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  • : Le blog de pierre verhas
  • : Blog consacré à l'actualité dans les domaines de la politique et de l'astronomie, vus au sens large. Ce blog n'est pas neutre : il se positionne à gauche, de philosophie laïque et donnant la primauté à l'expérience sur la spéculation. Ce blog est ouvert au débat, à l'exception des invectives, des attaques personnelles et des insultes qui seront systématiquement rejetées afin de permettre à chacun(e) de débattre en toute liberté et dans la sérénité qui n'exclut en rien la passion.
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30 septembre 2013 1 30 /09 /septembre /2013 16:11

C’est un monde curieux et secret que nous décrit Merry Hermanus dans ce qu’on peut appeler ses mémoires intitulées « L’Ami encombrant » (Luc Pire, 382 pp., Liège, 2013), le monde de l’administration et de la politique en Belgique. Il l’a côtoyé et il en fit aussi partie, jusqu’il y a peu.

 

 

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Merry Hermanus livre sa vision des choses sans complaisance.

 

 

C’est aussi l’histoire du socialisme à Bruxelles qu’il a vécu de près et qu’il décrit sans complaisance ni amertume.

 

Toute sa vie professionnelle fut consacrée à la fonction publique avec, certes, un éphémère mandat de député régional comme il l’écrit lui-même et deux mandats d’échevin à sa commune de Jette. Mais, si on veut le comprendre, sa profession s’inscrivait dans un cadre plus large : il est avant tout un militant. Merry Hermanus décrit ses débuts de fonctionnaire. Après avoir réussi brillamment un concours de recrutement, il fut enterré dans l’administration provinciale et courtelinesque du Brabant dont il s’évada très vite. Jeune agent de l’Etat, il eut un projet en tête : moderniser  et informatiser la fonction publique. Cependant, s’il y eut par la force des choses, modernisation et informatisation, il ne parvint jamais à imposer ses idées dans ce qu’il appela plus tard le « Far west informatique ».

 

Hermanus, même s’il fit une splendide carrière de commis de l’Etat, en dépit des accidents sérieux qui ont bouleversé son parcours, fut toujours, selon ses propos, un « infiltré ». Cependant, il comprit très vite le système : « Tout au long de ma carrière, j’ai d’ailleurs pu constater que ceux qui se mettaient en tête de vouloir moderniser l’Administration en ignoraient les fondements essentiels, à savoir qu’elle est au service des citoyens et des élus. »

 

Et l’auteur ajoute, et c’est sans doute là le secret de cette cohabitation permanente entre l’administratif et le politique chez lui : « Le rêve de beaucoup de fonctionnaires étant d’être une fois pour toutes débarrassés du politique, ne se rendant nullement compte qu’alors nous rentrerions dans un autre système politique. »

 

Exclu du Parti socialiste pour le réintégrer par la grande porte.

 

En 1971, Merry Hermanus décida de réintégrer le Parti socialiste… dont il avait été exclu sept années plus tôt ! En effet, il faisait partie des Jeunes Gardes Socialistes qu’on accusait de « trotskisme » et qui furent dissoutes par le Parti. Commença alors sa longue carrière de « cabinetard » - ce qu’il ne fut jamais en fait – d’abord chez Irène Pétry, éphémère ministre de la Coopération  au développement, femme de gauche, au tempérament aussi bouillant que brouillon, n’ayant d’après lui aucun feeling politique. Cependant, il y apprit beaucoup de choses et put voir l’autre côté du miroir. À son niveau, anticolonialiste convaincu, il fut en quelque sorte le loup dans la bergerie de ces anciens coloniaux qui squattaient ce qu’il appelle « l’OVNI administratif de la coopération au développement ».

 

 

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Irène Pétry, femme de conviction, mais brouillonne...

