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  • : Le blog de pierre verhas
  • : Blog consacré à l'actualité dans les domaines de la politique et de l'astronomie, vus au sens large. Ce blog n'est pas neutre : il se positionne à gauche, de philosophie laïque et donnant la primauté à l'expérience sur la spéculation. Ce blog est ouvert au débat, à l'exception des invectives, des attaques personnelles et des insultes qui seront systématiquement rejetées afin de permettre à chacun(e) de débattre en toute liberté et dans la sérénité qui n'exclut en rien la passion.
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21 janvier 2014 2 21 /01 /janvier /2014 13:39

 C’est reparti ! Cela devait arriver ! Voici que l’émission de Frédéric Taddéï sur France 2 est menacée suite au débat qu’il avait programmé vendredi 10 janvier sur l’affaire Dieudonné. En effet, cette prestation de « Ce soir ou jamais » fut un véritable pugilat entre le lobby de la pensée unique et un ou deux contradicteurs dont le physicien belge Jean Bricmont.


 Jean-Bricmont---Belgium-one.jpg

Jean Bricmont n'est pas apprécié parce qu'il sort des schémas classiques.

 

Pour vous faire une idée du climat de ce « débat », voici le synopsis établi par le site Agoravox.fr  d’une petite partie de ce « grand » moment de télévision, un dialogue surréaliste entre Jean Bricmont et Jean-François Kahn :

 

Ambiance :


Jean Bricmont : Il y a une phrase de Voltaire que de plus en plus de gens répètent et si j’étais vous, je ferai attention à ça, ils disent « si vous voulez savoir qui a réellement le pouvoir, demandez vous de qui on ne peut pas parler "… (silence)… sans commentaire !

 

 Brouhaha général

 

-J-F K. : Cela dit ça, c’est une phrase antisémite ! 

-Rihan-Cypel : Oui !

Jean Bricmont : Pourquoi elle est antisémite ? 

-J-F K. Bah vous savez pourquoi… (rire de fond) … alors là faut pas quand même faire un dessin …ha ha ha.

-Jean Bricmont : Mais je dis simplement qu’elle n’était pas antisémite chez Voltaire.

J-F K : Ah là bah oui, parce que …heu…en même…a…ca dép… c’est une phrase … mais parce que ça dépend … à partir ....

 

-Jean Bricmont : Pourquoi elle devient antisémite ? Parce que qui essaie d’empêcher qu’on parle d’eux ?

 

J-F K : Aaaaah »

 

Edifiant, non ? Et tout est à l’avenant. En plus, Taddéï avait invité en aparté l’écrivain controversé – et que je déteste –  Marc-Edouard Nabe qui avait déjà été condamné pour propos antisémites et qui inscrit cette affaire Dieudonné dans le « conspirationnisme ». Tollé des participants ! Nabe refuse de condamner l’antisémitisme… Et il sera reproché à Taddéï de l’avoir invité.


frederic_taddei.jpg

Frédéric Taddéï, l'animateur à la fois de talent et à l'esprit indépendant de l'émission "Ce soir ou jamais" est menacé par le nomenkaltura.

 

Dialogue de sourds

 

Cela dit, « Ce soir ou jamais » est visé depuis plusieurs semaines. Sur France 5, le 12 mars 2013, il y eut un « clash » entre Taddéï et le journaliste Patrick Cohen. Ce dernier émit, sur le ton de la courtoisie hypocrite, des menaces à peine voilées à l’égard de l’animateur de « Ce soir ou jamais ». Ici, c’est « Acrimed », l’observatoire des médias qui en a diffusé le synopsis.


patrick-cohen-600.jpg

Patrick Cohen : journaliste ou censeur ?

