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  • : Le blog de pierre verhas
  • : Blog consacré à l'actualité dans les domaines de la politique et de l'astronomie, vus au sens large. Ce blog n'est pas neutre : il se positionne à gauche, de philosophie laïque et donnant la primauté à l'expérience sur la spéculation. Ce blog est ouvert au débat, à l'exception des invectives, des attaques personnelles et des insultes qui seront systématiquement rejetées afin de permettre à chacun(e) de débattre en toute liberté et dans la sérénité qui n'exclut en rien la passion.
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20 janvier 2009 2 20 /01 /janvier /2009 21:00
Voici le discours de 1963 de Martin Luther King "I have a dream" . A comparer avec celui de Barak Hussein Obama qui sera diffusé demain. Avec mes remercients à Bernard Gasté dit Boaz le Carnute.


Souvenons nous, ce n'est plus un rêve .......

Martin Luther King - J’ai fait un rêve

 


Je suis heureux de participer avec vous aujourd’hui à ce rassemblement qui restera dans l’histoire comme la plus grande manifestation que notre pays ait connu en faveur de la liberté.

Il y a un siècle de cela, un grand américain qui nous couvre aujourd’hui de son ombre symbolique signait notre acte d’émancipation. Cette proclamation historique faisait, comme un grand phare, briller la lumière de l’espérance aux yeux de millions d’esclaves noirs marqués au feu d’une brûlante injustice. Ce fut comme l’aube joyeuse qui mettrait fin à la longue nuit de leur captivité.

Mais cent ans ont passé et le Noir n’est pas encore libre. Cent ans ont passé et l’existence du Noir est toujours tristement entravée par les liens de la ségrégation, les chaînes de la discrimination ; cent ans ont passé et le Noir vit encore sur l’île solitaire de la pauvreté, dans un vaste océan de prospérité matérielle ; cent ans ont passé et le Noir languit toujours dans les marches de la société américaine et se trouve en exil dans son propre pays.

C’est pourquoi nous sommes accourus aujourd’hui en ce lieu pour rendre manifeste cette honteuse situation. En ce sens, nous sommes montés à la capitale de notre pays pour toucher un chèque. En traçant les mots magnifiques qui forment notre constitution et notre déclaration d’indépendance, les architectes de notre république signaient une promesse dont héritaient chaque Américain. Aux termes de cet engagement, tous les hommes, les Noirs, oui, aussi bien que les Blancs, se verraient garantir leurs droits inaliénables à la vie, à la liberté et à la recherche du bonheur.

Il est aujourd’hui évident que l’Amérique a failli à sa promesse en ce qui concerne ses citoyens de couleur. Au lieu d’honorer son obligation sacrée, l’Amérique a délivré au peuple noir un chèque sans valeur ; un chèque qui est revenu avec la mention "Provisions insuffisantes". Nous ne pouvons croire qu’il n’y ait pas de quoi honorer ce chèque dans les vastes coffres de la chance en notre pays. Aussi sommes nous venus encaisser ce chèque, un chèque qui nous fournira sur simple présentation les richesses de la liberté et la sécurité de la justice.

Nous sommes également venus en ce lieu sanctifié pour rappeler à l’Amérique les exigeantes urgences de l’heure présente. Il n’est plus temps de se laisser aller au luxe d’attendre ni de pendre les tranquillisants des demi-mesures. Le moment est maintenant venu de réaliser les promesses de la démocratie ; le moment est venu d’émerger des vallées obscures et désolées de la ségrégation pour fouler le sentier ensoleillé de la justice raciale ; le moment est venu de tirer notre nation des sables mouvants de l’injustice raciale pour la hisser sur le roc solide de la fraternité ; le moment est venu de réaliser la justice pour tous les enfants du Bon Dieu. Il serait fatal à notre nation d’ignorer qu’il y a péril en la demeure. Cet étouffant été du légitime mécontentement des Noirs ne se terminera pas sans qu’advienne un automne vivifiant de liberté et d’égalité.

1963 n’est pas une fin mais un commencement. Ceux qui espèrent que le Noir avait seulement besoin de laisser fuser la vapeur et se montrera désormais satisfait se préparent à un rude réveil si le pays retourne à ses affaires comme devant.

Il n’y aura plus ni repos ni tranquillité en Amérique tant que le Noir n’aura pas obtenu ses droits de citoyen.

Les tourbillons de la révolte continueront d’ébranler les fondations de notre nation jusqu’au jour où naîtra l’aube brillante de la justice.

Mais il est une chose que je dois dire à mon peuple, debout sur le seuil accueillant qui mène au palais de la justice : en nous assurant notre juste place, ne nous rendons pas coupables d’agissements répréhensibles.

Ne cherchons pas à étancher notre soif de liberté en buvant à la coupe de l’amertume et de la haine. Livrons toujours notre bataille sur les hauts plateaux de la dignité et de la discipline. Il ne faut pas que notre revendication créatrice dégénère en violence physique. Encore et encore, il faut nous dresser sur les hauteurs majestueuses où nous opposerons les forces de l’âme à la force matérielle.

Le merveilleux militantisme qui s’est nouvellement emparé de la communauté noire ne doit pas nous conduire à nous méfier de tous les Blancs. Comme l’atteste leur présence aujourd’hui en ce lieu, nombre de nos frères de race blanche ont compris que leur destinée est liée à notre destinée. Ils ont compris que leur liberté est inextricablement liée à notre liberté. L’assaut que nous avons monté ensemble pour emporter les remparts de l’injustice doit être mené par une armée biraciale. Nous ne pouvons marcher tout seuls au combat. Et au cours de notre progression, il faut nous engager à continuer d’aller de l’avant ensemble. Nous ne pouvons pas revenir en arrière. Il en est qui demandent aux tenants des droits civiques : "Quand serez vous enfin satisfaits ?" Nous ne pourrons jamais être satisfaits tant que le Noir sera victime des indicibles horreurs de la brutalité policière.

Nous ne pourrons jamais être satisfaits tant que nos corps recrus de la fatigue du voyage ne trouveront pas un abris dans les motels des grand routes ou les hôtels des villes. Nous ne pourrons jamais être satisfaits tant que la liberté de mouvement du Noir ne lui permettra guère que d’aller d’un petit ghetto à un ghetto plus grand.

Nous ne pourrons jamais être satisfaits tant que nos enfants seront dépouillés de leur identité et privés de leur dignité par des pancartes qui indiquent : "Seuls les Blancs sont admis." Nous ne pourrons être satisfaits tant qu’un Noir du Mississippi ne pourra pas voter et qu’un Noir de New York croira qu’il n’a aucune raison de voter. Non, nous ne sommes pas satisfaits, et nous ne serons pas satisfaits tant que le droit ne jaillira pas comme les eaux et la justice comme un torrent intarissable.

