jaffa. « La répartition du terrain se fit selon une loterie : un enfant tirant à chaque fois deux coquillages, l’un marqué d’un nom de famille, l’autre d’un chiffre qui indiquait l’emplacement de leur future maison. » (Aude Marcovitch, Op.cit.)

 

Une maison à Tel Aviv de style "Eretz israélien"

Une maison à Tel Aviv de style "Eretz israélien"

 

Dans les années 1910-1920, les constructions étaient du style « Eretz israélien » qui voulut marier les styles oriental et juif. Ensuite, ce fut la vague du Bauhaus. Il s’agissait à l’époque d’un style architectural nouveau, d’inspiration socialiste en réponse au très bourgeois Art Déco.

 

Quand le Bauhaus doit quitter l’Allemagne nazie en 1933, plusieurs des étudiants juifs émigrent alors en Palestine. C’est l’époque de l’expansion du foyer juif, Tel-Aviv est en plein boom, les juifs allemands peuvent jusqu’à la guerre importer des matériaux de construction d’Allemagne (persiennes, carrelages qu’on retrouve ici ou là, parfois avec une svastika effacée) : plus de 4000 immeubles vont être construits dans le style international, celui du Bauhaus, en quelques années. Ce style est assez en phase avec l’idéologie « socialiste » de certains des colons juifs de l’époque, opposés à l'Art Déco.

 

Immeuble style Bauhaus à Tel Aviv

Immeuble style Bauhaus à Tel Aviv

 

Cela rentre bien dans l’esprit pionnier de créer une ville avec une culture uniquement juive, juive ashkénaze avec une forte influence européenne, alors qu’au départ, il était envisagé un mélange entre les cultures orientale et juive. Aujourd’hui, évidemment, il n’est plus question de tout cela : Tel Aviv est devenue une ville ultramoderne à l’occidentale avec ses immeubles tours, sa banlieue tentaculaire, son centre déserté suite à la cherté des logements, Jaffa étant devenu le Neuilly sur Seine israélien.

Vue aérienne de Tel Aviv aujourd'hui : une mégapole occidentale

Vue aérienne de Tel Aviv aujourd'hui : une mégapole occidentale

 

Une tribalité profonde

 

Mais la population de Tel Aviv est de loin différente de celle des villes du Sud d’Israël. La politique de Ben Gourion fut de fonder des « villes de développement » en vue de peupler le désert. Elles s’érigèrent au Nord du Néguev au fur et à mesure de l’immigration et contribuèrent ainsi à une séparation entre les Juifs d’origine diverses. Ainsi, ces nouvelles cités furent d’abord peuplées par les Juifs en provenance du Maghreb et d’Egypte. Ensuite, ce fut l’arrivée des Juifs venus des régions de l’ex-URSS. Enfin, les Falachas, ces Juifs éthiopiens aujourd’hui discriminés. Il n’y eut guère d’intégration de ces groupes dans la société israélienne du Nord. En outre, ils furent les plus exposés aux tirs de roquettes en provenance de Gaza.

 

Beersheva : la capitale du Neguev. Ici aussi, les immeubles tours, mais la population n'est pas la même.

Beersheva : la capitale du Neguev. Ici aussi, les immeubles tours, mais la population n'est pas la même.

 

En définitive qu’y a-t-il de commun entre ces gens et la bourgeoisie de Tel Aviv, en dehors des immeubles tours ?

 

« Ça ne fonctionne pas. C’est une société séparée en de nombreuses factions. Israël m’a permis de comprendre qu’il y a une grande différence entre la société tribale et la société républicaine. En Israël, la solidarité cache une tribalité profonde. Vis-à-vis des non-Juifs, mais aussi au sein des Juifs israéliens où chacun se réfère à « sa tribu ». Si on veut dresser une typologie de ces tribus ; on peut dire que la première différenciation se fait entre laïcs et religieux. Ensuite, il faut distinguer les Ashkénazes des Sépharades. C’est moins vrai pour les jeunes, mais ça reste très fort pour les générations de plus de quarante ans. (…)

 

Une famille de Juifs orthodoxes. Une démographie galopante !

Une famille de Juifs orthodoxes. Une démographie galopante !

 

Pour les autres tribus, il faut aussi faire la distinction entre la périphérie et le centre, c’est-à-dire entre Tel Aviv et la plupart des autres villes. Ajoutons enfin qu’au sein même de la tribu des religieux, on trouve d’innombrables strates. Les femmes qui se battent pour prier à haute voix au Mur des Lamentations n’ont rien à voir avec les colons religieux ou celles qui vivent à Bnei Brak, une ville ultra-orthodoxe à côté de Tel Aviv. » (Interview de la philosophe israélienne d’origine marocaine Eva Illouz parue dans l’ouvrage d’Aude Marcovitch, Op.cit.)

