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  • : Le blog de pierre verhas
  • : Blog consacré à l'actualité dans les domaines de la politique et de l'astronomie, vus au sens large. Ce blog n'est pas neutre : il se positionne à gauche, de philosophie laïque et donnant la primauté à l'expérience sur la spéculation. Ce blog est ouvert au débat, à l'exception des invectives, des attaques personnelles et des insultes qui seront systématiquement rejetées afin de permettre à chacun(e) de débattre en toute liberté et dans la sérénité qui n'exclut en rien la passion.
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13 novembre 2011 7 13 /11 /novembre /2011 20:42

Un projet naquit en Europe occidentale à la fin de la guerre, un projet voulant allier les peuples à la paix, les peuples au progrès, cependant un projet schizophrène car porté par deux personnalités aux finalités différentes, dont, à l’époque, on ne percevait la contradiction.

 

 schuman-monnet.jpg

Jean Monnet et Robert Schuman : les deux faces de la Communauté européenne

 

Le premier, Jean Monnet, était avant tout un financier. Il débuta sa carrière dès la Première guerre mondiale comme banquier et exportateur de cognac. Il réussit ainsi à s’introduire dans les milieux de la haute finance aux Etats-Unis. Louise Weiss (1893 – 1983) journaliste et doyenne du Parlement européen écrivit à son propos dans ses « mémoires d’une Européenne » : « Très tôt, Jean Monnet était devenu un homme d’influence possédant un clavier étonnamment large, surtout pour l’époque, puisqu’il allait des principaux dirigeants politiques français à l’élite financière londonienne et aux hauts fonctionnaires du Département d’Etat américain. Dès 1923, il avait quitté la SDN dont il déplorait l’impuissance. Devenu vice-président de Blair et Co, une société d’investissement américaine très importante, il participa alors à des opérations financières de très haut niveau: la stabilisation du franc en 1926, celle du zloty, la monnaie polonaise un an plus tard, celle du leu, la monnaie roumaine, en 1928. Peu après, il exerça son activités en Chine aux côtés de Tchang Kaï-chek en tant que conseiller financier. » Il fut donc un intermédiaire efficace entre les milieux de la haute finance et les responsables politiques européens.

 

L’Europe : un projet schizophrène

 

Pendant la Seconde guerre mondiale, il s’opposa farouchement à de Gaulle, le soupçonnant de vouloir instaurer le fascisme en France. Il voyait la France d’après guerre comme un Etat intégré dans un ensemble atlantique ayant les USA pour leadership, contrairement à de Gaulle qui voulut restaurer la souveraineté de la République française. Il échoua dans un premier temps. Ce fut de Gaulle qui parvint – pour peu de temps – au pouvoir après la Libération. Après le départ du général, Monnet devint sans doute l’homme le plus puissant en France, comme commissaire au plan. Il put ainsi s’adonner à son projet : une entité économique sans frontière.

 

Le second fut Robert Schuman. Homme politique chrétien, de droite, originaire de Moselle, d’abord allemand, puis devenu français. Il siégea au premier gouvernement Pétain comme secrétaire d’Etat aux réfugiés. Il fut nommé ministre des affaires étrangères sous le gouvernement Bidault en 1949. Mû par l’idée que le seul moyen d’éviter une nouvelle guerre entre l’Allemagne et la France serait de mettre en commun les moyens politiques et économiques entre les deux anciens belligérants et différents pays d’Europe occidentale, il élabora la célèbre déclaration du 9 mai 1950, qui conduira à la création de la Communauté européenne du charbon et de l'acier (CECA) en avril 1951.

 

Gage de paix, cette initiative ambitionne également de « moderniser » et de « rationaliser » un secteur-clé de l'économie de l’époque. Le marché et la planification ne sont pas antinomiques dès lors que l'intervention de l'Etat favorise la concurrence libre et non faussée. Chapeautée par la Haute Autorité (future Commission européenne), indépendante, la mise en commun de la production franco-allemande prête davantage le flanc à la critique démocratique : elle revient en effet à confier à des experts sans responsabilité politique le soin d'administrer les intérêts des travailleurs et des Etats.