 

 

Irène Pétry fut virée du gouvernement et Hermanus fut transféré au « 16 », c’est-à-dire le 16 rue de la Loi, adresse du cabinet du Premier ministre où il resta longtemps, même lorsque le PS était dans l’opposition. C’est là qu’Hermanus fut chargé des négociations pour les nominations politiques de fonctionnaires. Il acquit ainsi un pouvoir énorme. Il assura ce travail pendant vingt ans. Comme il l’écrit : « Je fus un homme très invité et redouté, flatté et bien sûr haï par ceux qui n’avaient pas obtenu satisfaction, toujours plus nombreux, cela va de soi, que ceux dont les espoirs étaient comblés. »

 

Les mains dans le cambouis

 

En outre, cela il ne l’écrit pas, il incarna le prototype même de l’intrusion « inadmissible » de la politique dans la nomination des fonctionnaires. La droite avait trouvé en lui le bouc émissaire d’une administration mille fois critiquée pour son inefficacité, ses excès de pouvoir, ses fonctionnaires, viles créatures politiques fainéantes, ignares et incompétentes. En réalité, bien que fidèle à ses « patrons », les présidents successifs du Parti socialiste auxquels il ne cachait rien, Hermanus était l’homme qui mit les mains dans le cambouis. C’est ainsi qu’il prit tous les coups pour eux et qu’il en donna aussi. Et puis, il finissait par en connaître trop « beaucoup trop ». Et cela peut finir par être dangereux. Lucide, il écrit : « …dès cette époque, je suis devenu dans le monde politique un personnage que l’on a adoré détester, et oserais-je dire que je me suis complu dans ce rôle. »

 

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Edmond Leburton n'était pas à sa place comme "Premier".

 

 

Le gouvernement Leburton se termina lamentablement, emberlificoté dans les scandales Baudrin et Ibramco. Cela permit à Hermanus de découvrir les mille et un petits secrets du petit monde des cabinets ministériels. Dans la crise, il eut la chance d’acquérir très vite une expérience qui le servit toute sa carrière. Des élections anticipées se déroulèrent en 1974 et les Socialistes furent jetés dans l’opposition. Tindemans forma un gouvernement de droite.

 

L’opposition est une période productive et dynamique.

 

Il fut avec son patron le seul socialiste à rester au « 16 » où il fut nommé. Il vit de près le fonctionnement du gouvernement conservateur de Tindemans. Cela ne l’empêcha pas de continuer à militer. Il collabora activement avec Guy Spitaels, qu’il avait connu à la CGSP, puis au cabinet Leburton et qui avait réussi à s’imposer à Ath, sa région d’origine, comme sénateur provincial. Hermanus savait choisir les hommes qui compteraient plus tard.

 

« L’opposition loin d’être une période d’abattement, est toujours productive, dynamique, révélatrice de nouveaux talents. C’est ce qui manque au PS d’aujourd’hui, au pouvoir partout, sans discontinuer depuis 1988. C’est une catastrophe pour les idées et la qualité du personnel politique. Cela change les perspectives et les mentalités. Le pouvoir pour le pouvoir est destructeur, débilitant, il éloigne les militants et attirent les carriéristes sans âme. C’est dans l’opposition que se forgent les consciences, que les nouvelles générations se lèvent. »

 

Analyse lucide des choses, qui ne plaira certainement pas à tout le monde et on peut craindre que « militer » soit un verbe qui n’a plus sa place dans l’ère de la mondialisation néolibérale où la compétition et l’individualisme ont tué la solidarité et les idéaux. Philippe Moureaux, Roger Lallemand et Merry Hermanus ont décidé de fonder le Club de Recherche Socialiste sur le modèle du CERES français de Jean-Pierre Chevènement.

 

 

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Guy Cudell : le bourgmestre symbole de St-Josse ten Noode et d'un certain socialisme

 

 

Il travailla aussi avec Guy Cudell, personnage haut en couleur, bourgmestre de Saint-Josse ten Noode jusqu’à sa mort, qu’Hermanus avait connu comme secrétaire d’Etat à la coopération au développement et aux… affaires bruxelloises. Il admirait son dynamisme, sa fougue, sa capacité à trouver de nouvelles idées et à les mettre en application et aussi, sa sincérité. Cudell organisait dans sa mairie de Saint-Josse des petits déjeuners de travail qui furent ce qu’on appelle aujourd’hui un think tank pour la future action socialiste à Bruxelles.