Je n’ignore pas que certains d’entre vous ont été conduits ici par un excès d’épreuves et de tribulations. D’aucuns sortent à peine de l’étroite cellule d’une prison. D’autres viennent de régions où leur quête de liberté leur a valu d’être battus par les tempêtes de la persécution, secoués par les vents de la brutalité policière. Vous êtes les pionniers de la souffrance créatrice. Poursuivez votre tache, convaincus que cette souffrance imméritée vous sera rédemption.

Retournez au Mississippi ; retournez en Alabama ; retournez en Caroline du Sud ; retournez en Géorgie ; retournez en Louisiane, retournez à vos taudis et à vos ghettos dans les villes du Nord, en sachant que, d’une façon ou d’une autre cette situation peut changer et changera. Ne nous vautrons pas dans les vallées du désespoir.

Je vous le dis ici et maintenant, mes amis : même si nous devons affronter des difficultés aujourd’hui et demain, je fais pourtant un rêve. C’est un rêve profondément ancré dans le rêve américain. Je rêve que, un jour, notre pays se lèvera et vivra pleinement la véritable réalité de son credo : "Nous tenons ces vérités pour évidentes par elles-mêmes que tous les hommes sont créés égaux."

Je rêve que, un jour, sur les rouges collines de Géorgie, les fils des anciens esclaves et les fils des anciens propriétaires d’esclaves pourront s’asseoir ensemble à la table de la fraternité.

Je rêve que, un jour, l’État du Mississippi lui-même, tout brûlant des feux de l’injustice, tout brûlant des feux de l’oppression, se transformera en oasis de liberté et de justice. Je rêve que mes quatre petits enfants vivront un jour dans un pays où on ne les jugera pas à la couleur de leur peau mais à la nature de leur caractère. Je fais aujourd’hui un rêve !

Je rêve que, un jour, même en Alabama où le racisme est vicieux, où le gouverneur a la bouche pleine des mots "interposition" et "nullification", un jour, justement en Alabama, les petits garçons et petites filles noirs, les petits garçons et petites filles blancs, pourront tous se prendre par la main comme frères et sœurs. Je fais aujourd’hui un rêve !

Je rêve que, un jour, tout vallon sera relevé, toute montagne et toute colline seront rabaissés, tout éperon deviendra une pleine, tout mamelon une trouée, et la gloire du Seigneur sera révélée à tous les êtres faits de chair tout à la fois.

Telle est mon espérance. Telle est la foi que je remporterai dans le Sud.

Avec une telle foi nous serons capables de distinguer, dans les montagnes de désespoir, un caillou d’espérance. Avec une telle foi nous serons capables de transformer la cacophonie de notre nation discordante en une merveilleuse symphonie de fraternité. Avec une telle foi, nous serons capables de travailler ensemble, de prier ensemble, de lutter ensemble, d’aller en prison ensemble, de nous dresser ensemble pour la liberté, en sachant que nous serons libres un jour. Ce sera le jour où les enfants du Bon Dieu pourront chanter ensemble cet hymne auquel ils donneront une signification nouvelle -"Mon pays c’est toi, douce terre de liberté, c’est toi que je chante, pays où reposent nos pères, orgueil du pèlerin, au flanc de chaque montagne que sonne la cloche de la liberté"- et si l’Amérique doit être une grande nation, il faut qu’il en soit ainsi. Aussi faites sonner la cloche de la liberté sur les prodigieux sommets du New Hampshire.

Faites la sonner sur les puissantes montagnes de l’État de New York. Faites la sonner sur les hauteurs des Alleghanys en Pennsylvanie. Faites la sonner sur les neiges des Rocheuses, au Colorado. Faites la sonner sur les collines ondulantes de la Californie. Mais cela ne suffit pas.

Faites la sonner sur la Stone Mountain de Géorgie. Faites la sonner sur la Lookout Mountain du Tennessee. Faites la sonner sur chaque colline et chaque butte du Mississippi, faites la sonner au flanc de chaque montagne.

Quand nous ferons en sorte que la cloche de la liberté puisse sonner, quand nous la laisserons carillonner dans chaque village et chaque hameau, dans chaque État et dans chaque cité, nous pourrons hâter la venue du jour où tous les enfants du Bon Dieu, les Noirs et les Blancs, les juifs et les gentils, les catholiques et les protestants, pourront se tenir par la main et chanter les paroles du vieux "spiritual" noir : "Libres enfin. Libres enfin. Merci Dieu tout-puissant, nous voilà libres enfin."

Voici l'intégralité du discours d'investiture prononcé par Barack Obama, mardi 20 janvier au Capitole.

Chers compatriotes

Je suis ici devant vous aujourd'hui empli d'un sentiment d'humilité face à la tâche qui nous attend, reconnaissant pour la confiance que vous m'avez témoignée et conscient des sacrifices consentis par nos ancêtres.
Je remercie le président Bush pour ses services rendus à la nation ainsi que pour la générosité et la coopération dont il a fait preuve tout au long de cette passation de pouvoirs.

Quarante-quatre Américains ont maintenant prêté le serment présidentiel. Ils l'ont fait alors que gonflait la houle de la prospérité sur les eaux calmes de la paix. Mais il arrive de temps à autre que ce serment soit prononcé alors que s'accumulent les nuages et que gronde la tempête.
Dans ces moments, l'Amérique a gardé le cap, non seulement en raison de l'habileté ou de la vision de ses dirigeants, mais aussi parce que Nous le Peuple, sommes demeurés fidèles aux idéaux de nos ancêtres et à notre constitution.
Ainsi en a-t-il toujours été. Ainsi doit-il en être pour la présente génération d'Américains.

Nul n'ignore que nous sommes au beau milieu d'une crise. Notre nation est en guerre contre un vaste réseau de violence et de haine. Notre économie est gravement affaiblie, conséquence de la cupidité et de l'irresponsabilité de certains, mais aussi de notre échec collectif à faire des choix difficiles et à préparer la nation à une nouvelle ère. Des gens ont perdu leur maison ou leur emploi, des entreprises ont dû fermer leurs portes. Notre système de santé coûte trop cher. Nos écoles laissent tomber trop d'enfants et chaque jour apporte de nouvelles preuves que la façon dont nous utilisons l'énergie renforce nos adversaires et menace notre planète.
Ce sont les signes de la crise en termes statistiques. Mais, si elle n'est pas aussi tangible, la perte de confiance dans tout le pays n'en est pas moins profonde, nourrie de la crainte tenace que le déclin de l'Amérique soit inévitable et que la prochaine génération doive diminuer ses ambitions.
Je vous dis aujourd'hui que les défis auxquels nous faisons face sont réels. Ils sont importants et nombreux. Nous ne pourrons les relever facilement ni rapidement. Mais, sache le, Amérique, nous le relèverons.

