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  • : Le blog de pierre verhas
  • : Blog consacré à l'actualité dans les domaines de la politique et de l'astronomie, vus au sens large. Ce blog n'est pas neutre : il se positionne à gauche, de philosophie laïque et donnant la primauté à l'expérience sur la spéculation. Ce blog est ouvert au débat, à l'exception des invectives, des attaques personnelles et des insultes qui seront systématiquement rejetées afin de permettre à chacun(e) de débattre en toute liberté et dans la sérénité qui n'exclut en rien la passion.
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6 janvier 2016 3 06 /01 /janvier /2016 17:49

 

Voulez-vous savoir comment est produit votre smartphone, votre Ipad, votre Iphone, votre PC, votre Play Station ?

 

En définitive, si ces appareils que tout le monde possède, exhibe et qui envahissent notre vie quotidienne, sont très bon marché, il doit y avoir une raison.

 

La plupart d’entre eux sont fabriqués à Shenzen par l’entreprise transnationale Foxconn.

 

La ville de Shenzhen au Sud de la Chine, non loin de Hong Kong est un ancien village de pêcheurs devenu une immense métropole, grâce à l’adhésion de la Chine au système économique capitaliste, sous le fameux mot d’ordre de Deng Xiao Ping « Enrichissez-vous ! ».

 

 

La mégalopole de Shenzen pure réalisation du capitalisme communiste chinois abrite la grande usine de l'entreprise transnationale Foxconn

La mégalopole de Shenzen pure réalisation du capitalisme communiste chinois abrite la grande usine de l'entreprise transnationale Foxconn

 

Cette mégalopole surgie de terre qui fut déclarée zone franche, ou paradis fiscal, si vous voulez, a été en 1980 la première zone économique spéciale ouverte aux investissements étrangers ou chinois à l’étranger. Foxconn s’y est installée dès 1988 bénéficiant des avantages fiscaux, de l’eau à bon marché et de normes environnementales minima, voire inexistantes. Il y a peu, des habitants de Shenzen furent victimes d’un glissement de terrain suite à l’effondrement d’une montagne de déchets provenant des usines Foxconn.

 

Foxconn Technology, anciennement Hon Hai Precision Industry Company Ltd., est un groupe industriel taïwanais spécialisé dans la fabrication de produits électroniques, principalement implanté en République populaire de Chine.

 

Terry Gou sans doute un des plus puissants tyran.

 

Cette entreprise a été fondée par le Taïwanais Terry Gou qui est né en 1950 à Taiwan d’une famille de Chinois ayant fui le régime maoïste.

 

 

Terry Gou le milliardaire taiwanais fondateur de Foxconn

Terry Gou le milliardaire taiwanais fondateur de Foxconn

 

Autodidacte, en 1974 , il fonde l'usine de plasturgie Foxconn avec dix employés dans la banlieue de Taipei à Taiwan sous le nom de Hon Hai avec 7500 dollars de capital de départ prêté par sa mère. Il fabrique en sous-traitance des pièces en plastique pour des téléviseurs, puis de la connectique et des circuits imprimés et commence à prendre de l'importance en 1980 en participant à la fabrication d'une des premières consoles de jeux vidéo au monde, l'Atari 2600 d'Atari, son premier gros client mondial.

 

Au début des années 1980 il est un des pionniers du miracle taïwanais et de la mondialisation économique en parcourant personnellement les États-Unis pour proposer avec succès les premières offres commerciales d'exploitation de la main-d'œuvre taïwanaise à très bas prix, imbattable et très offensive en sous-traitance. Il avait compris bien avant d’autres les avantages du dumping social !

 

Il travaille alors pour les marques IBM, Lenovo, Hewlett-Packard, Dell, Acer, Apple, Asus, Intel, Motorola, Cisco, Microsoft, Nintendo, Sony, LG Group, Samsung, Nokia, HTC, etc.