 

 

 

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Léo Tindemans, Premier ministre; annonçant sa démission devant un Leburton, alors Président de la Chambre, ébahi...

 

 

Le gouvernement Tindemans s’effondra en mars 1977 et des élections eurent lieu en avril 1977 où le Parti socialiste gagna deux sièges. Ce furent les négociations du pacte d’Egmont, premier grand accord sur la régionalisation, qui était mort-né. Merry Hermanus fut désigné chef de cabinet du Ministre de la Fonction publique, le Louviérois Léon Hurez qui était aussi Vice-premier ministre, dont le chef de cabinet fut Philippe Moureaux, devenu l’homme de confiance d’André Cools. Merry Hermanus appréciait Léon Hurez pour sa loyauté. Cependant, il découvrit le phénomène de cour qu’il détestait par-dessus tout, mais qu’il ne manqua pas d’exploiter. Il fit aussi la connaissance de tout ce qui « comptait » au Parti socialiste.

 

Un système

 

L’homme à tout faire fut à ce moment-là confronté à un autre aspect, moins reluisant et plus secret. Il raconte qu’un homme d’affaires flamand vint le voir et lui proposa une mallette bourrée de billets de banque. Hermanus refusa timidement et invita son interlocuteur à s’adresser au trésorier du Parti. Il eut ainsi contact avec de nombreuses entreprises. Il y eut des tentatives de corruption, une multinationale lui proposa une planque dorée. Il refusa systématiquement, mais il atterrissait, bon gré mal gré, au cœur d’un système qui finira par l’ébranler durement.

 

Hermanus dénonce aussi un phénomène qui joua un rôle funeste chez les dirigeants socialistes : l’alcool. Si Cools était une force de la nature et supportait la boisson comme personne, mais ce n’était pas le cas des autres, loin de là. Cependant, à propos de ces hommes, Hermanus avoue : « … peut-être que ces amateurs intempérants avaient plus de cœur et de tripes que les professionnels amidonnés, condamnés à l’éternel et hypocrite sourire télévisuel, formatés par des gourous en comm’, virtuoses de la langue de bois qui domine maintenant le monde politique. » Les temps changent !

 

Il y a toujours eu collusion entre le monde des affaires et les partis politiques et, évidemment, le Parti socialiste. Cette contradiction  peut gêner, mais elle est réalité. A cette époque, la fin de la décennie 1970, l’un d’entre eux, très connu, était très proche du PS : Pierre Salik. Mais son énorme influence n’était connue que d’un tout petit cercle. Un signe de l’histoire…

 

Rupture et crise

 

L’instabilité politique du moment due à l’interminable crise communautaire amena une succession de crises politiques. En 1978, le Parti socialiste éclata en une aile flamande – le SP –  et une aile francophone – le PS. Des élections s’en suivirent et le résultat des socialistes fut médiocre. Une très longue négociation s’en suivit. Philippe Moureaux, épuisé, se retira pendant deux mois. Cools et Spitaels demandèrent à Hermanus d’assurer deux cabinets, celui des PTT et celui du Vice-Premier ministre en remplacement de Moureaux qui réoccupa son poste en avril 1979, lorsque Spitaels fut nommé Vice-Premier ministre. Au passage, Merry Hermanus ne cache pas l’admiration qu’il a eue pour les ministres Robert Urbain et André Baudson qui passèrent aux PTT.

 

 

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André Cools et Guy Spitaels : deux destins liés, mais deux hommes terriblement éloignés

 

   

En mais 1980, nouveau gouvernement où sont associés les libéraux. Hermanus devint chef de cabinet du Vice-premier Spitaels et Moureaux monta comme ministre de l’Intérieur et des réformes institutionnelles. Il mit en œuvre la réforme d’août 1980 créant les régions et les communautés à l’exception de Bruxelles.