En ce jour, nous sommes réunis car nous avons préféré l'espoir à la peur, la volonté d'agir en commun au conflit et à la discorde.
En ce jour nous proclamons la fin des doléances mesquines et des fausses promesses, des récriminations et des dogmes éculés qui ont pendant trop longtemps étouffé notre vie politique.
Nous demeurons une jeune nation. Mais pour reprendre les mots de la Bible, le temps est venu de se défaire des enfantillages. Le temps est venu de réaffirmer la force de notre caractère, de choisir la meilleure part de notre histoire, de porter ce précieux don, cette noble idée transmise de génération en génération: la promesse de Dieu que nous sommes tous égaux, tous libres et que nous méritons tous la chance de prétendre à une pleine mesure de bonheur.
Nous réaffirmons la grandeur de notre nation en sachant que la grandeur n'est jamais donnée mais se mérite. Dans notre périple nous n'avons jamais emprunté de raccourcis et ne nous sommes jamais contentés de peu. Cela n'a jamais été un parcours pour les craintifs, ceux qui préfèrent les loisirs au travail ou ne recherchent que la richesse ou la célébrité.
Au contraire, ce sont plutôt ceux qui ont pris des risques, qui ont agi et réalisé des choses - certains connus, mais le plus souvent des hommes et des femmes anonymes - qui nous ont permis de gravir le long et rude chemin vers la prospérité et la liberté.
Pour nous, ils ont rassemblé leurs maigres possessions et traversé des océans en quête d'une vie nouvelle.
Pour nous, ils ont trimé dans des ateliers de misère et colonisé l'Ouest. Ils ont connu la morsure du fouet et la dureté du labeur de la terre.
Pour nous, ils se sont battus et sont morts dans des lieux comme Concord et Gettysburg, en Normandie ou à Khe-Sanh (Vietnam, ndlr).
A maintes reprises ces hommes et ces femmes se sont battus, se sont sacrifiés, ont travaillé à s'en user les mains afin que nous puissions mener une vie meilleure. Ils voyaient en l'Amérique quelque chose de plus grand que la somme de leurs ambitions personnelles, que toutes les différences dues à la naissance, la richesse ou l'appartenance à une faction.

C'est la voie que nous poursuivons aujourd'hui. Nous demeurons la nation la plus prospère, la plus puissante de la Terre. Nos travailleurs ne sont pas moins productifs qu'au début de la crise. Nos esprits ne sont pas moins inventifs, nos biens et services pas moins demandés que la semaine dernière, le mois dernier ou l'an dernier. Nos capacités demeurent intactes. Mais il est bien fini le temps de l'immobilisme, de la protection d'intérêts étroits et du report des décisions désagréables.
A partir d'aujourd'hui, nous devons nous relever, nous épousseter et reprendre la tâche de la refondation de l'Amérique.
Où que nous regardions, il y a du travail. L'état de l'économie réclame des gestes audacieux et rapides. Et nous agirons - non seulement pour créer de nouveaux emplois mais pour jeter les fondations d'une nouvelle croissance. Nous allons construire les routes et les ponts, les réseaux électriques et numériques qui alimentent notre commerce et nous unissent.
Nous redonnerons à la science la place qu'elle mérite et utiliserons les merveilles de la technologie pour accroître la qualité des soins de santé et diminuer leur coût.
Nous dompterons le soleil, le vent et le sol pour faire avancer nos automobiles et tourner nos usines. Nous transformerons nos écoles et nos universités pour répondre aux exigences d'une ère nouvelle. Nous pouvons faire tout cela et nous le ferons.
Cela dit, il y a des gens pour s'interroger sur l'ampleur de nos ambitions, et suggérer que notre système n'est pas capable de faire face à trop de grands projets à la fois. Ils ont la mémoire courte. Ils ont oublié ce que ce pays a déjà accompli, ce que des hommes et des femmes libres peuvent réaliser quand l'imagination sert un objectif commun et que le courage s'allie à la nécessité.
Ce que les cyniques ne peuvent pas comprendre, c'est que le sol s'est dérobé sous leurs pieds et que les arguments politiques rancis auxquels nous avons eu droit depuis si longtemps, ne valent plus rien. La question aujourd'hui n'est pas de savoir si notre gouvernement est trop gros ou trop petit, mais s'il fonctionne - s'il aide les familles à trouver des emplois avec un salaire décent, à accéder à des soins qu'ils peuvent se permettre et à une retraite digne. Là où la réponse à cette question est oui, nous continuerons. Là où la réponse est non, nous mettrons un terme à des programmes.
Et ceux d'entre nous qui gèrent les deniers publics seront tenus de dépenser avec sagesse, de changer les mauvaises habitudes, de gérer en pleine lumière - c'est seulement ainsi que nous pourrons restaurer l'indispensable confiance entre un peuple et son gouvernement.

La question n'est pas non plus de savoir si le marché est une force du bien ou du mal. Sa capacité à générer de la richesse et à étendre la liberté est sans égale. Mais cette crise nous a rappelé que sans surveillance, le marché peut devenir incontrôlable, et qu'une nation ne peut prospérer longtemps si elle ne favorise que les plus nantis. Le succès de notre économie n'est pas uniquement fonction de la taille de notre produit intérieur brut. Il dépend aussi de l'étendue de notre prospérité, de notre capacité à donner une chance à ceux qui le veulent - non par charité mais parce que c'est la meilleure voie vers le bien commun.
En ce qui concerne notre défense à tous, nous rejettons l'idée qu'il faille faire un choix entre notre sécurité et nos idéaux. Nos Pères fondateurs, face à des périls que nous ne pouvons que difficilement imaginer, ont mis au point une charte pour assurer la prééminence de la loi et les droits de l'Homme, une charte prolongée par le sang de générations. Ces idéaux éclairent toujours le monde, et nous ne les abandonnerons pas par commodité.

A tous les peuples et les gouvernants qui nous regardent aujourd'hui, depuis les plus grandes capitales jusqu'au petit village où mon père est né (au Kenya, ndlr): sachez que l'Amérique est l'amie de chaque pays et de chaque homme, femme et enfant qui recherche un avenir de paix et de dignité, et que nous sommes prêts à nouveau à jouer notre rôle dirigeant.
Rappelez-vous que les précédentes générations ont fait face au fascisme et au communisme pas seulement avec des missiles et des chars, mais avec des alliances solides et des convictions durables. Elles ont compris que notre puissance ne suffit pas à elle seule à nous protéger et qu'elle ne nous permet pas d'agir à notre guise. Au lieu de cela, elles ont compris que notre puissance croît lorsqu'on en use prudemment; que notre sécurité découle de la justesse de notre cause, la force de notre exemple et des qualités modératrices de l'humilité et de la retenue.