 

- Frédéric Taddeï : « Sur ce sujet, j’ai toujours été clair, et j’ai toujours fait ça partout, y compris sur les stations de radio que nous avons fréquentées tous les deux, pour moi, il n’y a pas de liste noire, il n’y a  pas d’invité que je refuse d’inviter par principe parce que je ne l’aime pas. Voilà, je me l’interdis, je suis sur le service public, ce n’est pas à moi d’inviter les gens en fonction de mes sympathies et de mes antipathies, voilà c’est tout, donc à partir de ce moment-là … Non, mais c’est très important. »

- Patrick Cohen : «Ce n’est pas juste une question de sympathie ou d’antipathie. »

 

- F T : « Bah si. »

 

- P C : « Non, non, non, vous avez une responsabilité, quand on anime une émission de débat, de débat public, on a une responsabilité, par exemple de ne pas propager de thèse complotiste, de ne pas donner la parole à des cerveaux malades, parce que dans les gens que j’ai cités, je pense qu’il y a des cerveaux malades. » (…)

 

- P C : « Non, non, ce n’est pas un jugement… des gens qui pensent qu’on a jamais marché sur la lune, que le 11 septembre n’a pas existé, ou que les chambres à gaz… »

- F T : « Qui dans les gens… peut-être Soral, c’est à lui que vous faites allusion ? »

 

- Patrick Cohen : « Soral sur le 11 septembre, enfin bon bref, il y a… »

 

- F T : « Oui mais bon… C’est un débat éternel on ne sera jamais d’accord sur ce sujet, j’anime une émission de service public, si j’étais sur Fox News, je serais comme vous, je déciderais que les gens qui regardent Fox News vont entendre un certain son de cloche et je le privilégierais. »

 

- P C : « Non, non, non, non, non… »

 

- Alessandra Sublet : « On a chacun le droit de penser ce qu’on veut Patrick. »

- P C : « Non ! » (…)

 

- P C : « Non, non, on a le droit de penser ce qu’on veut, mais dans les limites de la loi, et pardon mais là… » (…)

 

- P C : « Je dis qu’il y a… Complotiste, vous savez ce que c’est les complotistes, et le complotistes ça finit généralement… » (…)

 

- F T : « Sur ce sujet j’ai eu à m’expliquer, et je me suis expliquer, et je crois que les gens ont été assez convaincus, tant qu’il n’y aura pas une loi en France, et vous pouvez écrire à votre député si vous voulez que les gens ne puissent plus dire qu’ils doutent de ce qu’ils appellent la version officielle d 11 septembre, si vous voulez qu’ils n’aient plus le droit de le dire… »

 

- P C : « Ils ont le droit de le dire… »

 

- F T : « Et ben alors ? » (…)

 

- P C : « Non, il y a eu d’autres choses… » (…)

 

- F T : « Il y avait des gens en face de lui qui lui[Mathieu Kassowitz] ont dit qu’il était fou, le débat a eu lieu, point terminé. Si vous, si je disais là, si je vous disais là « j’ai des doutes sur le fait que Lee Harvey Oswald était le seul tireur le jour de l’assassinat de Kennedy », qu’est-ce que vous faites, vous m’accusez de négationnisme et me faites arrêter par la police ? »

 

- P C : « Non évidemment pas, évidemment pas, évidemment pas. »

 

- F T : « Bon, quelle différence ? Quelle différence ? »

 

- P C : « Je, je, je pointe… Non simplement vous dites toutes les opinions… » (…)

 

- P C : « Vous dites simplement que toutes les opinions se valent et qu’on peut entendre absolument toutes les opinions, moi je… »

 

- F T : « Toutes les opinions autorisées par la loi, et en France sont défendues par la Constitution, tout ce qui n’est pas interdit est autorisé, et ce n’est pas moi, animateur de télévision qui vais décider de ce que l’on a le droit de dire, il y a des livres qui paraissent, des films qui sortent, vous avez le droit de faire le tri, c’est votre responsabilité… »

 

- P C : « Je dis simplement qu’on a une responsabilité. »

 

- F T : « Et ben c’est la vôtre, moi la mienne, c’est de… »

 