 

 

 

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Philippe Moureaux : homme de contradictions

 

 

André Cools devenait trop encombrant pour certains et était dès lors entraîné vers la porte de sortie. Il décida de quitter la présidence du PS et proposa Spitaels pour lui succéder. Un Congrès eut lieu à Namur pour élire le nouveau Président. Trois candidats étaient en lice : Spitaels, Glinne et Van der Biest. Malgré l’appui de tout l’appareil du Parti, Glinne était un rival sérieux. Il y eut deux tours et, personnellement, je sais qu’il y a eu de la tricherie pour l’éliminer, car logiquement Glinne avait plus de voix que Spitaels. Hermanus ne le dit pas, mais il explique qu’il a fallu rattraper dare dare entre deux tours les délégués de… Molenbeek, nouvelle commune de Moureaux, qui préféraient l’ambiance des bistrots namurois à celle de la salle du centre culturel de la future capitale wallonne. Heureusement, sinon c’était fichu pour Spitaels, tricherie ou non.

 

D’un cabinet à l’autre

 

Hermanus fut ensuite nommé chef de cabinet de Mathot qui remplaça Spitaels au poste de Vice-premier. Autant, il décrit le caractère brouillon du Liégeois, autant il admire son intelligence hors du commun et sa rapidité à appréhender les choses. Mais cette période fut émaillée de bizarreries, de comportements étranges. Il raconte qu’un jour, il vit sortir une femme nue du bureau du ministre !

 

 

 

  

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Guy Mathot garda ses secrets.

 

 

Après les élections de 1981, catastrophiques pour le PS, qui ne fut pas repris dans la nouvelle coalition chrétienne libérale, mais qui assura les présidences des nouveaux gouvernements de la communauté française et de la région wallonne, Hermanus devint chef de cabinet de Moureaux, premier ministre président de la communauté française. Toujours le cambouis !

 

Après l’aventure du cabinet, Hermanus parvint à se faire nommer secrétaire général du ministère de la Communauté française d’abord place Stevens, dans l’immeuble tour qui fut construit sur le site de l’ancienne Maison du Peuple et ensuite à Molenbeek, dans un bâtiment construit boulevard Léopold II, au coin de la rue Ribaucourt.

 

Le maelström

 

Des contrats avec INUSOP, l’Institut de sondage fondé par l’ULB et dirigé par Nicole Delruelle, par ailleurs grande amie d’André Cools, firent l’objet d’une enquête judiciaire. C’est là qu’il vécut toutes les lâchetés de ses pairs. De démiurge de la fonction publique, il devint le pestiféré rejeté pour tous. Après l’assassinat d’André Cools, l’affaire Agusta Dassault de pots de vin pour l’achat d’hélicoptères militaires mena devant la Cour de cassation les plus grands leaders socialistes dont Willy Claes, à l’époque secrétaire général de l’OTAN, Guy Matot, Guy Spitaels et Merry Hermanus.

 

Moureaux et Spitaels étaient deux fortes personnalités dissemblables sur bien des points mais ayant en commun une arrogance, un autoritarisme et un ego démesurés. Et pourtant, Hermanus qui les a fréquentés, qui fut leur homme à tout faire, a détecté chez eux d’immenses faiblesses, derrière leur masque hiératique. Dès qu’on pénètre dans leur intimité, ses personnages publics se transforment parfois en enfants pathétiques.