Nous sommes les gardiens de cet héritage. Une fois de plus guidés par ces principes, nous pouvons répondre à ces nouvelles menaces qui demandent un effort encore plus grand, une coopération et une compréhension plus grande entre les pays.
Nous allons commencer à laisser l'Irak à son peuple de façon responsable et forger une paix durement gagnée en Afghanistan. Avec de vieux amis et d'anciens ennemis, nous allons travailler inlassablement pour réduire la menace nucléaire et faire reculer le spectre du réchauffement de la planète.
Nous n'allons pas nous excuser pour notre façon de vivre, ni hésiter à la défendre, et pour ceux qui veulent faire avancer leurs objectifs en créant la terreur et en massacrant des innocents, nous vous disons maintenant que notre résolution est plus forte et ne peut pas être brisée; vous ne pouvez pas nous survivre et nous vous vaincrons.
Nous savons que notre héritage multiple est une force, pas une faiblesse. Nous sommes un pays de chrétiens et de musulmans, de juifs et d'hindous, et d'athées. Nous avons été formés par chaque langue et civilisation, venues de tous les coins de la Terre. Et parce que nous avons goûté à l'amertume d'une guerre de Sécession et de la ségrégation (raciale), et émergé de ce chapitre plus forts et plus unis, nous ne pouvons pas nous empêcher de croire que les vieilles haines vont un jour disparaître, que les frontières tribales vont se dissoudre, que pendant que le monde devient plus petit, notre humanité commune doit se révéler, et que les Etats-Unis doivent jouer leur rôle en donnant l'élan d'une nouvelle ère de paix.

Au monde musulman: nous voulons trouver une nouvelle approche, fondée sur l'intérêt et le respect mutuels. A ceux parmi les dirigeants du monde qui cherchent à semer la guerre, ou faire reposer la faute des maux de leur société sur l'Occident, sachez que vos peuples vous jugeront sur ce que vous pouvez construire, pas détruire.
A ceux qui s'accrochent au pouvoir par la corruption et la fraude, et en bâillonant les opinions dissidentes, sachez que vous êtes du mauvais côté de l'histoire, mais que nous vous tendrons la main si vous êtes prêts à desserrer votre étau.
Aux habitants des pays pauvres, nous promettons de travailler à vos côtés pour faire en sorte que vos fermes prospèrent et que l'eau potable coule, de nourrir les corps affamés et les esprits voraces.
Et à ces pays qui comme le nôtre bénéficient d'une relative abondance, nous disons que nous ne pouvons plus nous permettre d'être indifférents aux souffrances à l'extérieur de nos frontières, ni consommer les ressources planétaires sans nous soucier des conséquences. En effet, le monde a changé et nous devons évoluer avec lui.

Lorsque nous regardons le chemin à parcourir, nous nous rappelons avec une humble gratitude ces braves Américains qui, à cette heure précise, patrouillent dans des déserts reculés et des montagnes éloignées. Ils ont quelque chose à nous dire aujourd'hui, tout comme les héros qui reposent (au cimetière national) à Arlington nous murmurent à travers les âges.
Nous les honorons non seulement parce qu'ils sont les gardiens de notre liberté, mais parce qu'ils incarnent l'esprit de service, une disponibilité à trouver une signification dans quelque chose qui est plus grand qu'eux. Et à ce moment, ce moment qui définira une génération, c'est précisément leur esprit qui doit tous nous habiter.
Quoi qu'un gouvernement puisse et doive faire, c'est en définitive de la foi et la détermination des Américains que ce pays dépend. C'est la bonté d'accueillir un inconnu lorsque cèdent les digues, le désintéressement d'ouvriers qui préfèrent travailler moins que de voir un ami perdre son emploi, qui nous permet de traverser nos heures les plus sombres.
C'est le courage d'un pompier prêt à remonter une cage d'escalier enfumée, mais aussi la disponibilité d'un parent à nourrir un enfant, qui décide en définitive de notre destin.

Les défis face à nous sont peut-être nouveaux. Les outils avec lesquels nous les affrontons sont peut-être nouveaux. Mais les valeurs dont notre succès dépend, le travail, l'honnêteté, le courage et le respect des règles, la tolérance et la curiosité, la loyauté et le patriotisme, sont anciennes. Elles sont vraies. Elles ont été la force tranquille du progrès qui a sous-tendu notre histoire. Ce qui est requis, c'est un retour à ces vérités. Ce qui nous est demandé maintenant, c'est une nouvelle ère de responsabilité, une reconnaissance, de la part de chaque Américain, que nous avons des devoirs envers notre pays et le monde, des devoirs que nous n'acceptons pas à contrecoeur mais saisissons avec joie, avec la certitude qu'il n'y a rien de plus satisfaisant pour l'esprit et qui définisse notre caractère, que de nous donner tout entier à une tâche difficile.
C'est le prix, et la promesse, de la citoyenneté.
C'est la source de notre confiance, savoir que Dieu nous appelle pour forger un destin incertain.
C'est la signification de notre liberté et de notre credo, c'est la raison pour laquelle des hommes, des femmes et des enfants de toutes les races et de toutes les croyances peuvent se réjouir ensemble sur cette magnifique esplanade, et pour laquelle un homme dont le père, il y a moins de 60 ans, n'aurait peut-être pas pu être servi dans un restaurant de quartier, peut maintenant se tenir devant vous pour prêter le serment le plus sacré.

Donc marquons ce jour du souvenir, de ce que nous sommes et de la distance que nous avons parcourue. Aux temps de la naissance des Etats-Unis, dans les mois les plus froids, un petit groupe de patriotes s'est blotti autour de feux de camp mourants, au bord d'une rivière glacée. La capitale fut abandonnée. L'ennemi progressait. La neige était tachée de sang. Au moment où l'issue de notre révolution était la plus incertaine, le père de notre nation (George Washington, nldr) a donné l'ordre que ces mots soits lus:
"Qu'il soit dit au monde du futur, qu'au milieu de l'hiver, quand seul l'espoir et la vertu pouvaient survivre, que la ville et le pays, face à un danger commun, (y) ont répondu".

O Etats-Unis. Face à nos dangers communs, dans cet hiver de difficultés, rappelons-nous ces mots éternels. Avec espoir et courage, bravons une fois de plus les courants glacés, et supportons les tempêtes qui peuvent arriver. Qu'il soit dit aux enfants de nos enfants que lorsque nous avons été mis à l'épreuve, nous avons refusé de voir ce parcours s'arrêter, nous n'avons pas tourné le dos ni faibli. Et avec les yeux fixés sur l'horizon et la grâce de Dieu, nous avons continué à porter ce formidable cadeau de la liberté et l'avons donné aux générations futures."


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11 janvier 2009 7 11 /01 /janvier /2009 20:50
Il fallait s'y attendre. Les esprits sont tellement échauffés que des incidents sérieux ont émaillé la manifestation de solidarité avec la Palestine, ce dimanche après-midi.