- P C : « Vous avez une responsabilité aussi. » (…)

 

- F T : « Moi, ma responsabilité c’est que en tant qu’animateur d’une émission de débat sur le service public je m’interdis d’être le procureur ou le défenseur des uns et des autres et surtout de censure qui que ce soir sur quelque sujet que ce soit, à partir du moment où il respecte la loi. Mais il n’y a eu le moindre problème dans « Ce soir ou jamais » y compris avec les gens que vous avez cité, je parle de Dieudonné et d’Alain Soral qui sont dans des positions un peu spéciales… »

 

- P C : « Il y en eu d’autres, y’en a eu d’autres… »

 

- F T : « Je ne parle pas de Tariq Ramadan et de Marc-Edouard Dabe qui sont invités partout… »

 

- P C : « Condamnés, condamnés plusieurs fois… » (…)

 

- F T : « Vous voulez que je vous fasse la liste d’un certain nombre de ministres qui ont été condamnés, y compris pour racisme, ça ne vous a pas empêché de les inviter dans votre émission de radio le lendemain… »

 

- P C : « Ah, pas beaucoup. »

 

- F T : « Ah oui ? Vous voulez qu’on cite des noms, vous les avez invités le lendemain, ça ne vous a pas gêné, bon voilà, parce qu’il se trouve que c’étaient des ministres ou des élus de la république, point. »


  Le processus totalitaire

 

Que conclure de ces échanges ? Tout le caractère totalitaire de la « pensée unique » y est exprimé. Et ici apparaît le processus totalitaire.

 

 

Toutes les opinions ne se valent pas, affirme Cohen. On n’a pas le droit de penser ce qu’on veut ! Il y a des positions admises et d’autres interdites, même si la loi ne les condamne pas. Ainsi, il n’est pas question de critiquer le rapport officiel sur les attentats du 11 septembre 2001 sous peine d’être traité de « complotiste ». Ces gens là sont des « cerveaux malades ». Eh bien ! Voilà exactement ce qu’a imaginé Orwell dans « 1984 » et ce que les Staliniens ont fait en envoyant les opposants considérés comme des « cerveaux malades » en asile psychiatrique.


 

Taddéï dans le collimateur de la nomenklatura

 

 

À cela, Taddéï répond qu’il estime remplir sa mission de service public en ne dressant pas une liste noire de personnes à ne pas inviter et en laissant toutes les opinions s’exprimer tant qu’elles ne sont pas interdites par la loi. Il s’interdit de jouer au procureur ou de se livrer à une quelconque censure. Mais, pour Cohen, en plus de la loi, les animateurs ont une responsabilité d’interdire à certaines opinions de s’exprimer. Ainsi, comme en tout régime totalitaire, la pensée unique est au-dessus de la loi et ne souffre aucune contestation.


 

bhl-17-mai-DSK.jpg

 Il eût été surprenant que BHL ne rajoute son grain de sel...

 

 

En écoutant Cohen, l’affaire est entendue. « Ce soir ou jamais » est dans le collimateur de la nomenklatura.  Et c’est terminé. Taddéï est foutu : ses adversaires ne lâchent jamais leur proie. Voici un extrait édifiant du « Monde »     où interviennent BHL et Caroline Fourest : « En persistant à inviter tous les assassins du vivre-ensemble de l’Hexagone sur la durée (Nabe, Soral, Ramadan, Dieudonné, Bouteldja, j’en passe et des plus pitoyables), Taddeï, anar zinzin et par conséquent véritable homme de convictions, a permis de faire émerger des leaders d’opinions là où il n’y avait que des esprits malades [NDLA - les « malades » du ciboulot, cela devient une obsession !], détruisant la République". "Ce soir ou jamais" ? Du "sous-Polac" avec "du clash et du buzz" sans intérêt. Au lendemain de l'émission sur Dieudonné, Caroline Fourest sur twitter, renchérit finement sur le même thème : "Chez Taddei, la démocratie médiatique, c'est 5 minutes pour les Juifs, et 10 minutes pour Hitler". » Il est curieux que ce « sous-Polac » attire des personnalités comme l’écrivain Philippe Sollers ou le directeur du Collège de France, Pierre Rosanvallon qui étaient présentes la semaine suivante sur le plateau de Taddéï.