 

Un soir, juste avant le déclenchement de l’affaire INUSOP, la compagne de Philippe Moureaux le supplia de venir de toute urgence. Il trouva un Moureaux hagard, couché sur un lit, un revolver sur la table de chevet. Il lui fit une série de confidences et afficha ainsi une terrible faiblesse face à la tempête qui s’annonçait. Hermanus en fut abasourdi. Il avait devant lui un homme abattu, désespéré, pleurant sur son sort.  Lui qui avait connu la prison, qui y avait, comme il l’écrit, trouvé de la sérénité, car il a vécu ce que ses chefs ignoraient, eut difficile à accepter cette faiblesse soudaine devant l’adversité. Il se rendit compte, sans doute, car il ne l’affirme pas, que cet homme si sûr de lui et dominateur n’était qu’apparence torturé par une origine sociale qui n’était pas en phase avec les idées qu’il exprimait et surtout qui ne parvenait pas à les assumer.

 

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Guy Spitaels : sphinx au visage hiératique

 

 

Spitaels était différent. Nul ne peut le remettre qu’à un sphinx jetant sur le monde le regard d’une mystérieuse supériorité, même dans les circonstances les plus tragiques.  Hermanus raconte la cérémonie de funérailles de sa fille. En effet, Spitaels a supporté le pire drame qu’un père puisse rencontrer : la perte tragique d’un enfant. La cérémonie eut lieu à l’hôtel de ville d’Ath. Une foule immense s’y trouvait. Merry Hermanus après avoir fait la file se trouva devant ce père écrasé par la douleur, mais debout, silencieux, au regard lointain, à qui il serra la main sans dire un mot. Un moment impressionnant. Et pourquoi avait-il choisi de montrer son chagrin devant cette multitude ? Une autre fois, Spitaels caricaturé en Louis XIV par le dessinateur du « Soir », Royer, organisa une réception dantesque au Cinquantenaire où il invita tout ce qui comptait en Belgique il se conduisit en « roi soleil » et afficha sa velléité dominatrice.

 

Pourtant, comme l’écrit Hermanus : « Le miroir du réel était manifestement brisé. »  

 

Où est le socialisme ?

 

Des milliers de militants, dont j’ai fait partie, ont cru et oeuvré à l’avènement d’un socialisme démocratique. Nous pensions après 1968  que la révolution était en définitive illusion et ne mènerait qu’au désastre. Nous pensions que des hommes comme André Cools et Philippe Moureaux pourraient, comme d’autres l’ont tenté ailleurs, réussir ce compromis historique entre la démocratie libérale et le socialisme de justice. Cela fut impossible.

 

Cools, après avoir été balayé par ses pairs, fut dix ans après assassiné dans des circonstances non encore élucidées. Les scandales Agusta et INUSOP flétrirent à tort ou à raison le PS. Hermanus, en bon soldat, assuma ce qu’il n’estima pas être une faute, mais Spitaels se réfugia dans la dénégation et le déshonneur. Moureaux, éclaboussé mais non atteint,  prôna de son côté, fort de sa principale œuvre politique, la loi réprimant les actes de racisme, un illusoire multiculturalisme qu’il confondit avec l’universalisme. 

 

Le Parti socialiste s’est dès lors retrouvé sans chef, sans direction. Désormais, seul le pouvoir compte, pouvoir que ce Parti exerce depuis 1988 sans discontinuer. Elio Di Rupo, son actuel chef de file, en dépit de ses efforts sans doute sincères, n’arrive pas à s’imposer. Les idées ne sont plus là et surtout, le cœur n’y est plus.

 

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Merry Hermanus est un "voltairien" au fond de lui-même.

 

 

Merry Hermanus ne règle pas ses comptes, comme certains l’ont tout de suite proclamé dès la parution de son livre. Il livre sa vision des choses. Certes, tout n’est pas dit et ce qui est dit peut gêner. Mais il attire l’attention sur un point essentiel : le Socialisme n’a plus de militants. Cependant, qui dit que bientôt, d’autres, face à la terrible crise actuelle, ne s’engageront pour construire une société socialiste sur des bases nouvelles, tirant les leçons des terribles erreurs du passé. C’est ainsi que se construit dramatiquement l’avenir.

 

 

Pierre Verhas

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Published by pierre verhas
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