Le député MR (Mouvement réformateur, libéral de droite) a reçu un pavé en pleine figure et a été légèrement blessé. Manifestement, il ne sait pas esquiver comme son ami Bush. On peut se poser la question : que faisait-il dans cette galère ? Son parti a ouvertement approuvé la décision de l'Union européenne de procéder au "rehaussement" d'Israël, c'est-à-dire d'un statut privilégié de partenaire à l'Union européenne, cela

 comme par hasard juste avant l'opération "plomb durci". Il est plus qu'ambigü de participer ensuite à une manif' de solidarité avec les Palestiniens. Aussi, si le geste est fait exprès, ce qui n'est pas prouvé, la "tête pensante du MR" (par ailleurs ex PS) ne l'a pas volé. Il aura sans doute, grâce à cela, attrapé la bosse de la diplomatie proche-orientale...

Voilà donc un pavé dans la mare de l'ultra-libéralisme belgicain, un de plus. En tout cas l'attitude de Miller va troubler plus d'un électeur du MR qui attendait une position un peu plus cohérente de la part d'un de ses leaders. Sans doute, le pavé lui mettra du plomb dans la cervelle.

Quant à cette manif', elle portait, outre la présence assez curieuse des représentants de la droite libérale qui, en d'autres lieux, trinquent avec les dirigeants israéliens, pas mal de contradictions. Encore une fois les slogans évoquant un "génocide", la mise en parallèle d'israêl avec le nazisme, c'est-à-dire les classiques slogans judéophobes, l'offensive israélienne leur donnant un prétexte pour s'exprimer en public. Enfin, le portrait en grand du leader du Hamas sur la tribune des orateurs n'était pas là pour apaiser les esprits.

Une manifestation de soidarité avec le peuple palestinien se doit de marquer une certaine distance avec les leaders les plus extrémistes des "deux" camps voire même une neutralité politique. Cela augmenterait en dignité, aurait bien plus d'effets et rendrait service aux victimes, femmes, enfants, vieillards de cette véritable boucherie.

Au lieu de manifester, c'est sur le terrain que s'est rendue ce dimanche 11 janvier une délégation de membres du Parlement européen. Ils ont pu pénétrer quelques heures à Gaza avant d'être refoulés. Etait présente, entre autres, Véronique De Keyser, députée PS. Elle a déclaré ceci :


"Je dis et redis avec la plus grande fermeté que toux ceux – quels qu’ils soient – qui motivent leurs discours ou leurs actions par la haine des Juifs ou la haine des Arabes sont à renvoyer également dans l’ignominie. La violence, l’exclusion, l’arbitraire n’ont jamais été et sont encore moins que jamais l’apanage d’une culture, d’une civilisation, d’une nationalité, d’une religion. Ils appartiennent à la face sombre de l’humain et, malheureusement, c’est cette face sombre qui risque aujourd’hui de prendre le pas sur la raison et de la soumettre. Au bénéfice de quoi ? De qui ? Il est intolérable de faire des manifestations contre la violence à Gaza des tribunes pour la haine, pour le rejet de l’autre et pour le racisme. Récupérer ces événements et l’actualité qui les motive, instrumentaliser le refus de la guerre, de la mort des enfants, des innocents et à travers eux de la justice et du droit, au profit d’intérêts partisans est également intolérable. Le respect dû à la mémoire des victimes de toutes les barbaries, de tous les pogroms, de tous les génocides, de toutes les déportations, de toutes les exterminations au nom de la supériorité de l’un sur l’autre, ne peut souffrir de tels amalgames. L’histoire ne sert-elle donc à rien, sinon qu’à être niée et revisitée par ceux qui ne s’en sentiraient pas les maîtres ? Pas plus que nous ne pouvons accepter que des factions extrémistes manipulent des populations civiles, leur détresse et leur foi religieuse pour les prendre en otage de leurs ambitions, nous ne pouvons accepter que pour justifier la disproportion d’une guerre, certains abritent leur indignité derrière le bouclier de la Shoah."

  Ces quelques mots d'une personne d'expérience et de terrain qui sont de bon sens et qui mettent en avant les vraies valeurs que, par l'attitude hypocrite de certains et le comportement volontairement violent d'extrémistes, la manifestation de Bruxelles de solidarité avec la Palestine, n'a pas réussi à faire.
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10 janvier 2009 6 10 /01 /janvier /2009 11:16

Voilà donc la belle Rachida provenant d'un milieu modeste issu de l'immigration, promue aux postes les plus élevés, exemple même de la réussite qui, au départ, faisait l'admiration de tout le monde, à droite comme à gauche.

L'on déchanta vite lorsque sa politique et ses méthodes furent connues. Personnel de son cabinet rudoyé au point que quasi tout son staff a démissionné, fermetures de tribunaux, projets d'une Justice à deux vitesses, promotions de la Justice "contractuelle" à l'américaine, la garde des Sceaux de Sarkozy, dit Pétain le petit, a fait fort ! Tellement fort que dans les hautes sphères sarkoziennes, on envisageait sérieusement de la virer comme n'importe quelle travailleuse en CDD d'un atelier déguelasse.

Rachida est enceinte. Auteur de ses oeuvres inconnus. Toute la nomenklatura droitière européenne de sexe mâle, la bouche en coeur, chante l'air : "Ce n'est pas moi, le père !" Rachida aurait-elle comblé le fantasme du chanteur Goldman ? Aurait-elle fait un "bébé toute seule" ? La question reste posée. Mais, cela, c'est le côté people, c'est l'apparence des privilèges de la nouvelle caste dirigeante.

Rachida finit par accoucher. Tout se passe bien. La mère et l'enfant se portent bien, à défaut de connaître le sort du père fantôme. Cinq jours plus tard, la Ministre Dati reprend le turbin. Tollé, débat ! Il n'en fallait pas plus. On dit qu'elle reprend si vite de peur de se faire virer mais il y a autre chose de bien plus fondamental.

En France, le congé de maternité est de seize semaines obligatoires. La Commission européenne, pourtant peu suspecte de défendre les acquis sociaux, souhaite porter ce congé à dix-huit semaines. L'obligation de ce congé concerne aussi bien l'employeur que la travailleuse. Par exemple, une travailleuse qui reprendrait le boulot avant le terme des seize semaines, serait reconduite à la maison (si elle n'est pas SDF, évidemment...) par son employeur. En effet, s'il accepte son retour, le patron risque des sanctions pénales. Les Ministres ne sont-elles pas soumises à la même règle ? Les juristes s'arrachent les cheveux. Le propre du droit étant de ne pas pouvoir répondre clairement aux questions concrètes. Mais là n'est pas l'important. C'est "l'exemple" que donne l'attitude de Rachida Dati qui fait débat.

Les féministes sont divisées à ce sujet. Les unes disent que Rachida a montré qu'elle est une femme libre en passant outre ce "droit-obligation" du congé de maternité. Les autres affirment qu'elle a trahi la cause des femmes en sabotant un droit social fondamental des femmes. Ces dernières ne sont pas loin de la vérité.