 

Ajoutons le clivage entre les colons et les Israéliens vivant à l’Ouest de la Ligne verte. Enfin, notons que la frange de population en Israël – Palestine à la démographie la plus féconde est celle des Juifs orthodoxes, plus féconde que celle des Palestiniens. C’est une donnée fondamentale dont il faudra tenir compte.

 

Les murs intérieurs

 

Le rêve d’un Israël uni sur la base du modèle d’un homme nouveau, robuste, moderne, combattant s’est fracassé sur tous ces murs intérieurs qui divisent cette société qui se construit chaque jour comme un lotissement qui s’étend et où chacun vit chez soi.

 

Eva Illouz, dans la même interview, distingue encore d’autres clivages, au sein même de l’Israël religieux. « C’est un monde qui se complexifie de plus en plus. Le monde religieux est d’abord divisé entre Ashkénazes et Sépharades. Il y a des institutions scolaires sépharades et des institutions ashkénazes. (…) Viennent ensuite des différences au sein même de chaque communauté religieuse. Dans le monde religieux ashkénazes, les ultra-orthodoxes sont eux-mêmes divisés entre Hassidiques et Lituaniens avec comme différence essentielle une divergence sur la place de l’étude et de la rationalité dans la croyance. »

 

Mais les laïques, eux, sont affaiblis. La colonisation, au départ d’Israël, est le fait de la gauche socialiste et laïque israélienne. L’idée de départ était de fonder via le mouvement des kibboutzim une nouvelle société, de créer le Juif nouveau. Mais, la victoire de 1967 imprégna de nationalisme ce mouvement auparavant animé par la volonté de transformation sociale.

 

Le kibboutz, microcosme d'une société socialiste, n'est plus ce qu'il était. Il est vrai qu'il n'a représenté que 2 % de la population israélienne, mais a servi de modèle et a marqué les frontières d'Israël dès 1948.

Le kibboutz, microcosme d'une société socialiste, n'est plus ce qu'il était. Il est vrai qu'il n'a représenté que 2 % de la population israélienne, mais a servi de modèle et a marqué les frontières d'Israël dès 1948.

 

Cela ouvrit la porte aux nationalistes religieux qui étaient très minoritaires qui firent désormais porter aux colons le châle de prière. La terre d’Israël était au centre du culte. C’est ainsi que naquit en 1974 Goush emounim, le bloc de la foi. Schlomo Sand analyse : « Alors même que ce mouvement était très minoritaire dans la société israélienne, aucun courant politique n’a réussi à prendre position contre sa rhétorique nationaliste, qui repose sur l’affirmation, ne souffrant aucune contestation, de la propriété du peuple d’Israël sur sa terre. »

 

Ici se trouve la pierre angulaire du conflit. La logique du sionisme veut que le peuple Juif se trouve chez lui partout sur la terre de ses ancêtres. Cela va à l’encontre de la logique diplomatique qui veut le respect de la souveraineté et du droit international.

 

Que le pouvoir soit de gauche ou de droite en Israël, il n’y a eu aucune opposition sérieuse à ce mouvement de colonisation animé par la foi religieuse. La religion est devenue en l’occurrence le plus puissant outil de la politique expansionniste d’une minorité en Israël.

 

Mais cette politique porte en elle les fondations du mur de séparation. Si, sous l’impulsion de Moshe Dayan, l’occupation s’est montrée relativement douce et paternaliste en employant des Palestiniens dans les installations israéliennes réparties en Israël et dans les « territoires », elle s’effondra en 1987 avec la première Intifada.

 

« L’Intifada populaire, doublé d’actes terroristes cruels, a déstabilisé les rapports de domination paisibles et, à cette occasion, le principe de l’Etat « ethno-démocratique » a repris le dessus : Israël a renvoyé les « envahisseurs » palestiniens dans leurs localités, en Cisjordanie et à Gaza, mettant fin à la symbiose économique pour se tourner vers le recours à une main d’œuvre à bon marché importée de l’Est asiatique. » (Schlomo Sand, Comment la Terre d’Israël fut inventée, Flammarion, Paris, 2012.)

 

En plus, la chute de l’URSS amena une immigration massive de Juifs en provenance de l’ex-empire soviétique qui fournirent également une main d’œuvre supplémentaire. Schlomo Sand ajoute : « Dans ce cas, Israël ne se montra pas regardant sur le fait que ces « mains » soient réellement juives ; le fait que l’immigration ait été d’un type humain « blanc » lui donnait entière satisfaction. » En effet, plusieurs voix israéliennes mettent en doute la judéité d’ Avigdor Lieberman, lui-même prétendument juif d’origine soviétique et ancien des affaires étrangères aux idées particulièrement « musclées »…

 

Avigdor Lieberman est-il vraiment juif ?

Avigdor Lieberman est-il vraiment juif ?