 

En 1988 à la suite de la flambée de ses commandes, des coûts de main d'œuvre à Taïwan, et du développement de l'économie socialiste de marché de la Chine – autrement dit le capitalisme totalitaire – Gou fonde une usine forteresse de 22 km² à Shenzhen où le prix de la main d'œuvre est un des plus bas au monde.

 

En 1991, il finance son gigantesque développement mondial par un apport de 43 milliards de dollars issus de la mise en bourse de Foxconn.

 

En 2011, le groupe continue son développement en installant de nouvelles usines vers les provinces les moins développées de Chine, d'Asie et du monde. Foxconn est le fabricant N°1 de matériel électronique multimarques dans le monde, premier employeur en Chine, plus important chiffre d'affaires à l'exportation de Chine, avec plus de 100 milliards de dollars de chiffre d’affaires annuel et 2,64 milliards de dollars de bénéfice net en 2011.

 

Comme quoi le quasi état de guerre entre la Chine et Taïwan n’a aucune signification au regard des intérêts économiques de Foxconn et de l’oligarchie chinoise.

 

Actuellement, Foxconn Technology est la firme réalisant le plus important chiffre d'affaires à l'exportation en Chine continentale. Elle est aussi la deuxième société pour le chiffre d'affaires à l'exportation en République tchèque et est classée dans les dix premières à Taïwan, Hong Kong et en Inde.

 

Cette société s’est aussi fondée sur le constant afflux de populations en provenance des zones rurales suite au dépeuplement programmé par le gouvernement de la République populaire de Chine. C’est ainsi que Foxconn a mis au point un véritable système d’esclavage.

 

La machine est ton maître.

 

Ce système est dépeint dans un excellent petit livre intitulé La machine est ton seigneur et ton maître, signé par Yang, Jenny, Chan et Xu Lizhi.

 

Les travailleurs appelés aussi iSlaves sont happés par l’entreprise grâce à une propagande agressive et mensongère qui leur vante une brillante carrière. Aussitôt qu’ils franchissent les portes des ateliers, leurs illusions disparaissent. Ils s’aperçoivent instantanément que le paradis promis est en réalité un enfer dont il est difficile de s’échapper.

 

 

Calicot de propagande de Foxconn dans un village chinois pour appâter de la main d'oeuvre à laquelle on vante un paradis qui est en réalité un enfer.

Calicot de propagande de Foxconn dans un village chinois pour appâter de la main d'oeuvre à laquelle on vante un paradis qui est en réalité un enfer.

 

Les travailleurs sont immédiatement soumis à une discipline de fer. Les journées de travail sont particulièrement longues. Les heures supplémentaires sont quasi obligatoires. Les ouvriers – essentiellement des femmes – sont disposés dans un atelier les uns à côté des autres sur de longues tables appelées « lignes de production ». Chaque ouvrier ou ouvrière sur une ligne de production est responsable devant un chef de ligne qui, lui-même, est responsable devant le chef de production qui répond au chef d’atelier.

 

Croissance, ton nom est souffrance !

 

Chaque journée commence par une assemblée des travailleurs – temps non payé – avant le travail où les chefs leur exposent les résultats des contrôles de qualité et des quotas de production. L’assemblée commence par l’appel de tous les ouvriers. Les chefs les obligent ensuite à répondre à la question : How are you ? à laquelle toutes et tous sont tenus de répondre en chœur : Good, very good, very very good ! , puis les chefs expliquent les tâches du jour et enfin ils énoncent les reproches sur le travail de la veille. Les mots d’ordre ressemblent à une formule orwellienne et ce n’est sans doute pas fortuit :

 

« - Croissance, ton nom est souffrance.

 

 - Un environnement dur est une bonne chose.

 

 - Exécuter c’est avoir intégré rapidité, exactitude et précision. »

 

Le travailleur est devenu la prolongation de la machine.

