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  • : Le blog de pierre verhas
  • : Blog consacré à l'actualité dans les domaines de la politique et de l'astronomie, vus au sens large. Ce blog n'est pas neutre : il se positionne à gauche, de philosophie laïque et donnant la primauté à l'expérience sur la spéculation. Ce blog est ouvert au débat, à l'exception des invectives, des attaques personnelles et des insultes qui seront systématiquement rejetées afin de permettre à chacun(e) de débattre en toute liberté et dans la sérénité qui n'exclut en rien la passion.
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1 septembre 2010 3 01 /09 /septembre /2010 23:56

Nous avons écrit à plusieurs reprises sur le blog « Uranopole » que nous assistions à la fin de l’Etat nation. Celui-ci est démantelé par les forces centrifuges des régionalismes (ou des sous-nationalismes selon ceux qui y sont hostiles) et les forces centripètes de la mondialisation dont les effets se font de plus en plus sentir.

 

Ce qui se passe en Belgique : les résultats des élections législatives du 13 juin dernier et les interminables négociations qui commencent à agacer plus qu’inquiéter l’opinion publique, montrent deux évidences. La première, il y a une conception contradictoire de l’avenir du pays en Flandre, en Wallonie, à Bruxelles. La seconde, la volonté majoritaire en Flandre de glisser « en douceur » vers une autonomie de plus en plus grande qui s’achèvera par l’indépendance.

 

Le drame est l’absence de perspective politique des Wallons et des Bruxellois. Ils ont un comportement ridicule dans les négociations. Ils ont commencé par répondre aux propositions flamandes en 2007 qu’ils « n’étaient demandeurs de rien ». Non seulement, c’est une grave erreur car elle signifie un refus de négocier, ce qui ne peut que braquer l’autre partie, ensuite c’est faux puisqu’ils ont réclamé de l’argent pour la région de Bruxelles capitale qui est quasi en faillite. Les « francophones » ont la terrible faiblesse de ne pas avoir de projet. La situation s’enlisant, il a bien fallu former un gouvernement pour affronter « les vrais problèmes », en laissant l’abcès communautaire sur le côté. Ce gouvernement a tenu vaille que vaille. Son plus bel exploit fut le bradage de la principale banque belge, Fortis, aux Français de BNP Paribas. Ce gouvernement a ainsi, comme ses prédécesseurs, contribué à l’affaiblissement de l’Etat et de l’économie du pays.

 

En effet, l’état de l’économie belge est un élément souvent négligé. Depuis 1988 – la crise de la holding Société générale de Belgique –, les fleurons de l’économie belge partent à l’étranger. Le secteur énergétique est entièrement dans des mains françaises : le pétrole, l’électricité, le gaz ; la sidérurgie est devenue d’abord française, puis luxembourgeoise et maintenant indienne ; le textile a carrément disparu ; les usines de montage automobile ont été ou sont en voie d’être délocalisées ; le secteur financier est passé chez les Français et les Néerlandais. Il n’y a plus une seule banque belge. Il reste la chimie, encore que sa branche pharmaceutique – la plus rentable – a été absorbée par les multinationales de la pharmacie. Il est évident que cette désertification économique qui touche les trois Régions, pèse lourd dans la négociation.

 

Face à ce constat et au regard d’une négociation qui s’éternise et dont on ne peut savoir ce qu’il en sortira. La question se pose : que va-t-il se passer ?

 

Deux conceptions se heurtent. Celle de la nation considérée comme porteuse d’une âme collective ou celle de la nation contractuelle issue de la volonté des hommes et des femmes qui l’habitent. En Flandre, on est attaché au principe du Volksgeist , c’est-à-dire, comme l’écrit Alain Finkielkraut dans la « Défaite de la pensée » (Gallimard, 1987) : « La nationalisation systématique des choses de l’esprit » En clair, tout tourne autour de la Nation prise comme une communauté. On s’en aperçoit dans l’attitude et la pensée des négociateurs flamands (et pas seulement de ceux de la NV-A) : l’intérêt supérieur ne se situe pas dans l’épanouissement de valeurs universelles, mais dans celui des valeurs nationales flamandes. C’est cela « l’inconciliable » comme disait le « préformateur » Elio Di Rupo lors de sa conférence de presse du 30 juillet.