Au passage, faisons remarquer, ce que l'on ne lit nulle part, que pour pouvoir reprendre si vite le boulot, Rachida a besoin d'une nounou pour son rejeton. Tout le monde n'a pas les moyens de se payer une nounou. pour mettre un terme à son congé de maternité. Voilà donc une régression sociale que seuls les riches peuvent se payer ! Ou alors, il faudrait placer des crèches avec puéricultrices dans toutes les entreprises, ce que les patrons sont loin d'être prêts à payer.

 

Non ! La vraie question est : la sarkozie ne veut-elle pas supprimer, en plus des autres acquis sociaux, ce trop long congé de maternité aux yeux des employeurs grincheux ? Avec le "vrai faux" congé de Rachida, voilà encore une fois la méthode sarkozienne. Vous avez droit à seize semaines de congé de maternité, c'est entendu. Mais vous pouvez aussi reprendre le turbin quand vous voulez avant le terme de ce congé. Ce n'est qu'une faculté. Il suffit d'un petit bout de loi pour la rajouter et donner ainsi une couverture légale au patron pour accepter qu'une travailleuse puisse retravailler avant la fin du congé de maternité. 

 

Alors ? Que va-t-il se passer ? Les employeurs via les contremaîtres feront de "douces" pressions à l'emploi pour les travailleuses - mères afin qu'elles reprennent le travail bien avant la fin légale du congé de maternité. C'est exactement la même chose avec la "faculté" de prendre sa retraite à soixante dix ans au lieu de soixante. C'est une faculté, mais il est bien vu d'en user. En effet, pour demander sa pension, il faut un certain délai. Même à soixante ans. Aussi, le patron peut très bien virer le travailleur qui demanderait sa pension à soixante ans et il se retrouverait comme "simple" chômeur perdant ainsi pas mal d'avantages.

Cette affaire pose un réel problème de société. On voit où mène la "révolution" sarkozienne : à la priorité absolue au travail au détriment de la vie privée et même de la vie d'un bébé. On peut se poser la question. Le congé de maternité qui n'est pas un privilège, est avant tout là pour permettre à la mère de faire rentrer dans la vie son petit et aussi de l'allaiter si c'est nécessaire. Non ! Selon Sarkozy et ses amis, le travail absolu pour le profit immédiat au détriment de valeurs comme la santé, l'éducation, la vie privée.

Rachida a eu avec son bébé le talent de faire passer cette affaire du frivole "people" à la question sociale fondamentale.

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9 janvier 2009 5 09 /01 /janvier /2009 14:41
 
Cette image composite infrarouge en couleurs du centre de notre Voie Lactée révèle une nouvelle population d'étoiles massives et de nouveaux détails de structures complexes dans le gaz ionisé chaud tourbillonnant autour des 300 années-lumière centrales.


Cliquer sur l'image pour l'agrandir

Ce vaste panorama est l'image infrarouge la plus nette jamais réalisée du noyau galactique. Il offre un laboratoire proche sur la façon dont les étoiles massives se forment et influencent leur environnement dans les régions nucléaires souvent violentes d'autres galaxies.

Cette vue combine l'imagerie de l'instrument NICMOS (Near Infrared Camera and Multi-Object Spectrometer) de l'observatoire spatial Hubble avec des images en couleurs d'une précédente étude du télescope spatial Spitzer faite avec l'instrument IRAC (Infrared Astronomy Camera). Le noyau galactique est obscurci dans la lumière visible par le nuage de poussières s'interposant, mais la lumière infrarouge pénètre la poussière. La résolution spatiale de NICMOS correspond à 0,025 années-lumière à la distance du noyau galactique (26000 années-lumière). Hubble révèle des détails pour des objets aussi petits que 20 fois la taille de notre Système solaire. Les images NICMOS ont été prises entre le 22 Février et le 05 Juin 2008.

Source: NASA & Gilbert Javaux - PGJ Astronomie
Illustration: Hubble: NASA, ESA, and Q.D. Wang (University of Massachusetts, Amherst); Spitzer: NASA, Jet Propulsion Laboratory, and S. Stolovy (Spitzer Science Center/Caltech)

Cordialement
Jean
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Cercle Astronomique de Bruxelles (CAB) http://www.astro-cab.be/
Occultations of stars by the Moon (Apex) http://www.astrosurf.com/apex-occult
European Asteroïdal Occultation Network (EAON) http://www.astrosurf.com/eaon/
Popular Astronomy http://home.versateladsl.be/apexoccult/
Jean Schwaenen apexoccult@versateladsl.be
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8 janvier 2009 4 08 /01 /janvier /2009 23:38
Tous les Juifs sont loin d'être d'accord avec l'offensive israélienne sur Gaza. En voici deux exemples.

Le premier est ce texte émouvant de Serge Grossvak, membre du Parti communiste français et président de l'Union juive pour la paix.

Je suis juif, et aujourd’hui j’ai honte.


 Je suis juif et j’entends ces bruits, ces bombes, ces souffrances qui hurlent. C’est l’histoire qui me revient pour m’éclater à la face. L’histoire que mes parents m’ont légué pour honnir la guerre honteuse. Je suis juif et je vois le sang, le sang qui coule sous les bombes comme à Guernica. Je suis juif et je sais la révolte désespérée contre l’étouffement et la famine du ghetto de Varsovie. Je sais l’indifférence absolue qui précédait, comme à Gaza.

 Je suis juif et je suis frère de racine et d’histoire de ces hommes d’Israël.  Ces fils de victimes adossant aujourd’hui l’armure des bourreaux. Quelle honte, quel désespoir de voir ceux qui ont tant souffert, qui ont été tant terrorisés n’engendrer de leur passé qu’un abomineux dédain pour l’âme humaine !

 C’est à désespérer. Est-ce la victoire posthume d’Hitler que cette sauvagerie distillée ? Est-ce sa victoire que ce reniement de l’humanisme ? Ah ma mère ! Je me souviens lorsqu’enfant tu me fis l’apprentissage de ce gardien d’immeuble qui vous avait averti, il était communiste, puis de ces religieuses vous extrayant d’un Paris devenu trop dangereux. Ah ma mère ! Je me souviens de ce poème d’Aragon où le résistant arménien avait pour derniers mots « vive le peuple allemand » devant les Nazis qui allaient l’achever. Ma mère, où se cache aujourd’hui la dignité de nos frères d’Israël ou de notre famille aveuglée de haine et de conquête ? Ma mère, il était dur de naître en portant les souffrances de vos vies, mais les enfants d’aujourd’hui vont devoir affronter bien pire : la honte !

 Gaza martyr, Liban martyr, Jenine martyr et rien d’autre ne vibre dans leur âme qu’un énervement et une volonté de soumettre ! Que leur demeure t il de sens humain ? N’auraient ils plus qu’un Bush dans les os ?

 Les palestiniens perdent leurs chairs, leur sang, leur terre.

Les juifs perdent leur âme, aveuglément engagés derrière l’État d’Israël.

L’horreur s’ajoute à l’horreur sans jamais permettre qu’émerge une étincelle d’intelligence. L’intelligence, la bonne intelligence…. La Paix ! Cette Paix qui en tout lieu du monde a la même science : celle du respect partagé. Cette Paix de Kant pour tous les peuples de la terre.