 

Le modèle de production à Foxconn ressemble à du taylorisme classique. Mais le travail de l’ouvrier sur les machines est simplifié au maximum. Il n’a besoin d’aucune connaissance technique. Le travail ne nécessite aucune capacité de réflexion par soi-même. Il se compose de gestes simples répétés à l’infini. Le travailleur est au service des machines qui absorbent les matières premières et qui, après les avoir ingérées, crachent les produits finis auxquels il doit ajouter un élément ou un accessoire. Ainsi, l’ouvrier n’assure plus de fonction importante dans la production. Il est devenu la prolongation de la machine. Il lui est interdit de penser. Ce travail lui enlève toute capacité d’innovation, d’accomplissement ou d’initiative.

 

 

L'atelier de Foxconn où l'on fabrique les Iphones.

L'atelier de Foxconn où l'on fabrique les Iphones.

 

Foxconn applique ce qu’on appelle la politique des « 8S ». « La politique des 8S de Foxconn s’inspire de la technique de management japonais dite des « 5S » conçue pour améliorer l’efficacité et la performance organisationnelle : « trie [seiri], range [seiton], nettoie [seiso], standardise les trois premières procédures [seiketsu], continue à trier, ranger, nettoyer, standardiser », etc. A ces règles s’ajoutent dans le système sino-taïwanais, la protection, l’économie et la sécurité. »

 

Le travailleur est donc totalement soumis à ces règles qu’il est tenu de respecter de manière absolue. Des milliers d’agents de sécurité parcourent l’immense complexe et font des rondes dans chaque unité de fabrication et dans chaque dortoir. À la pause de midi, très courte, l’ouvrier(e) se rend à la cantine et avale son repas en toute vitesse pour retourner aussitôt à son poste de travail. Bon nombre de travailleurs sautent le repas pour pouvoir faire des heures supplémentaires. Bien entendu, le silence absolu est de rigueur. Même pendant la pause déjeuner, parler n’est pas de coutume. Aussi, toute relation sociale ou amicale est impossible.

 

Normal : cela pourrait générer des solidarités qui constitueraient un danger pour le système.

 

 

Même la pause déjeuner ne permet pas aux travailleurs de nouer des relations.

Même la pause déjeuner ne permet pas aux travailleurs de nouer des relations.

 

À la fin de la journée, il arrive que les ouvriers soient tenus de rester sur place.

 

« Cela arrive à chaque fois qu’un salarié est puni. Une fille est obligée de rester debout devant tout le monde et de lire une autocritique. Il faut qu’elle parle suffisamment fort. Le responsable de ligne peut demander à un ouvrier tout au fond de l’atelier s’il entend bien quelle faute elle a commise. » Bien entendu, l’ouvrière humiliée, ayant le sentiment d’avoir perdu la face, s’effondre en larmes.

 

Et le chef de ligne hurle : « Si un employé perd ne serait-ce qu’une minute sur la cadence, combien de temps fait-il perdre à cent personnes ? »

 

Il y a vraiment bien des points communs entre les pratiques les plus abominables du maoïsme et celles du capitalisme absolu !

 

Enfin, il y a alternance de travail de jour et de travail de nuit. Ainsi, le travailleur ne parvient pas à trouver un rythme normal de vie. Cela empêche également toute vie sociale, parce que ce système à horaires décalés interdisait de facto de nouer des liens avec ses voisin(e)s de dortoirs. En plus, chaque travailleur est tenu de changer régulièrement de chambre. Même la nuit et dans le peu d’intimité dont il dispose, le travailleur est soumis aux diktats de Foxconn !

 

 

Même dans les dortoirs de Foxconn, il est impossible de nouer la moindre relation...

Même dans les dortoirs de Foxconn, il est impossible de nouer la moindre relation...

