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  • : Le blog de pierre verhas
  • : Blog consacré à l'actualité dans les domaines de la politique et de l'astronomie, vus au sens large. Ce blog n'est pas neutre : il se positionne à gauche, de philosophie laïque et donnant la primauté à l'expérience sur la spéculation. Ce blog est ouvert au débat, à l'exception des invectives, des attaques personnelles et des insultes qui seront systématiquement rejetées afin de permettre à chacun(e) de débattre en toute liberté et dans la sérénité qui n'exclut en rien la passion.
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30 mai 2016 1 30 /05 /mai /2016 21:00

 

 

« Si c’est Hillary, c’est la guerre ! » aurait dit Vladimir Poutine. Il n’a pas tort. Le profil de la candidate démocrate, épouse de l’ancien président William Clinton et ancienne secrétaire d’Etat sous le premier mandat du président Obama, est de plus en plus inquiétant.

 

Tout est d’ailleurs inquiétant chez la favorite de l’establishment. Ses propos va-t-en-guerre, les casseroles qu’elle traîne derrière elle, la désinformation largement diffusée par les grands médias manifestement « aux ordres » et même les évidentes tricheries lors de la campagne des primaires qui n’est pas tout à fait terminée.

 

Même dans son camp, les démocrates, la méfiance s’installe. Beaucoup et non des moindres disent : « Sanders, sinon rien ! » Ce qui donne une chance à son challenger républicain, l’ineffable Donald Trump.

 

 

Hillary Clinton en campagne : arrogance, vulgarité et bellicisme

Hillary Clinton en campagne : arrogance, vulgarité et bellicisme

 

 

En tout cas, l’ancienne « First lady » s’est vu affublée du surnom de Killiary, contraction de « Kill » (tuer) et « liar » (menteuse) tellement son discours est peu sincère, et tellement son comportement à la fois violent et vulgaire déplaît profondément.

 

 

La candidate de l’establishment

 

 

La journaliste Shaun King, chef de la rubrique Justice au New York Daily News, a écrit que Clinton ne peut s’en prendre qu’à elle-même pour ses faiblesses.

 

« Hillary Clinton a bénéficié de tous les avantages qu’un politicien pouvait avoir dans cette course présidentielle. Son mari a fait de multiples campagnes pour la nomination démocrate et a été président durant deux mandats. Elle a déjà concouru dans les primaires, il y a huit ans, et établi un réseau sur le terrain dans les 50 États. Elle s’est outrageusement enrichie depuis que Bill et elle-même ont quitté la Maison Blanche. »

 

Il n’empêche qu’elle a bénéficié dès le départ du soutien sans faille du DNC (Democratic National Commitee), la direction du parti démocrate au détriment de son challenger Bernie Sanders qui réussit malgré tout à la déstabiliser.

 

Sanders parvient à faire passer son message alors qu’il est minoritaire dans son parti et dans son pays, alors qu’il s’affirme haut et clair socialiste là où ce mot est maudit. Il y a sans doute une explication à cela.

 

Dans un récent essai sur The News Hub, Calvin Wolf montre que le message de conformisme du DNC est dommageable pour les États-Unis.

 

« Comment les jeunes sont-ils censés avoir de grands rêves ? Comment sont-ils censés se battre pour ce qui est juste? La campagne de Clinton et ses soutiens ont envoyé un message brutal et froid à la jeunesse d’aujourd’hui : Restez à votre place ! En tant que professeur de lycée et père, cela me fait vomir. C’est une gifle pour tous ceux qui n’ont jamais lutté contre l’adversité. »

 

 

Bernie Sanders et Hillary Clinton lors d'un débat. Sanders s'avère être un recours sérieux et le candidat qui incarne un réel espoir de changement, même s'il a peu de chances de l'emporter.

Bernie Sanders et Hillary Clinton lors d'un débat. Sanders s'avère être un recours sérieux et le candidat qui incarne un réel espoir de changement, même s'il a peu de chances de l'emporter.

 

 

Ainsi, comme partout dans le monde occidental, c’est le rejet des « élites » et de l’establishment. En Europe, cela profite à l’extrême-droite comme on l’a encore vu récemment en Autriche, aux USA, c’est au contraire un leader de la gauche radicale qui incarne un message d’espoir. Quelle leçon !