 Ce respect est honteusement dénié en affamant, en occupant, en excluant, en dominant. Ce déni qui légitime la rage et fait monter les haines. Ce déni qui rend impossible la fin des armes et des souffrances. Ce déni qui nous plonge dans un massacre récurent où la vie n’a plus la valeur d’une vie.

  Le respect, c’est le Droit, partout dans le monde. Le respect, c’est Israël entrant dans la Loi du monde, comme tout le monde.  La Loi du monde délimite des frontières depuis 40 ans. Au-delà de ces frontières rien n’est à régenter, à occuper. Des frontières où commence la liberté des autres. Des frontières, tout simplement, comme partout dans le monde. Des frontières pour que monte le respect, premier pas, tout premier pas des humains.

 Pour que demain les peuples partagent leurs rêves et que les frontières soient une invitation amicale aux rencontres.

 Serge Grossvak 07/01/09

Le second est de Jean Daniel, directeur - fondateur du Nouvel Observateur dans la livraison de cette semaine. Extrait de son éditorial.

«Comment ces deux hommes ont-ils pu nourrir des illusions qui apparaissent aujourd'hui si ridicules et si meurtrières ? Oublions Elie Wiesel, qui considère que, pour les juifs de la diaspora, il n'y a qu'une seule éthique valable, celle de l'inconditionnalité dans le soutien à n'importe quelle politique israélienne. Mais Tony Blair, lui, était supposé savoir ce qui se tramait et en alerter les tuteurs du Quartette.

Les raisons de ses illusions étaient en fait nombreuses. Les diplomates et les stratèges qu'il représentait pouvaient bien l'avoir persuadé que, grâce à l'affaiblissement des néoconservateurs depuis la victoire d'Obama, les pressions sur Israël pourraient enfin se révéler efficaces, et qu'il ne serait plus impossible d'arracher au gouvernement de Jérusalem le gel des colonies, la suppression d'un grand nombre de barrages et la libération d'une grande partie des prisonniers palestiniens. D'un autre côté, les Egyptiens, devenus les interprètes de la peur qu'inspire au monde arabe un Hamas commandité par les Iraniens, se montraient activement coopératifs.
Chacun découvrait qu'il fallait vaincre la véritable alliance objective qu'il y avait et qu'il y a toujours entre une partie des dirigeants israéliens et une partie des dirigeants du Hamas pour pratiquer la politique du pire, celle des attentats et de la répression. Dans chaque camp, des leaders affirmaient qu'il ne pouvait y avoir en Palestine qu'un seul Etat, palestinien pour les uns, israélien pour les autres.

On sait depuis des années qu'il aurait fallu, pour renforcer la position du seul partisan d'une négociation avec les Israéliens, le président Mahmoud Abbas, le combler de moyens économiques, financiers, militaires et en tout cas policiers. Or l'ancien Premier ministre d'Israël, Ehoud Olmert, n'a cessé de berner son homologue palestinien. Et le Quartette, son représentant Tony Blair et l'Union européenne, malgré les tardives initiatives de la France, ont fabriqué de toutes pièces les structures du Hamas. Tout cela s'est achevé par les agressions du Hamas et la riposte tragiquement disproportionnée d'Israël, avec des bombardements n'épargnant pas les civils, puis une invasion et une occupation partielle. Maintenant, il faut parler des conséquences politiques et aussi morales de cette invasion. Je ne crois pas qu'elle puisse éradiquer l'islamisme fascisant et violent du Hamas, ni qu'elle permette à Israël de consolider sa place parmi les nations du Proche-Orient arabe. Alors, même d'un point de vue cyniquement militaire, quels peuvent être les avantages résultant de cette intervention ? On peut sans doute dire qu'Israël montre ainsi au monde entier qu'il est prêt à intervenir partout et que le Hezbollah libanais et même l'Iran n'ont qu'à bien se tenir. Mais ses démonstrations de force au Liban dans le passé n'ont abouti qu'au résultat contraire. (1)

 Cela dit, le Hamas a-t-il eu raison de harceler des territoires de l'Etat d'Israël par des tirs de roquettes ? Evidemment, non. Cette agression a été condamnée par tout le monde. Et, comme le rappelle l'écrivain Avraham B. Yehoshua, Israël était donc parfaitement en droit de chercher à faire cesser ce harcèlement. Mais c'est là que se pose, une fois encore, la question de la fin et des moyens. Fallait-il procéder à quelques frappes précises, cruelles et spectaculaires, ou se lancer dans des opérations dévastatrices ? Pour justifier ce dernier choix, il faudrait pouvoir prouver que la nation était véritablement en danger de mort et que sa survie dépendait de moyens aussi extrêmes. Déjà, dans le principe même de l'autodéfense, le fait d'employer les mêmes armes que son ennemi prive en partie de la possibilité de le juger. Mais lorsque l'on décide d'employer des moyens mille fois supérieurs à ceux de l'ennemi, alors on met en cause ses propres fins. On sait avec quelle sévérité rétrospective on a jugé le grand Churchill pour avoir réclamé que l'on rase Dresde et une vingtaine d'autres villes allemandes pendant la guerre contre les nazis.

Cela est valable pour toutes les parties en conflit, et je m'alarme à l'idée que l'on puisse justifier et, en somme, banaliser le risque de «bavures» et de «dommages collatéraux» dans des opérations où chacun sait qu'il va tuer les enfants de l'autre. Cette banalisation de la sanction aveugle, au nom d'une conception de la responsabilité collective, me paraît une honteuse régression. J'ai besoin de dire que la part juive qui est en moi, dont je n'ai pas coutume de faire état et qui reste fidèle à la mémoire des victimes de l'extermination, est bouleversée d'indignation et de révolte devant une telle régression.»

(1) Note d'Uranopole : les Israéliens évitent d'intervenir au Liban. Les Casques bleus belges de l'ONU ont découvert un site de tir de roquettesau Sud Liban, mais on semble vouloir étouffer cette affaire en Iraël, pourtant si prompt à réagir à la moindre alerte.

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4 janvier 2009 7 04 /01 /janvier /2009 17:00

Les terribles images de Gaza bombardée, d’enfants tués ou mutilés, de cris de femmes désespérées, d’habitations et d’écoles détruites attisent une émotion parfaitement justifiée. Néanmoins, l’émotion est dangereuse car elle est le limon de la propagande extrémiste et elle empêche d’analyser cet horrible conflit sous le regard de la raison. C'est ainsi que l'on voit fleurir, lors des manifestations contre l'attaque israélienne où les provocateurs ne manquent pas,  des slogans du genre : "Sionistes = nazis", "Gaza = Auschwitz", "Génocide", etc. Tout cela fait partie de l'arsenal de la classique stratégie de la tension. Il convient, au-delà de l'émotion, raison garder.