 

Cette querelle n’est pas nouvelle. Elle existe depuis le XIXe siècle durant lequel l’Europe s’est structurée en nations. Ernest Renan écrivait dans Qu’est-ce qu’une nation ? : « L’homme n’est l’esclave ni de sa race, ni de la langue, ni de la religion, ni du cours des fleuves, ni de la direction des chaînes de montagne ». Ainsi, Renan opposa la définition contractuelle de la société à l’idée d’une identité collective. Un homme libre de sa destinée à un homme lié fatalement à quelque-chose qui lui est supérieur, sa race, sa langue, etc. Ces propos sont d’une brûlante actualité aujourd’hui, en Belgique, mais aussi ailleurs.

 

Quel fut le sentiment national belge ? L’histoire de la création de la Belgique est confuse et se heurte à deux thèses : celle défendue par Pirenne qui veut démontrer qu’il existe une âme belge depuis les temps les plus reculés, c’est « Après des siècles et des siècles d'esclavage, Le Belge sortant du tombeau… » (extrait de la troisième version de l’hymne national belge « La Brabançonne », datant de 1860). Et la thèse défendue par d’autres historiens pour lesquels, il n’existait pas de sentiment national belge à proprement parler, mais une volonté d’indépendance vis-à-vis de puissances étrangères. Il ne faut pas oublier que la Constitution belge de 1831 était la plus démocratique dans une Europe dominée par les monarchies absolues, à l’exception de la France de Louis Philippe et de l’Angleterre qui étaient cependant des régimes très conservateurs. La domination de la bourgeoisie francophone a donné petit à petit naissance à une conscience nationale flamande. Le Mouvement flamand a commencé à revendiquer la reconnaissance officielle de la langue flamande et l’autonomie linguistique  dès la création du royaume de Belgique. Ce militantisme flamand de revendications d’ordre culturel s’est très vite transformé en un activisme politique inspiré du Volksgeist. Une élite flamande s’est constituée avec la ferme volonté d’unifier la langue et de la défendre dans un cadre national flamand.

 

Une démarche similaire n’a pas eu lieu en Wallonie. Avant la guerre 1914 – 18, l’intellectuel carolorégien Jules Destrée écrivit une lettre au roi Albert Ier intitulée « Sire, il n’y a plus de Belges ». L’auteur y voyait deux peuples antagonistes, les Wallons et les Flamands, les Bruxellois étant des « métis » sans importance. C’est après 1918 que le Mouvement wallon s’est structuré. Il accompagnait d’ailleurs le mouvement social de revendications des ouvriers mineurs et métallos des bassins de Liège, de Charleroi et de Mons – Borinage. Un congrès wallon issu du Mouvement de Résistance « Wallonie libre » d’inspiration gaulliste, eut lieu à Liège en 1945 où les idées de rattachement à la France et d’indépendance de la Wallonie  se sont exprimées. Ce congrès s’est achevé par une solution de compromis : le fédéralisme dans un cadre belge. C’est lors des grèves de 1960-61 que le Mouvement wallon prit de l’ampleur. La revendication de fédéralisme comme seul cadre permettant les réformes de structures, fut clairement exprimée par le président de la FGTB liégeoise, André Renard. Celui-ci fonda le Mouvement populaire wallon (MPW) en dehors du Parti socialiste et de la FGTB qui restaient partisans d’une Belgique unitaire. Le MPW eut une existence éphémère mais permit la constitution d’une force politique qui eut assez bien de succès dans les années 1965 – 75, le Rassemblement wallon. Celui-ci fit même partie d’un éphémère gouvernement en 1974 – 76 avec François Perin qui fit voter la première loi créant les Régions. Le Parti socialiste, sous la houlette d’André Cools, devint beaucoup plus régionaliste, au point qu’il se sépara de son « frère » flamand en 1978. Avec le splitsing du Parti socialiste, il n’y avait plus de partis unitaires en Belgique. Le Rassemblement wallon disparut progressivement, la plupart de ses dirigeants rejoignant le Parti libéral et le Parti socialiste. La création de la Région wallonne en 1980 et l’accroissement de ses compétences en 1988 firent tomber le Mouvement wallon en léthargie. L’épisode du mouvement Wallonie Région d’Europe fut un fiasco et ne servit qu’à la promotion des frères Happart. Suite à cela, deux tendances s’affirmèrent, surtout au sein du PS : les régionalistes et les partisans de la Communauté française. Suite aux manœuvres de la direction du Parti, les régionalistes furent mis en minorité. Cela a eu des conséquences sérieuses sur les négociations actuelles : en effet, les nationalistes flamands souhaitaient au départ se baser sur les seules communautés pour restructurer la Belgique. Cela revenait à nier l’existence de la Région de Bruxelles, dès lors Elio Di Rupo s’est trouvé en porte-à-faux, lui qui a toujours défendu la priorité de la Communauté française sur la Région wallonne. La Région bruxelloise est un cas particulier car elle est bilingue et ne dispose pas de l’ensemble de l’autonomie des Régions flamande et wallonne.