 

Monnet inspira aussi la déclaration Schuman. L’intégration européenne devait emprunter la voie du marché. Signé en 1957 entre les pays membres de la CECA, le traité de Rome conforte cette orientation. En l'absence d'harmonisation sociale « par le haut », la libre circulation des personnes, des marchandises, des services et des capitaux affaiblit l'intervention publique et somme les systèmes de protection sociale de se plier aux règles d'une économie de marché concurrentielle.

 

 

 mendes_france_pierre.jpg

Pierre Mendès France : un regard lucide sur l'Europe

 

Dès 1957, le député radical Pierre Mendès France et ancien Premier ministre soulignait que la seule solution « correcte et logique » à la constitution du Marché commun aurait été d'exiger « l'égalisation des charges et la généralisation rapide des avantages sociaux à l'intérieur de tous les pays du Marché commun ».

 

L’échec du projet européen

 

Ainsi, voici la double tête de la Communauté européenne : l’Union politique destinée à sauvegarder la paix et le marché absolu au service du seul capital, celui-ci étant la garantie de la liberté. La paix fut préservée jusqu’à la chute du Mur de Berlin.

 

L’Europe, par après, fut incapable d’empêcher le conflit interethnique en Yougoslavie. Schuman voulait une Europe solidaire, Monnet, une Europe du libre marché. Par naïveté ou par duplicité, on ne pensait pas qu’elles pouvaient être contradictoires.

 

Pendant ce temps-là, progressivement, les Etats furent dépouillés de leurs compétences économiques et financières au nom de dogmes comme la « concurrence libre et non faussée », cela sans que les peuples aient à dire directement ou via leurs Parlements respectifs, les pouvoirs du Parlement européen étant réduits à la portion congrue. Pour Mendès France, c’était l'« abdication de la démocratie ». Le rêve de toute une génération s’est fracassé. Les peuples l’ont exprimé par le « non » aux référendums sur le projet de constitution européenne organisés en 2005 en France et aux Pays Bas. « non » qui n’a servi à rien, puisque le Traité de Lisbonne adopté cinq ans après n’est qu’une version « simplifiée » du projet de traité constitutionnel.

 

 

 traite-de-rome-1957.jpg

Signature du Traité de Rome en 1957, acte fondateur de la Communauté

économique européenne

 

Ces Traités qui ont suivi l’acte fondateur de Rome en 1957 contiennent en germe la destruction du projet : au lieu de tendre vers une plus forte intégration, depuis Maastricht, ils ont renforcé les pouvoirs du Conseil et ils ont transformé la Commission en une sorte de police du capital. C’est ce qu’il se passe actuellement avec la crise de l’Euro : deux Etats prennent les décisions fondamentales pour les autres. Les sommets successifs ne sont que de la poudre aux yeux. Seules l’Allemagne et, dans une moindre mesure, la France dirigent et les autres Etats membres n’ont qu’à suivre. La Grande Bretagne n’ayant pas adhéré à l’Eurozone, est aux abonnés absents.

 

Les coups d’Etat des marchés

 

Cela va de plus en plus loin. On a d’abord exigé que les 17 Etats de la zone Euro fassent approuver leurs budgets nationaux par la Commission. Ensuite, la Commission exige que les projets de budget soient déposés à des dates précises et fixe la limite des dépenses. Bref, elle entrave de plus en plus le pouvoir de décision politique des Etats de l’Eurozone.

 

Aujourd’hui, on a atteint un stade qui pourrait signifier la fin du projet européen tel qu’il a été élaboré. Les peuples déjà mis à l’écart, sont définitivement exclus. Georges Papandréou qu’on a volontairement enfermé dans un étau décida d’organiser un référendum pour que le peuple grec se prononce sur les mesures d’austérité les plus drastiques qui lui étaient imposées. Colère et affolement du tandem et des « marchés » ! Ici, ils ont jeté le masque : les peuples ne sont pas concernés.