 

Le travailleur touche sa paie à la fin du mois. Le salaire de base mensuel est d’environ 1.400 Yuans, soit 175 Euros. À ce moment, il est tenu de se rendre à un guichet où il reçoit une carte de débit. Ensuite, il doit aller à un autre guichet pour recevoir son salaire en espèces. Cependant, beaucoup d’entre eux n’ont pas été embauchés initialement dans l’atelier qui les occupe. Aussi, doivent-ils se rendre au lieu de leur engagement pour disposer de leur argent. Cela nécessite dans certains cas de fastidieuses recherches et une longue route, car le site est immense et plusieurs ateliers se trouvent dans des localités aux environs de Shenzen. Il arrive que certains travailleurs n’arrivent pas à toucher leur paie.

 

En définitive, si Foxconn accumule les capitaux, ses travailleurs accumulent les désarrois.

 

Un système militaire qui mène au suicide

 

Comment fonctionne l’entreprise Foxconn ? Il s’agit d’un système de travail militarisé basé sur une hiérarchie bien définie et sur l’obéissance absolue.

 

« Le système de management de Terry Gou fondé sur son expérience à l’armée, repose sur une obéissance absolue du sommet à la base de ce qui forme une chaîne de commandement. (…) Chez Foxconn, treize niveaux de management forment une pyramide traversée par des lignes hiérarchiques claires. Les dirigeants seniors définissent la stratégie du groupe et les objectifs de profits annuels ; le management intermédiaire planifie la mise en œuvre et distribue les responsabilités tandis qu’à l’atelier les opérateurs de production travaillent sous la supervision constante de plusieurs niveaux de managers : responsables de lignes adjoints, responsables de ligne, chefs d’équipe, superviseur, etc. »

 

Il y a cependant des rébellions. Ainsi, il arrive qu’un travailleur pousse sur le bouton d’arrêt d’urgence de la machine et aussitôt sur le bouton de mise en marche. Bien entendu, la machine tombe en panne. Ainsi, pourra-t-il se reposer le temps que les techniciens réparent l’appareil. Un autre jette des pièces en parfait état en les faisant passer pour défectueuses. Il y a plein d’autres astuces de ce genre difficilement détectables par les chefs de ligne.

 

Mais la manifestation la plus fréquente de révolte est le suicide des ouvrières et des ouvriers. Le travailleur à bout se donne la mort en se jetant d’une des fenêtres de son atelier qui se situent aux étages. Ce phénomène tragique a pris de l’ampleur au point que la presse et les autorités chinoises s’en sont émues.

 

La promesse de « non-suicide »

 

Terry Gou a admis que cela posait question et a promis de prendre des mesures pour résoudre les problèmes « psychologiques » des travailleurs. Voici ce qu’il a déclaré en 2010 : « A Taiwan, si un ouvrier se suicide à cause de problèmes émotionnels, son employeur ne sera pas tenu pour responsable alors qu’en Chine nous nous faisons taper sur les doigts à partir du moment où ils habitent et dorment dans nos dortoirs. » Le seul souci du « n° 1 » de Foxconn était l’impact de cette vague de suicides sur l’image de l’entreprise !

 

Evidemment, rien n’a été modifié dans la structure de Foxconn et au niveau de l’organisation du travail. La DRH a même tenté de faire signer au travailleur une déclaration qui consiste à dégager au préalable Foxconn de ses responsabilités aussi bien pénales que civiles en cas de suicide, tout en empêchant tout recours de la part de la famille. Cette « promesse de non-suicide » a provoqué un tollé dans la société civile et bon nombre de travailleurs ont refusé de la signer. Aussi, ce projet a été abandonné. Et ce mois-là – mai 2010 – connaît un record de suicides : sept dont six décès.