 

Contrairement au Mouvement flamand, le Mouvement wallon n’est pas nationaliste. C’est sans doute cela qui fit dire à François Perin lors de son éclatante démission au Sénat du 26 mars 1980 que la  Belgique est rongée  par plusieurs maux dont le premier est le nationalisme flamand. La Belgique est « une nation qui n’existe plus. »

 

 

Le nationalisme flamand s’est affirmé pour la première fois lors de l’occupation pendant la Grande guerre. Un Conseil national flamand fut constitué avec l’aval des Allemands. Il comptait en son sein plusieurs membres de l’élite flamande. En Wallonie, il y eut un équivalent à Namur mais qui n’eut pas l’impact de son alter ego flamand.

 

Le point important est que ce Conseil flamand dont les membres furent sévèrement punis pour haute trahison dès 1918, ne fut pas condamné par les dirigeants du Mouvement flamand. Pour la première fois, ce Mouvement se détachait de la Belgique en tant que nation. En plus, durant la Première guerre mondiale, l'élite flamande qui ne s'était pas inscrite dans la collaboration élaborait sa stratégie politique non plus dans un cadre belge solidaire, mais dans un rapport de force entre la Flandre et la Belgique. Ce fut le cas après la Seconde guerre mondiale où la revendication d’Amnistie fut bien plus forte et devint une des exigences les plus importantes des nationalistes flamands. Encore une fois, l’incivisme n’était pas conçu de la même manière de la part des radicaux flamands et des autres citoyens belges.



 

La revue wallonne Toudi a publié cette intéressante analyse : « Le parti catholique et ses descendants, pour assurer le maintien de sa position dominante fut le parti créateur et « perpétuateur » de la particratie à la belge et à la flamande. L'arrivée du suffrage universel après la Grande Guerre va l'obliger à passer un double compromis : d'abord sur le plan national, il accepte de partager le pouvoir alternativement avec les libéraux et les socialistes, mais principalement avec ces derniers vu leur dominance sur l'électorat wallon grâce à leurs bastions communaux et provinciaux. Le second compromis est interne au parti, il s'agira du recours à la fois alternatif et simultané entre la stratégie de la loi du nombre et l'appui aux idées « émancipatrices » qui agitent le mouvement flamand, en particulier lors de la première occupation allemande de la Belgique. Pour les partisans de la première stratégie, les Flamands étant les plus nombreux démographiquement, leurs revendications, notamment linguistico-culturelles, et les hommes portant celles-ci finiront « logiquement et automatiquement » par s'imposer dans le cadre unitaire belge. C'est la thèse que développa durant la Grande Guerre Frans Van Cauwelaert dans le journal publié aux Pays-Bas Vlaamsche Stem. L'autre tactique est celle du développement progressif d'institutions qui permettront à la Flandre d'atteindre son émancipation voire son autonomie. Dans la sphère économique, on peut penser au VEV et à la KB, dans le domaine politique, à la création des régions linguistiques dans les années 30 puis des communautés culturelles en 1970. Ces deux approches politiques du CVP ne furent nullement antagonistes, elles avancèrent longtemps main dans la main jusqu'au début des années 80. »