 

Israël, la Palestine et le reste du monde

 

On connaît la suite : Oslo en 1993, l’assassinat de Rabin en 1995, la visite de Sharon à l’esplanade des mosquées en 2000 qui déclencha la deuxième Intifada, dite Intifada Al Aqsa, la construction du mur de séparation, les acquis d’Oslo démantelé, les deux guerres contre Gaza…

 

Aujourd’hui, Israël reste le maître du jeu dans ce qu’il reste de la Palestine. Le Hamas est maître à Gaza, le Hamas création d’Israël présenté comme son pire ennemi, en définitive, sert sa politique expansionniste en affaiblissant le Fatah également rongé de l’intérieur par la corruption qui y règne.

 

Si on y réfléchit, Israël participe, comme principal allié de la région avec les USA, tout en n’adhérant à aucune coalition, à la stratégie américaine au Moyen Orient dont le but est de diviser le monde musulman. Netanyahu considère que l’Iran est le pire ennemi d’Israël et ainsi Israël aide les rebelles syriens dont nul n’ignore qu’ils sont proches, sinon membres de Daesh ou d’Al Qaeda qui – si on y réfléchit – ne gênent pas tellement Israël. Le Hezbollah libanais est considéré aussi comme un objectif à éliminer en priorité. Or, le Syrien Assad, le Hezbollah et l’Iran sont tous les trois chiites. Le Hamas, Daesh et Al Qaeda sont sunnites. Mais les tenants du « grand Moyen-Orient », essentiellement les néoconservateurs occidentaux, tiennent-ils les bonnes clés ? Rien n’est moins sûr.

 

Pour Michel Warschawski, c’est un mauvais calcul. L’empire américain est en déclin et bientôt d’autres puissances apparaîtront, comme la Russie, l’Inde, la Chine, le Brésil. Aussi, Israël devrait se retirer de cette partie.

 

Est-on esclave de sa race, de sa langue, de sa religion ?

 

Sans doute, mais en attendant, dans ce sinistre jeu d’échecs, la principale victime est le peuple palestinien et par voie de conséquence, aussi le peuple israélien, car depuis le foyer national juif de 1917, les destins des deux peuples sont intimement liés. Un Etat d’Israël fut fondé en 1948. Il existe et, malgré les discours de propagande, ne disparaîtra pas. Il n’y a pas d’Etat palestinien et il n’y en aura pas, parce qu’il ne peut exister dans les conditions actuelles. La Cisjordanie palestinienne est sous le joug des colonies. Il lui est impossible de se développer sur les plans social, économique et culturel. Gaza est encerclée et est régulièrement victime de sanglants et destructeurs assauts de Tsahal. Et, en dépit de la propagande, la Palestine est isolée dans le monde arabe.

 

Dans ces conditions, un Etat palestinien, même reconnu par de nombreux pays, est une fiction diplomatique. La fameuse solution à deux Etats est une chimère. Il reste donc celle à un Etat. Impossible, dit-on : la haine entre les deux peuples est trop forte. Israël ne renoncera jamais à son caractère intrinsèquement juif.

 

Posons la question : perd-on son caractère juif quand on vit avec l’Autre ? Ou bien, faut-il être seul pour préserver sa judéité ?

 

Ce sera difficile, c’est sans doute utopique aujourd’hui, mais à y réfléchir, c’est la seule solution. Ernest Renan disait lors d’une conférence intitulée Qu’est-ce qu’une nation ?

 

« L’homme n’est esclave ni de sa race, ni de sa langue, ni de sa religion, ni du cours des fleuves, ni de la direction des chaînes de montagne. Une grande agrégation d’hommes, saine d’esprit et chaude de cœur, crée une conscience morale qui s’appelle une nation. Tant que cette conscience morale prouve sa force par les sacrifices qu’exige l’abdication des individus au profit d’une communauté, elle est légitime, elle a le droit d’exister. Si des doutes s’élèvent sur ses frontières, consultez les populations disputées. Elles ont bien le droit d’avoir un avis sur la question. Voilà qui fera sourire les transcendants de la politique, ces infaillibles qui passent leur vie à se tromper et qui, du haut de leurs principes supérieurs, prennent pitié de notre terre à terre. (…) Attendons, Messieurs ; laissons passer le règne des transcendants : sachons subir le dédain des forts. Peut-être, (…), reviendra-t-on à nos modestes solutions empiriques. Le moyen d’avoir raison dans l’avenir est, à certaines heures, de savoir se résigner à être démodé. »

 

Le Soleil se couchera-t-il toujours derrière un mur à Bethléem ?

Le Soleil se couchera-t-il toujours derrière un mur à Bethléem ?

 

Sans doute, conviendra-t-il de remettre Renan à la mode pour réfléchir à la construction d’une nation regroupant Juifs, Arabes, Druzes, et tant d’autres qui peuplent cette région du monde tant controversée et par trop chargée d’histoire.

 

Ainsi, peut-être, les murs tomberont et ne seront plus qu’un sinistre souvenir.

 

 

Pierre Verhas

Partager cet article

Repost 0
Published by pierre verhas
commenter cet article

commentaires