 

 

Le danger Killiary

 

 

Mais, il y a un autre aspect – et c’est le plus dangereux – c’est le soutien évident des néoconservateurs à Hillary Clinton.

 

Comme secrétaire d’Etat, elle a poussé à l’intervention américaine en Libye alors que Barack Obama était assez réticent et voulait se limiter à la résolution de l’ONU qui préconisait de protéger les populations de Benghazi et non de renverser le régime de Khadafi.

 

Madame Clinton s’est ralliée totalement à la doctrine des néoconservateurs de faire des guerres « préventives » aux pays qui pourraient remettre en cause l’hégémonie étatsunienne dans le monde, la Russie étant le principal « ennemi ».

 

Dans une apparition dans l’émission Morning Joe sur la chaîne MSNBC, en 2014, Dan Senor, un agent néoconservateur ancien conseiller en politique étrangère du candidat républicain désigné en 2012, le très réactionnaire Mitt Romney, a déclaré, « Hillary est plus belliciste que n’importe lequel d’entre nous ! »

 

« Hillary est la néocon des néocons », a ajouté l’animateur Joe Scarborough. « Il sera fascinant de voir si elle décide de se présenter et si elle obtient la nomination. Elle sera plus belliciste, plus une néocon, que ne le sera probablement le candidat républicain désigné. Je veux dire qu’il n’y a quasiment eu aucun engagement militaire que Hillary n’a pas soutenu au cours des vingt dernières années ».

 

Diana Johnstone, l’auteur de la « Reine du chaos », premier ouvrage critique d’Hillary Clinton, démontre dans une interview :

 

« Avec son amie Madeleine Albright, l’agressive ministre des Affaires étrangères de l’époque, Hillary poussait son mari Bill Clinton à bombarder la Yougoslavie en 1999. Cette guerre pour arracher le Kosovo à la Serbie fut le début des guerres supposées « humanitaires » visant à changer des régimes qui ne plaisent pas à Washington. Depuis, Hillary s’est fait la championne des « changements de régime », notamment en Libye et en Syrie.

 

Dans mon livre, La Reine du Chaos, je souligne l’alliance perverse entre le complexe militaro-industriel américain et certaines femmes ambitieuses qui veulent montrer qu’elles peuvent faire tout ce que font les hommes, notamment la guerre. Un intérêt mutuel a réuni les militaristes qui veulent la guerre et des femmes qui veulent briser les plafonds de verre. Si les militaristes ont besoin de femmes pour rendre la guerre attrayante, certaines femmes très ambitieuses ont besoin de la guerre pour faire avancer leur carrière. Les personnalités les plus visiblement agressives et va-t’en guerre de l’administration Obama sont d’ailleurs des femmes: Hillary, Susan Rice, Samantha Power, Victoria Nuland… C’est un signal au monde: pas de tendresse de ce côté-ci ! »

 

 

 

Diana Johnstone est la première à avoir décortiqué le système Hillary Clinton.

Diana Johnstone est la première à avoir décortiqué le système Hillary Clinton.

 

 

 

Cependant, Hillary n’est pas animée que par cette idéologie sanguinaire qui sévit au Moyen-Orient et qui déstabilise l’Europe, elle est en cheville avec le complexe militaro-industriel américain.

 

 

La catastrophe libyenne

 

 

La journaliste indépendante, Rania Khalek, qui écrit entre autres dans l’hebdomadaire de gauche new-yorkais The Nation note ceci :

 

« Lorsqu’elle servait en tant que secrétaire d’État, elle a donné son feu vert à d’énormes contrats d’armements avec des tyrans soutenus par les EU, renforçant ainsi de façon spectaculaire les prouesses militaires de despotes qui se trouvent faire partie des plus généreux donateurs de la Fondation Clinton.

 

Dans une démonstration stupéfiante de son échec à avoir retenu les leçons les plus fondamentales de la guerre d’Irak, Clinton a été le fer de lance du renversement par l’administration Obama du dictateur libyen Mouammar Kadhafi, en se fondant sur des renseignements erronés.