 

L’autre thèse, défendue par le courant le plus radical du CVP devenu depuis 1999, CD&V – affirmant ainsi son ancrage national flamand – tend à conquérir petit à petit une plus grande autonomie pour la Flandre, avec, à terme, son indépendance. Cette doctrine est aussi celle des partis nationalistes flamands qui ont pour « ancêtre » le VNV proche du fascisme d’avant-guerre et indépendantiste. Juste après la guerre, malgré l’épuration des éléments collaborationnistes du VNV, son héritière, la Volksunie est née. Ce parti ouvertement nationaliste et indépendantiste (on dit aussi « séparatiste ») a compté au fur et à mesure de ses progrès électoraux, une branche d’extrême droite issue du VNV qui avait réussi à fonder un mouvement de jeunesse violent et assez puissant, le VMO, véritable milice privée néo-nazie – dissoute en 1982 –  coupable de graves troubles dans les années 1975 – 80 dans les Fourons et dans les communes à facilités de la périphérie bruxelloise, et une branche plus démocratique souhaitant s’inscrire dans un Etat fédéral où la Flandre disposait d’une large autonomie. Lors des accords dits d’Egmont en 1978 qui consacraient les trois Régions du pays (Flandre, Wallonie, Bruxelles), la Volksunie qui faisait partie du gouvernement, se divise entre son aile démocratique et son aile radicale ultranationaliste et néofasciste qui fonde un nouveau parti, le Vlaams Blok. Cette formation radicalise l’opinion flamande, notamment sur les questions de racisme, mais sert aussi d’aiguillon quant aux revendications nationalistes flamandes spécialement sur les communes à facilités et sur Bruxelles. Au début des années 1990, la Volksunie éclate en deux partis : une aile gauche « Spirit » qui rejoint les Socialistes flamands et une aile droite nationaliste, la NV-A. Spirit disparaît du paysage politique, la NV-A, à l’initiative du leader chrétien de droite, Ministre Président du gouvernement flamand, Yves Leterme, entre en cartel avec le CD&V et permet à celui-ci de décrocher une victoire électorale le 10 juin 2007. Après l’échec des négociations dites de « l’Orange bleue », fin 2007, le cartel éclate et la NV-A vole de ses propres ailes pour provoquer un raz de marée aux élections du 13 juin 2010. Elle devient le premier parti de Flandre en sièges.

 

Les Wallons et les Bruxellois n’ont pas aperçu le changement de la stratégie flamande. Avant 2007, les Flamands travaillaient jusqu’à présent selon la doctrine Van Cauwelaert.

 

Dans « le Soir » du 25 août, le professeur Michel Quévit de l’UCL, analyste de l’évolution de l’économie wallonne, tire les conclusions de ces négociations qui n’en finissent pas de ne pas aboutir. Il craint que l’on passe du fédéralisme à un autre système qui mettrait en danger « l’avenir de la solidarité dans le système fédéral belge. » Il décrit le système actuel de solidarité à la belge : « Dans tout système fédéral, il faut répondre à la question suivante : comment rendre possible une distribution équitable des ressources fiscales des entités fédérées les plus prospères vers celles qui le sont moins ? Actuellement, cette solidarité s’exerce essentiellement par les compétences fédérales. (…) C’est parce que ces matières [les domaines sociaux] sont fédérales qu’il y a une solidarité en matière de sécurité sociale. » Quévit voit le risque « d’infléchir de manière déterminante et irréversible l’évolution de la construction d’un fédéralisme belge car d’un fédéralisme de coopération, nous nous dirigerions inévitablement vers la construction d’un fédéralisme concurrentiel. »  Il ajoute plus loin : « La plupart des Etats fédéralisés de l’Union européenne privilégient un système de solidarité entre leurs entités fédérées (Allemagne, Autriche, Espagne, etc.) et ne s’inscrivent dès lors, pas dans le schéma d’un fédéralisme concurrentiel. » Or, Michel Quévit omet une évidence. Bien que cela soit proclamé officiellement, la Belgique n’a jamais été un véritable Etat fédéral. Il suffit de relire l’histoire de l’évolution de sa structure.