 

Le tandem « Merkozy » a fait pression sur la Grèce et l’Italie afin de nommer deux nouveaux gouvernements. Georges Papandréou et Silvio Berlusconi furent contraints de démissionner. Ce ne sont pas les peuples Grec et Italien qui l’ont voulu ainsi, la pression politique venait de l’Union européenne.

 

 

 merkel Sarkozy01

Le tandem "Merkozy" détruit l'idée européenne pour satisfaire les marchés.

 

Berlusconi est un clown nuisible, mais il a été élu. Papandréou s’est montré faible, bien que ne manquant pas de courage avec son projet de référendum, et a aussi été élu. Aucune importance : à Bruxelles, on a décidé qu’ils doivent « faire un pas de côté ». Ils le font. C’est le coup d’Etat des marchés.

 

 

berlusconi_chute.jpg

Berlusconi : la chute ?

 

Ce n’est pas encore suffisant. Pas question de laisser le choix des remplaçants aux Parlements. Comme l’écrit Mediapart : « …, les deux hommes, maillons faibles de la chaîne des chefs de gouvernement de la zone euro, sont tombés renversés par les marchés et des partenaires européens sous pression. Les marchés, c'est-à-dire les banques et autres établissements financiers (fonds de pension, hedge funds, fonds d'investissement, etc.). Leurs partenaires européens, c'est-à-dire Angela Merkel, Nicolas Sarkozy, les dirigeants de la banque centrale européenne (BCE) et de la commission européenne, déclarant agir au nom de ce qu'ils présentent comme leur devoir : circonscrire l'incendie, sauver l'euro, l'Europe (et se sauver eux-mêmes). »

 

Les choses se sont précipitées : la semaine du 7 novembre 2011 a vu l’arrivée de trois hommes venant incarner le coup d’Etat des marchés.

 

Mario Draghi nommé à la tête de la Banque centrale européenne (BCE), ancien vice-président de Goldman Sachs Europe, cette banque qui avait aidé la Grèce à maquiller ses comptes sous sa vice-présidence, puis gouverneur de la banque d’Italie.

 

 

Draghi, Mario

 Mario Draghi directeur général de la BCE, ancien de Goldman - Sachs, la banque qui a aidé à maquiller les comptes de la Grèce.

 

 

Lucas Papademos, ancien patron de la banque centrale grecque, puis vice-président de la BCE de 2002 à 2010, devient Premier ministre grec et forme un gouvernement d’union nationale avec l’extrême-droite.

 

 

lucas-papademos.jpg

Lucas Papademos, le banquier au service des marchés  qui

dirigera la Grèce avec l'extrême-droite.

 

Mario Monti, économiste, membre de la droite libérale, commissaire européen chargé de la concurrence de 1994 à 2004. Il fut un des maîtres d’œuvre de la dérégulation du marché européen par l’Acte unique. Il est aussi, avec Jean-Luc Dehaene et Valéry Giscard d’Estaing, auteur du projet avorté de constitution européenne. Ah oui ! Lui aussi a travaillé pour Goldman Sachs (Le «Monde» du 15 novembre). Il est vrai qu'il ne se vante pas trop de cette partie de son CV.  Comme par hasard, Monti fut nommé mercredi 9 novembre, sénateur à vie. En effet, il n’était pas élu au Parlement italien.

 

 

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Mario Monti dit "il professore", le parfait petit néo-libéral

 

Le choix de ces trois personnages est manifestement celui des banques. Les Parlements ont été sommés d’entériner sans plus. Et ce n’est pas fini.

 

Le 20 novembre, auront lieu les élections générales en Espagne. Ces élections anticipées ont été provoquées sous la pression des marchés financiers. Zapatero qui leur a pourtant pas mal cédé, doit être remplacé par un de « leurs » hommes. On verra.

 

Et la France et la Belgique ?