 

Après le lynchage public particulièrement macabre de Kadhafi par des rebelles libyens soutenus par les États-Unis, en 2011, Clinton pouvait à peine cacher son excitation, en déclarant à CBS News avec une joie malicieuse, « Nous sommes venus, nous avons vu, il est mort » [« We came, we saw, he died »].[NDLR Il y en a qui se prennent pour Napoléon, « Killiary » se prend pour Jules César…]

 

Comme l’on pouvait s’y attendre, la Libye est devenue un havre livré à l’anarchie pour les groupes extrémistes de toute la région, y compris celui que l’on appelle Etat Islamique ou Daech.

 

Cette semaine, Obama a dit que l’échec à préparer la suite après le renversement de Kadhafi était la « pire faute » de sa présidence. En tant que secrétaire d’État et chef de file de l’intervention, cette préparation aurait sûrement dû être la principale responsabilité de Clinton. »

 

 

 

Rania Khalek, une journaliste indépendante qui n'a pas froid aux yeux.

Rania Khalek, une journaliste indépendante qui n'a pas froid aux yeux.

 

 

 

On connaît les conséquences catastrophiques du renversement de Khadafi dont la responsabilité revient avant tout à Sarkozy et à Hillary …

 

 

Et les horreurs au Honduras

 

 

La très belliciste secrétaire d’Etat ne s’est pas contentée de la seule Libye. Rania Khalek précise :

 

« Marchant dans les pas de son mentor, l’ancien Secrétaire d’État Henry Kissinger, Clinton a soutenu et légitimé le coup militaire de droite au Honduras qui a chassé le Président démocratiquement élu Manuel Zelaya en 2009, plongeant le Honduras dans une violence record qui a poussé des milliers d’enfants à s’enfuir pour sauver leur peau.

 

Ensuite, en 2014, Clinton s’est dressée en faveur de la déportation de dizaines de milliers d’enfants réfugiés non-accompagnés d’Amérique Centrale qui cherchaient asile aux EU, afin d’« envoyer un message » a leurs parents que « ce n’est pas parce que votre enfant est arrivé de l’autre côté de la frontière que cela signifie qu’il doit rester ici ».

 

Près d’un tiers de ces enfants avaient fui les violences qui avaient suivi au Honduras.

 

Clinton a réitéré son soutien à leur déportation pas plus tard qu’en août dernier.

 

Berta Caceres, militante pour les droits des Indiens et écologiste, a critiqué le rôle joué par Clinton dans ce coup d’État, avant son assassinat, le 3 mars dernier, par un escadron de la mort hondurien.

 

L’équipe de campagne de Clinton a nié que sa candidate portait quelque responsabilité que ce soit pour cette violence, en disant que son rôle au Honduras avait été de la « diplomatie active ». Cette semaine, Clinton a de nouveau soutenu le renversement de Zelaya.

 

Malgré la traînée de sang qu’elle a laissé derrière elle, Clinton continue de croire en la vertu des changements de régimes soutenus par les Etats-Unis. »

 

De « la Reine du Chaos », Diana Johnstone explique dans une interview :

 

« En un mot, la Libye. Hillary Clinton était si fière de son rôle majeur dans le déclenchement de la guerre contre la Libye qu’elle et ses conseillers avaient initialement prévu de l’utiliser comme base d’une « doctrine Clinton », ce qui signifie une stratégie de changement de régime façon « smart power » , comme un slogan de la campagne présidentielle.

 

La catastrophe libyenne m’a effectivement inspiré d’écrire ce livre, ainsi que le danger croissant d’une guerre avec la Russie.

 

La guerre engendre le chaos, et Hillary Clinton a été un défenseur avide de toutes les guerres d’agression des Etats-Unis au cours du dernier quart de siècle. Ces guerres ont dévasté des pays entiers et provoqué une crise de réfugiés ingérable. La seule chose qu’a produit « l’expérience en politique étrangère » tant vantée d’Hillary est le chaos. »

 

 

Hillary et Israël

 

 

En outre, Hillary Clinton s’est totalement inscrite dans une politique de soutien inconditionnel et sans faille au gouvernement de droite israélien.