 

Depuis le tracé de la frontière linguistique en 1963 qui fut le premier acte de désunion du pays, toutes les réformes institutionnelles qui ont été mises en chantier visaient à un transfert des compétences de l’Etat central d’abord vers les Communautés, ensuite vers les Régions. C’est donc un processus de séparation et non de fédéralisation. De plus, la loi de financement des entités fédérées qui date de 1989, instaure un mécanisme de solidarité des Régions les plus fortes vers les Régions les plus faibles, mécanisme de solidarité. C’est précisément ce mécanisme que critiquent les Flamands. Ils ne veulent plus de transferts financiers vers la Wallonie et ils rechignent à refinancer Bruxelles. La solidarité n’existe plus et il est illusoire de penser que l’on reviendra en arrière.

 

En conclusion, Michel Quévit évoque l’Europe. « On peut d’ailleurs s’étonner du silence de la Présidence européenne face à la mouvance politique actuelle belge qui, sous la pression de la NV-A (…), s’inscrit en porte-à-faux avec les principes de cohésion territoriale européenne. » On peut cependant se poser la question : ces principes sont-ils encore ceux de l’Union européenne d’aujourd’hui ? Après tout, certains ultralibéraux européens ne doivent pas voir cette évolution d’un mauvais œil : le démantèlement des Etats nation est une étape indispensable vers la constitution d’une vaste zone de libre échange transatlantique dérégulée et placée sous le seul contrôle des marchés. N’oublions pas que Bart de Wever a dit un jour : « Je ne fais rien sans le VOKA ». Le VOKA est l’association patronale flamande, une des plus réactionnaires

d’Europe. Il suffit d’ailleurs de lire le communiqué du patronat flamand paru dans la « Libre Belgique » du 30 août : « Les employeurs flamands saluent les résultats déjà atteints par les négociateurs et espèrent que le travail sera poursuivi », ont-ils fait savoir dans une réaction commune. En cas d'échec, « le prochain gouvernement fédéral ne pourrait pas s'attaquer aux défis immenses qui nous attendent et aucune stabilité n'existerait pendant les quatre prochaines années ».



« Les trois organisations plaident pour le transfert de paquets de compétences homogènes et cohérents, en particulier en ce qui concerne le marché du travail. Elles plaident également pour une révision de la loi de financement, ainsi que pour une autonomie fiscale accrue, aussi bien pour l'impôt des personnes physiques (IPP) que pour l'impôt des sociétés (ISoc).



« Ce n'est que de cette manière que la Régions seront responsabilisées face à leurs choix politiques, leurs revenus et leurs dépenses ». C’est quasi mot pour mot les exigences de la NVA et du CD&V : transfert de compétences, révision de la loi de financement, autonomie fiscale par la régionalisation de l’IPP et de l’ISoc.

 

Donc, nous nous situons dans un conflit de nationalité accompagné d’un débat droite – gauche, disons-le, d’une lutte des classes. Et nous revenons à la case départ : le démantèlement de l’Etat nation Belgique par la force centrifuge du nationalisme flamand en accord avec la force centripète de la mondialisation qui transforme la structure Union européenne en une vaste zone de libre échange déréglementée (euphémisme pour dire sans protections, ni lois).



On commence par l’Etat le plus faible, la Belgique. D’autres suivent. L’Espagne est confrontée aux nationalismes catalans et basques qui montent en puissance. La Ligue du Nord néo-fasciste italienne fait la pluie et le beau temps du gouvernement Berlusconi. Le nationalisme écossais a un grand poids en Grande Bretagne.

 

En définitive, si un Etat membre de l’Union européenne est démantelé, d’autres vont rapidement suivre et une Europe balkanisée sera celle du capital. Ses victimes, les travailleurs, les allocataires sociaux, une jeune génération sacrifiée. Espérons que les laissés pour compte de ce nouveau triomphe du capital puissent, par leur nombre, par leur volonté, inverser le rapport de force.

 

 

 

 

  

 

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Published by pierre verhas
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