 

En France, plusieurs analystes pensent que Nicolas Sarkozy pourrait constituer un gouvernement d’union nationale avec peut-être à la tête, Jean-Claude Trichet, qui est désormais « disponible ». Manifestement, le plan d’austérité de François Fillon de 7 milliards d’Euros est insuffisant. Il y a eu la vraie fausse dégradation de la note « AAA » de la France par Standard & Poors qui n’est sûrement pas une « simple erreur technique ». L’écart entre les taux allemand et français ne cesse de croître. La France serait-elle le suivant ? Dominique de Villepin qui souhaite un plan d’austérité de 20 milliards d’Euros, François Bayrou et Jean-Louis Borloo qui ont tous les trois un compte à régler avec Sarkozy se verraient bien dans un gouvernement d’union nationale auquel devraient participer les Socialistes. Politique fiction ? Pas si certain.

 

dominique-de-villepin.jpg

Dominique de Villepin serait dans un coup tordu

que ce ne serait pas surprenant...

 

Quant à la Belgique dont la situation n’est guère meilleure avec un endettement colossal, la crise politique qui s’éternise annonce au pire des élections anticipées, au mieux un gouvernement quasi d’union nationale sans les écologistes et les nationalistes flamands qui serait là pour prendre les mesures d’austérité exigées par les « marchés ». Certains ("Le Soir") pensent que les libéraux bloquent les négociations pour exclure Di Rupo et les socialistes francophones qui sont considérés à tort ou à raison comme les plus "à gauche" d'Europe, afin de mettre à la place un gouvernement de "techniciens".

 

Richesse et politique ne font pas bon ménage.

 

Le politologue italien Anonio Mastropaolo tire une conclusion de cette crise : « Le premier bilan que l'on peut faire, pour la vie politique italienne, est que les mondes de la richesse et de la politique ne devraient jamais se rencontrer. » On peut ajouter que ce constat concerne aussi d’autres pays que l’Italie. En réalité, les marchés sont dirigés par des rentiers « informatisés » qui ont pris la place des capitalistes industriels. Ils sont devenus les banksters.

 

La crise actuelle est née de deux ruptures principales voulues par le banksterisme. La première date des années 1980 : c'est la révolution financière qui met la Bourse aux commandes des entreprises. Elle y institue un nouveau mode de gestion. Les firmes cessent d'être des organisations au sens où on l'entendait auparavant, favorisant les carrières longues et la loyauté des salariés. Elles visent désormais l'efficacité immédiate. Le bonus prend la place de l'ancienneté comme mode de gestion des ressources humaines. Comme l'a montré Maya Beauvallet dans son livre Les Stratégies absurdes (Le Seuil), les impératifs de performance immédiate tendent à cannibaliser tous les autres. Le souci du travail bien fait, la loyauté à l'entreprise disparaissent, seul compte l'objectif fixé, quelles que soient les pathologies qui en résultent...

 

La mondialisation est la seconde rupture qui a bouleversé le monde. Elle permet aux pays émergents de s'industrialiser, ce qui produit deux effets de sens contraire : baisser le prix des produits industriels et monter le prix des matières premières. Grâce à elle, les gens paient de moins en moins cher leurs écrans plats et leurs IPod, et de plus en plus cher leurs dépenses de base : le chauffage, la nourriture et les déplacements. L'économie mondiale avance en appuyant à la fois sur l'accélérateur et le frein. Les secousses brusques sont devenues inévitables.

 

Les banksters

 

Le rêve européen né à la suite de la catastrophe de 1945 était déjà schizophrène. D’un côté, plusieurs responsables politiques français, italiens, allemands et belges souhaitaient créer une structure entre les Etats nations d’Europe occidentale, essentiellement l’Allemagne et la France, pour rendre impossible toute nouvelle guerre intra-européenne, dont la principale personnalité fut Robert Schuman. De l’autre, certains d’entre eux voyaient avant tout la fondation d’une zone de libre échange économique et financier dans la plus pure philosophie libérale. C’était le cas d’une personnalité française, considérée comme un des « pères fondateurs » de l’Europe, Jean Monnet.