 

 

 alain-soral-_9_.jpg

Alain Soral, écrivain sulfureux au parcours chaotique se livre volontiers à la provocation et à l'abjection. Faut-il, pour autant, le faire taire ?

 


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 Marc - Edouard Nabe autre écrivain sulfureux s'apprête à publier à compte d'auteur un bouquin de 1000 pages contre Soral. Son manque d'esprit de synthèse lui coûte cher !

 

 

La réalité de l’antisémitisme

 

 

 

Essayons de raisonner en dehors de passions malsaines. L’antisémitisme existe en France. C’est une réalité qui se manifeste sous deux formes.


En premier lieu, il subsiste, cela a déjà été écrit ici, un vieux fond antisémite dans une partie de la population française qui s’exprime par une hostilité latente à l’égard de la Communauté juive. Cet antisémitisme est ancien. Il date de l’affaire Dreyfus. Il a connu son paroxysme par les lois antijuives du régime de Pétain et la rafle du Vel d’Hiv en 1943. Il n’a jamais totalement disparu depuis. Ce fut le négationnisme cautionné par un Le Pen avec son fameux « détail de l’histoire ». Il est l’apanage de personnage comme Soral ou Nabe. Il se retrouve également dans la partie réactionnaire du monde catholique, celle que l’on a vu dans la rue lors de la controverse sur le mariage « pour tous » et qui fait campagne aujourd’hui pour l’abrogation de la loi Veil sur l’avortement.


 

 

Le second antisémitisme est lié au conflit israélo-palestinien. Il émane de groupes radicalisés au sein de la population musulmane maghrébine et africaine. Il s’exprime par la violence à l’égard de jeunes Juifs qui peut aller jusqu’au crime, comme ce fut le cas avec le crime de l’Ivoirien Youssouf Fofana qui a enlevé, séquestré, torturé à mort le jeune Juif Ilan Halimi. Résultat : le climat entre Musulmans et Juifs s’est plus que tendu et la moindre étincelle peut déclencher l’explosion.


Face à ce crime et à ces violences, la réponse de certains Juifs est plus que musclée. Ainsi, la Ligue de Défense Juive, milice privée très agressive interdite aux Etats-Unis et en… Israël, a pignon sur rue dans les quartiers juifs des grandes villes françaises. Les affiches de la LDJ fleurissent dans le quartier du Marais à Paris où se trouve la rue des Rosiers. Des groupes de jeunes Juifs hassidim y manifestent le vendredi en fin d’après-midi à chaque début de shabbat qui devrait en principe être un moment de recueillement et de sérénité annonçant le repos hebdomadaire, en scandant « shabbat shalom ! » comme un slogan et font pression sur les passants pour qu’ils rentrent chez eux. J’en ai été personnellement témoin.


Bref, de tous les côtés, rien n’est fait pour réduire les tensions.

 

Le rôle du CRIF

 

En outre, des lobbies de la Communauté juive se radicalisent. C’est le cas du CRIF (Conseil Représentatif des Institutions juives de France) qui se transforme en une officine politique et de propagande du gouvernement conservateur israélien et de sa politique. En effet, l’opinion publique en Europe occidentale est de plus en plus critique à l’égard de la politique agressive de la droite au pouvoir en Israël. Toute critique de cette politique est dénoncée avec force comme une manifestation d’antisémitisme. Comme le CRIF entretient d’excellentes relations avec des hommes et des femmes de médias, il arrive aisément à faire passer son message. La pression qu’il exerce est telle que la plupart des grands responsables politiques lui font allégeance.