 

La seule réponse trouvée par Foxconn fut de souder les fenêtres et d’installer des filets « anti-suicides » le long des immeubles, aux étages des ateliers…

 

 

Les filets "anti-suicides" disposés en dessous des fenêtres ateliers de Foxconn

Les filets "anti-suicides" disposés en dessous des fenêtres ateliers de Foxconn

 

« Dans les deux principaux complexes industriels Foxconn de Longhua [Longhua rassemble plus de 350.000 ouvriers sur un espace de 3 km2] et de Guanlan où plus de 500.000 ouvriers vivent dans une environnement totalisant et surpeuplé, ainsi que dans toutes les usines du pays, des filets anti-suicides sont installés. (…) Les dortoirs des usines abritent un nombre immense de travailleurs migrants privés du soutien de leurs réseaux familiaux et de la vie communale. »

Hypermarché de Foxconn à Longhua. Le travailleur vit par et pour l'entreprise.

Hypermarché de Foxconn à Longhua. Le travailleur vit par et pour l'entreprise.

 

 

Ainsi, les mesures anti-suicides ont accru le sentiment d’enfermement et d’étouffement des travailleurs. Finalement, le suicide restait leur seule et ultime liberté !

 

Quant aux syndicats, malgré la politique du gouvernement chinois qui encourageait la constitution d’organisations syndicales dans les usines à capitaux étrangers, Foxconn a longtemps résisté, et puis, face aux pressions, a fondé un syndicat dans l’usine de Longhua. Terry Gou a placé à sa tête son assistante personnelle, Cheng Peng !

 

Certains espoirs, fort ténus cependant, sont permis : l’expansion de Foxconn l’oblige à ouvrir de nouvelles usines et les travailleurs qui y sont employés viennent des localités proches. Ils ont donc conservé les liens sociaux et familiaux et une résistance peut ainsi s’organiser. Mais ce sera à long terme et on verra si le rapport de forces sera suffisant.

 

En plus de l’épouvantable condition ouvrière chez Foxconn, on peut se demander si son « exemple » ne finira pas par inspirer l’organisation du travail ailleurs. Tout est bon dans le néolibéralisme ambiant pour étouffer toute velléité de résistance de la part des travailleurs.

 

Vers un être sous-humain ?

 

Etant donné le rapport de forces chez Foxconn, la traditionnelle politique de la carotte et du bâton a été remplacée par celle du bâton. Le travailleur n’a aucun espoir de promotion, aucune prime. La perfection telle que définie par Foxconn est considérée comme la normalité. Mais, il lui est interdit de réfléchir, de proposer, d’innover.

 

Les pratiques du management sont basées sur la punition et l’humiliation. D’ailleurs, la pression est mise à chaque niveau de la hiérarchie. Les ouvriers sont sous la pression des chefs de lignes qui sont tenus d’atteindre les objectifs de production exigés et qui sont responsables auprès des chefs de production, eux-mêmes devant rendre compte au chef d’atelier et ainsi de suite.

 

C’est ainsi que progressivement, l’humain devient un robot.

 

La vie d’un employé est atomisée. Il n’est qu’un individu devant s’identifier à l’entreprise : « Famille unie au cœur plein d’amour ». En réalité, il vit dans une profonde solitude au sein de la multitude. Il lui est impossible de nouer des relations sociales signifiantes.

 

En y réfléchissant bien, cela correspond à l’idéal de la pensée néolibérale qui voit la société comme un conglomérat d’individus animés par ses seuls intérêts matériels.

 

Et Terry Gou s'oriente dans cette voie. A une conférence de presse qui eut lieu à Taipeh en 2013, il exprima sa volonté de se débarrasser de ses travailleurs humains et de les remplacer par des robots qu'il appelle les « foxbots » et déclara qu'il était las de gérer « un million d'animaux » !

 

Cependant, cela n'est pas aussi facile, car aucun robot n'a encore la souplesse et la finesse de geste des mains humaines qui font la richesse de Foxconn.

 

Prenons garde à ce que Foxconn ne se transforme avec ses iSlaves en un laboratoire où l'être humain sous-humanisé ne soit dominé par des robots créant ainsi des être sous-humains dans le seul but de produire au plus grand profit de Terry Gou et de ses congénères.