 

C’est le triomphe des « banksters ». Certes, cette expression qui est la contraction de « banquier » et de « gangster » fut utilisée par les antisémites – le banquier est assimilé au juif – et par les fascistes, dont le Belge Degrelle, avant la deuxième guerre mondiale.

 

Aujourd’hui, la conduite des grands banquiers peut s’assimiler au gangstérisme. Aussi, même si elle a des origines nauséabondes, l’expression « bankster » est parfaitement justifiée. Elle est d’ailleurs utilisée par les Indignés qui se répandent un peu partout dans le monde occidental.

 

 

 big_brother.jpg

Big Brother ou Big Bankster ?

 

Le bankstérisme se base sur un triptyque paradoxal similaire à celui de « Big Brother » dans « 1984 » :

 

LE CAPITAL, C’EST LA FORCE,

LA DETTE, C’EST LA RICHESSE,

LA LIBERTE, C’EST L’ESCLAVAGE

 

Dans le système banksterien, comme dans l’horreur orwelienne, par la force du capital qu’il contrôle, la liberté c’est l’esclavage, car elle est la liberté sans entraves du bankster d’opprimer et de ruiner le peuple esclave par l’endettement.

 

Le bankstérisme est la doctrine qui consiste à substituer au capitalisme industriel, le capitalisme financier. Le marxisme et le mouvement ouvrier se sont attaqués au capitalisme industriel et ont plus ou moins réussi à le modérer parce qu’il était bien identifié : on savait qui dirigeait les usines et on avait le pouvoir de les paralyser. Par contre, il n’a pas vu poindre le capitalisme financier qui, lui, est inidentifiable et donc impossible à combattre.

 

Pourtant, il existe des solutions. Elles ne consistent pas à détruire l'Europe, bien au contraire. Elles seront évoquées dans un prochain article.

 

Le bankstérisme a gagné pour le moment. Il n’est pas invulnérable.

 

Pierre Verhas

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Published by pierre verhas
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commentaires

Corinne Pauwen 04/12/2011 16:01

La plupart des gens ne se reconnaissent pas dans l'Union Européenne et refusent de payer pour des crises dans d'autres pays de l'UE (cf:la Grèce).Toutes les directives, les règlements,chartes, qui
émanent de ces organismes européens ne sont pas reconnus par les habitants mais subis par eux.

pierre verhas 04/12/2011 18:38



C'est votre droit de penser ainsi. Ici, on change de sujet.


Plusieurs articles de ce blog critiquent l'actuelle politique des gouvernements européens en matière économique et surtout sociale, il n'est pas question de rompre les solidarités au sein de l'UE
et de renoncer à l'Euro.


Réformer en profondeur n'est pas tout casser. Les commentateurs sont tous d'accord pour dire que les euro-obligations - c'est-à-dire en fait les pays riches qui aident les pays pauvres de l'UE -
est la seule solution pur sortir de la crise. Même en Allemagne, l'opinion change à ce sujet.



Pauwen corinne 04/12/2011 13:11

Pourquoi vouloir "s'afficher"laïc comme un drapeau que l'on brandit?Que l'on soit croyant ou non ne doit pas être une identité que l'on invoque selon moi.Qu'on ait la foi ou non reste dans
l'intimité de chacun.

pierre verhas 04/12/2011 15:24



On confond souvent laïcité et athéisme. La laïcité n'a rien à voir avec l'athéisme ou la foi religieuse qui sont affaires personnelles. On peut très bien être laïque et croyant. Il n'y
a aucune incompatibilité. La laïcité n'est ni "un drapeau", ni une Eglise, ni un parti. Elle est le lieu commun de personnes qui ont comme priorité une société libre.


Comme expliqué dans l'article "Europe et laïcité : cela ne marche pas" (ce commentaire ne figure pas au bon post), la laïcité est diverse et a pour objet d'aboutir à une soicété où il y
a séparation entre l'Eglise et l'Etat, séparation qui est la seule garantie de la liberté de conscience, une des libertés fondamentales qui figure dans la Charte des droits fondamentaux de
l'Union européenne.