Cela a évidemment une influence sur la diplomatie française et sur l’opinion publique. Il est devenu malaisé d’émettre une critique de la politique israélienne sans se faire étiqueter comme antisémite. Aussi, les adversaires de la droite israélienne se taisent. Cela laisse le champ libre aux extrémistes qui ne manquent pas d’en profiter pour envenimer les choses.


Enfin, toute tentative de dialogue entre les deux parties, toute initiative de paix est considérée comme suspecte. Les personnes qui se sont engagées dans cette voie sont surveillées par la police et fichées par les services israéliens.

 

La liberté d’expression est inaliénable.

 

Ce constat inquiétant doit-il servir de prétexte à des atteintes au droit fondamental de la liberté d’expression ? 


Après tout les Soral, Nabe, Dieudonné et consorts ne sont pas au sommet des ventes en librairie. Mais, ils ont le droit de s’exprimer dans le cadre de la loi.


On va m’accuser de théorie du complot, mais tant pis ! En définitive, ne met-on pas en avant les propos abjects de ces personnages qui ne méritent que des haussements d’épaule et le silence du mépris dans le but de restreindre la capacité critique de l’opinion publique ?


En corollaire, pourquoi n’applique-ton pas la loi à l’égard de ces individus ?  N’en prendra-t-on prétexte pour restreindre la liberté d’expression ?


Ce ne sera jamais assez dit : il existe des moyens de lutte contre les tenants de l’antisémitisme et du racisme. Utilisons-les. Et surtout, battons-nous pour éliminer les causes de leur développement.


Enfin, quand on voit les attaques contre l’humoriste Nicolas Bedos, aura-t-on encore droit à l’outrance ?


Oui, sous peine de perdre notre libre examen, la liberté d’expression est inaliénable.

 

Pierre Verhas

 

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Published by pierre verhas
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commentaires

Adario 29/01/2014 10:55

C'est avec un peu de retard que je viens de lire votre billet - je vous lis régulièrement. S'il est vrai que l'antisémitisme a connu un point culminant avec l'affaire Dreyfus, il n'en reste pas
moins qu'il a toujours été latent depuis des siècles (vieilles antiennes : les marchands du Temple, les Juifs n'auraient-ils pas mis à mort Jésus, etc. ?). Au XIXe siècle, l'on trouve des allusions
antisémites fréquentes chez Balzac ou George Sand par exemple : allusions insidieuses qui influencent - presque malgré lui - le lecteur.

D'accord avec vous pour la liberté d'expression mais malheureusement lorsque celui ou celle qui est au pouvoir se sent menacé(e) par une révélation, qu'il (ou elle) soit de droite ou de gauche - et
à plus forte raison se disant défenseur de la liberté d'expression -, sa réaction est une réaction d'interdit : monsieur ou madame essaie d'interdire la diffusion de l'article (à moins que cela ne
l'arrange !!).

Aujourd'hui, Internet est un outil qui pourrait être vu comme un contre-pouvoir mais qui, lorsqu'on lit sur les blogs certains commentaires, s'avère, hélas, la représentation affigeante qu'ont
connue nos parents et nos grands-parents avec les lettres ou les coups de téléphone anonymes. Et, évidente contradiction, que devient la liberté d'expression quand on sait que, grâce à Internet,
nous sommes tous fichés ?

Philippe 22/01/2014 07:57

Autre exemple de la pensée unique, en Grèce, où l'auteur d'une caricature visant l'église orthodoxe est condamné à de la prison ferme !
http://www.numerama.com/magazine/28110-10-mois-de-prison-pour-une-caricature-sur-facebook-en-europe.html

Daniel evraerd 21/01/2014 18:48

La démocratie porte en elle les ferments de sa destructions
Ce n'est pas neuf.
Il faudrait peu de changement à la Déclaration Universelle des droits de l'Homme pour définir où commence l'atteinte à la démocratie.
Je crois me souvenir d'une proposition qui n'a pas été suivie.