 

Diana Johnstone ajoute :

 

« Si vous pensez que la politique américaine ne pouvait pas être plus pro-israélienne que ce qu’elle est, attendez de voir Hillary à la Maison Blanche. Depuis que Haim Sabam a promis de dépenser « autant que nécessaire » pour la faire élire, Hillary Clinton a promis d’inviter Netanyahu à la Maison Blanche dès son premier mois de mandat, et de profiter de l’occasion pour « réaffirmer les liens indestructibles d’amitié et d’unité » entre l’Amérique et Israël, et de tout faire pour détruire le mouvement Boycott-Désinvestissement-Sanctions (BDS). Elle continue de faire écho aux dénonciations israéliennes de l’Iran comme un « État terroriste » dangereux. Auparavant, elle a assimilé la critique de la politique israélienne à « l’antisémitisme » et a blâmé la population de Gaza pour les agressions israéliennes sur leur territoire misérable.

 

Les présidents précédents, y compris Obama, ont souvent eu leurs moments d’exaspération devant le comportement incontrôlable d’Israël. Avec Hillary, il semble qu’il n’y aura pas d’objection à la poursuite de la destruction israélienne de Gaza ou même à des attaques sur l’Iran. Elle est parfaitement en accord avec la politique tacite d’Israël de détruire et de démembrer la Syrie. »

 

 

Il sera difficile de choisir le moindre mal.

 

 

Mais si on analyse la campagne présidentielle dans l’état actuel des choses, à l’approche des conventions républicaines et démocrates, les choses sont en train de changer. Qu’il s’agisse de Clinton ou de Trump, tous deux rivalisent en impopularité. Voici ce qu’en dit Diana Johnstone :

 

« Elle a commencé sa campagne en grande favorite, mais ne cesse de baisser dans les sondages. Avec toute la machine du Parti démocrate à son service, un énorme trésor de guerre, et la certitude de gagner les premières primaires dans les Etats du Sud, Hillary Clinton avait une longueur d’avance qui rendait le rattrapage de son challenger imprévu Bernie Sanders quasi impossible. Pourtant, ce vieux sénateur peu connu, se qualifiant de « socialiste démocratique » dans un pays où le socialisme est largement considéré comme l’œuvre du diable, a suscité un enthousiasme extraordinaire, notamment parmi les jeunes. Quoi qu’il arrive, la campagne inattendue de Bernie a réussi à attirer l’attention sur les liens quasi organiques entre les Clinton et Wall Street, liens occultés par les grands médias. Pour la première fois, ceux-ci ont été efficacement contrecarrés par Internet qui fourmille de vidéos dénonçant la cupidité, les mensonges, la bellicosité de Mme Clinton.

 

Par ailleurs, Hillary Clinton court le risque d’ennuis graves à cause de son utilisation illicite de son propre serveur email en tant que secrétaire d’Etat.

 

Au cours des primaires, sa popularité a baissé tellement que le Parti démocrate doit commencer à être effrayé de nommer une candidate trainant tant de casseroles. Les derniers sondages montrent que l’impopularité de Hillary Clinton commence à dépasser l’impopularité de Trump. Pour beaucoup d’électeurs, il sera difficile de choisir « le moindre mal ».

 

 

 

Donald Trump passera-t-il à cause du "tout sauf Hillary" ?

Donald Trump passera-t-il à cause du "tout sauf Hillary" ?

 

 

 

Le mystère du soutien de la gauche européenne

 

 

Hillary Clinton dispose de grandes sympathies dans plusieurs cénacles de gauche en Europe. Déjà, lors de la deuxième guerre d’Irak, des personnalités comme Bernard Kouchner et Bernard-Henri Lévy ne cachaient pas leur soutien au lobby néoconservateur qui œuvrait à l’époque autour de George W Bush. Des journalistes n’hésitaient pas à tremper leur plume en faveur de ce bellicisme US assimilant les adversaires de la guerre à des antisémites et à des complices objectifs du terrorisme, etc. On trouve parmi eux des Laurent Joffrin, Alexandre Adler, Philippe Val, etc. Cela n’a pas changé : Hillary est leur candidate.

 

 

 

Bernard Kouchner, le "french doctor", ancien ministre de Jospin et puis de Sarkozy, fait partie de cette gauche qui soutient les néoconservateurs bellicistes.