 

Pierre Verhas

 

Yang, Jenny Chan, Xu Lizhi, La machine est ton seigneur et maître, Editions Agone, Marseille, 2015, 110 pp., ISBN 978-2-7489-0238-9

 

Question subsidiaire :

 

Vous êtes sans nul doute un chaud partisan du commerce équitable. Vous n’achetez donc pas des produits manufacturés par des esclaves. Aussi, vous ne continuerez certainement pas, après avoir lu ceci, à acheter des Iphones, Ipad, PC, Play Stations, smartphones Samsung et autres PC fabriqués par les iSlaves de Foxconn. N’est-ce pas ?

 

 

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Published by pierre verhas
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commentaires

AYMEN ETTAYEB 11/03/2016 16:39

C’est purement le système du hunger game
Arrêter de consommer les produits de ce Foxconn n'est pas une solution rationnelle et efficace parce que toutes les secteurs sont liées et utilisent ces produits, donc jeter toutes ces produits c'est paralyser tous et faire chuter tous, de plus c'est irréel.
La bonne question est : est ce que le problème est au niveau de ces produits, ou bien à ce système d'esclavage et M.Terry Gou et ses exemplaires ?
A mon avis, la solution rationnelle est de faire changer la manière de production, donc il faut faire tomber ce système d'esclavage par la révolte des travailleurs + éliminer M.Terry Gou et tous ces clones et installer des nouvelles règles de vie

AYMEN ETTAYEB 11/03/2016 17:49

Actuellement personne, mais il y a des modèles à inspirer tel que le modèle de Hugo Chavez et Evo Morales, la cumule et la propagation de ces modèles va déstabiliser ce système de hunger game.
Mais toujours Le premier pas est la conscience et la fois, ensuite des leaders braves honnêtes et méthodiques, des groupements qui ont leur autosuffisance et qui n’utilisent pas le dollar.
Il n’y pas de croissance vers l’infini jusqu’à l’explosion, le ventre de ce système va arriver à un stade où elle devienne incapable de continuer à avaler et à fabriquer de l’argents.
Donc la solution est faire un nouveau cycle : démolir puis bâtir…c.à.d. faire la guerre
Et c’est à nous de gagner la guerre et installer nos règles par la suite

Pierre Verhas 11/03/2016 17:09

Vous avez raison. Mais qui va avoir le rapport de force suffisant pour éliminer l'esclavage ? Là est la question.

lombet 12/01/2016 17:48

C'est avec un vif intérêt que j'ai lu cet article. J'attends le prochain avec impatience .
Bonne soirée.

Gensane 07/01/2016 11:09

On le sait tout cela, mais une bonne piqûre de rappel de temps en temps ne peut pas faire de mal.

seraphine 06/01/2016 20:49

Lorsque l'on à commencé à faire ami-ami avec les chinois, sous Chirac, on l'a fait en connaissance de cause. On savait qu'en Chine, les droits de l'homme y étaient bafoués et que la main d'oeuvre dans leurs usines étaient proche du statut d'esclave.
On a signé des accords commerciaux avec la Chine à l'époque et à partir de là, il en a été fini d'une grande partie de notre industrie et de nos exportations.
Actuellement, ce n'est pas avec son petit salaire que le citoyen lambda pourrait se payer le moindre bien made in France et nous voilà obligés de consommer chinois.
Il ne sert à rien de culpabiliser les simples citoyens que nous sommes, il faut demander des comptes aux responsables économistes et politiques qui ont accepté le libre échange et mis nos états en faillites.

Pierre Verhas 06/01/2016 21:00

Il ne s'agit pas de culpabiliser, mais de bien mesurer ce qu'on fait. On prône le commerce équitable pour des produits de consommation courante, mais on se tait pour des appareils électroniques. Quant au libre échange, d'accord avec vous. Mais je pose la question : qui est prêt au nom de l'éthique à se débarrasser de son "beau" smartphone ou de sa tablette ?