Bernard Kouchner, le "french doctor", ancien ministre de Jospin et puis de Sarkozy, fait partie de cette gauche qui soutient les néoconservateurs bellicistes.

 

 

Mais, pour quelle raison, cette gauche dite « américaine » se mobilise ainsi pour la droite dure étatsunienne ?  Pour Diana Johnstone, en ce qui concerne la candidate démocrate, ce comportement s’explique par le fait qu’elle est femme et que la gauche néolibérale y voit sa candidate idéale :

 

« Le fait d’être femme est le seul élément concret qui permet à Hillary de prétendre que sa candidature soit progressiste. L’idée est que si elle « brise le plafond de verre » en accédant à ce poste suprême, son exemple aidera d’autres femmes dans leur ambition d’avancer dans leurs carrières. Mais pour la masse des femmes qui travaillent pour de bas salaires, cela ne promet rien.

 

Il faut placer cette prétention dans le contexte de la tactique de la gauche néolibéralisée de faire oublier son abandon des travailleurs, c’est-à-dire de la majorité, en faveur de l’avancement personnel des membres des minorités ou des femmes. Il s’agit de la « politique identitaire » qui fait oublier la lutte des classes en se focalisant sur d’autres divisions sociétales. En d’autres termes, la politique identitaire signifie le déplacement du concept de l’égalité du domaine économique à celui de la subjectivité et des attitudes psychologiques. »

 

À cela, ajoutons que cette gauche a depuis longtemps renoncé à une politique européenne indépendante et au nom d’un humanisme « universel » voit dans la doctrine néoconservatrice le devoir d’ingérence qui est la seule stratégie qui – à leur sens – permettrait d’humaniser le monde. Depuis que cette pensée calamiteuse s’applique, c’est le contraire qui se passe avec ses ravages et ses traînées de sang dans des guerres interminables.

 

 

Le boulet des e-mails

 

 

« Les Américains de toutes convictions politiques en viennent à la triste réalisation que notre première dame - une femme aux talents indéniables qui a été un modèle pour plusieurs membres de sa génération - est une menteuse congénitale

 

Le 8 janvier 1996, cette amorce mémorable paraissait dans le New York Times sous la signature du chroniqueur conservateur William Safire, qui réagissait aux derniers rebondissements d'une affaire appelée Whitewater. Cela n’a pas changé !

 

« Killiary » est empêtrée dans une sombre affaire d’e-mails privés – dont certains ont été publiés par Wikileaks – qui ont été envoyé de la boîte à messages officielle du Secrétariat d’Etat et qui fait l’objet d’une enquête du FBI. Elle a tout tenté pour entraver cette investigation, mais ses chances seraient sérieusement compromises si l’ex-First lady était inculpée avant son éventuelle élection à la présidence.

 

C’est son talon d’Achille. Wait and see.

 

 

La Joconde moqueuse

 

 

Laissons la conclusion au Canadien écolo-anar Gaëtan Pelletier qui résume bien la question :

 

« Les étasuniens ont eu des Blancs, un Noir, il ne reste plus pour l’apparat du changement qu’une femme : Hillary Clinton... Le “ jeune ” George W. Bush vantait les mérites du sourire franc de Poutine. À regarder Madame Clinton discourir avec son sourire factice, quand elle referme les lèvres, on dirait la Joconde qui se moque de nous. Si elle se moque de nous, elle se moque de son peuple...

 

Mais en quoi les peuples peuvent, pour l’heure, intéresser les politiciens ? Un règne de 8 ans de l’un ou de l’autre des candidats ne mènera qu’à une continuité de “ l’esprit américain ”. Jusqu’en 2025... Le quart de siècle le plus dévastateur de l’histoire de l’humanité. Un pays qui cherche à prolonger sa mainmise sur le globe. Hitler avait rêvé d’un règne de mille ans. Combien de peuples dans ce monde souhaitent l’hégémonie lancinante de ces cow-boys et la fin de leur règne de terreur hypocrite ? »

 

Un espoir, cependant : le peuple américain s’est réveillé avec Bernie Sanders. Est-ce le début d’un changement profond ?

 

 

 

 

Pierre Verhas

 

 

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Published by pierre verhas
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