Y a-t-il génocide en l’espèce ? Rappelons la définition de génocide telle qu’elle a été adoptée par la Convention des Nations Unies du 9 décembre 1948 pour la prévention et la répression du crime de génocide. Cette définition a d’ailleurs été reprise dans le texte fixant les statuts de la Cour pénale internationale à Rome le 17 juillet 1998.

« Dans la présente Convention, le génocide s’entend de l’un quelconque des actes ci-après commis dans l’intention de détruire, ou tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux, comme tel : a) Meurtre de membres du groupe ; b) Atteinte grave à l’intégrité physique ou mentale de membres du groupe ; c) Soumission intentionnelle du groupe à des conditions d’existence devant entraîner sa destruction physique totale ou partielle ; d) Mesures visant à entraver les naissances au sein du groupe ; e) Transfert forcé d’enfants du groupe à un autre groupe. »


Si on analyse ce texte, les points a) et b) peuvent être considérés comme "appliqués" par l’actuelle campagne militaire de Tsahal. Il y a meurtre de membres du "groupe", en l’occurrence les Palestiniens Gazaoui et il y a atteinte grave "à l’intégrité physique ou mentale de membres du groupe". Le point c) est discutable. On peut considérer que le blocus imposé par Israël à Gaza depuis des mois (le Hamas accuse d’ailleurs Israël de viol de la trève par ce blocus) comme une "soumission intentionnelle du groupe à des conditions d’existence, etc". Cependant, on peut rétorquer qu’il s’agit d’une dure opération de représaille sans plus. Qui a raison ? Enfin, les points d) et e) ne s’appliquent pas. Aussi, il est difficile d’affirmer qu’il y a génocide dans cette attaque contre Gaza. Durant le XXe siècle, il y eut quatre génocides répondant à cette définition : les Arméniens en 1915, la Shoah les Tziganes durant la dictaiture hitlérienne et les Tutsis au Rwanda en 1994.


A Gaza, il y a incontestablement massacre de masse. Et c’est tout aussi injustifiable. Après tout, la victime de bombardements ne se posera pas la question de savoir si elle subit un génocide ou un massacre. De plus, il ne faut pas oublier que le bombardement d’objectifs soi-disant militaires au milieu de populations civiles est devenu un procédé courant dans les conflits actuels, procédé utilisé par les puissances occidentales : Yougoslavie, Irak, etc. Les populations civiles atteintes étant des dégâts "collatéraux", odieux euphémisme utilisé au départ par l’OTAN lors de la guerre du Golfe.


Cela dit, il faut éviter de tomber dans les pièges de la propagande extrémiste. "Génocide" est excessif et ces excès auront à terme l’effet de banaliser ce mot. Assimiler Gaza à Auschwitz est aussi odieux que faux. Auschwitz était une entreprise d’élimination génocidaire voulue, conçue et organisée par le régime nazi. Cela n’a rien à voir avec Gaza.


Une question fondamentale est posée par Henri Goldman (voir son blog http://blogs.politique.eu.org/henrigoldman/index.html) : "Manifestement, il s’est noué autour de la “Mémoire de la Shoah” une relation perverse entre Israël et le reste du monde, dans laquelle l’État hébreu s’adresse à lui au moyen de ce que les psys appellent un double bind, ou une injonction paradoxale". On a trop tendance à dire, pour parler simple, qu’Israël se comporte comme ses bourreaux lors de la Shoah. Là aussi, c’est excessif et c’est faux.


Tout d’abord, le Sionisme n’est pas né de la Shoah, il existait longtemps avant. Certains historiens situent ses origines en Russie au milieu du XIXe siècle, donc avant Herzl. En 1947, avant l’indépendance d’Israël en 1948, la population juive "sioniste" était structurée en Palestine. Elle disposait d’une armée clandestine, la Haganah, qui luttait aussi bien contre les Anglais que contre les Arabes. Cette armée se transforma très vite en armée "classique" lors de la guerre de 1948, ce qui prouve une organisation déjà efficace à l’époque. Il y a deux sionismes : le sionisme de gauche qui ne souhaitait pas une extension territoriale mais des frontières "sûres" pour assurer en toute sécurité la "loi du retour" tout en développant une société égalitaire sur la base du socialisme et le sionisme de droite qui militait pour le 'grand Israël" de la Méditerranée à l'Euphrate.

De plus, il y eut relativement peu de rescapés, proportionnellement aux survivants de la Shoah, qui émigrèrent en Israël.

Donc associer l’histoire d’Israël à la Shoah est faux. Israêl est un Etat qui s’est développé classiquement comme tous les Etats-nation malheureusement sur un territoire que légitimement il ne peut revendiquer et qui n’est pas accepté par sa population d’origine qu’il refusait d’ailleurs d’intégrer. On peut d’ailleurs se poser la question au sujet de la tragédie de Gaza : n’est-ce pas une politique délibérée d’expulsion du peuple palestinien ? Il y a pas mal d’exemples en plus de Gaza : la fameux mur et l’extension des colonies. N’est-ce pas là tout le problème ?


Il y a aussi la dimension religieuse à ne pas négliger, mais c’est un autre aspect de la question qui nécessiterait d’autres développements.

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25 décembre 2008 4 25 /12 /décembre /2008 22:27
Nos lecteurs connaissent bien Naomi Klein qui a publié un livre remarquable en 2008 "La stratégie du choc" qui décrit comment en 35 années, le néo-libéralisme s'est développé dans le monde. Voici une interview effectuée en octobre par la Télé libre française tele-libre. Naomi Klein nous parle de la "crise financière" et de son contexte.

http://latelelibre.fr/index.php/2008/naomi-klein-et-la-crise-financiere-lintegrale-1-2-3/



A écouter de toute urgence. En plus, elle a du charme et de la classe, ce qui ne gâche rien !

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16 décembre 2008 2 16 /12 /décembre /2008 21:19

En juin prochain, le lycée d'aujourd'hui aura vécu.


Poussé par l'Elysée», le ministre Darcos va annoncer officiellement très prochainement trois révolutions jamais vues :

1 - Une réduction importante des horaires en lycée : 27 heures hebdomadaires au lieu de 28 à 35 (Ne dites pas que c'est pour accompagner les suppressions de postes de profs, ça ferait de la peine à TF1.)

2 - Une formule compliquée d'options (« modules exploratoires » ou d' « accompagnement ») qui aura l'originalité d'être à rythme semestriel, soit deux demi-années scolaires au lieu d'une, et donc la fin du groupe classe comme facteur de socialisation et de solidarité. C'est selon le propre aveu de Darcos le « lycée à la carte ». Il ne fera pas bon pour un professeur de s'être montré exigeant et trop peu démagogique au premier semestre, s'il veut retrouver des élèves candidats au module du seconde semestre... Autant faire noter les profs tout de suite par les élèves et les payer selon les résultats.

3 - Et pour finir, cette nouvelle inouïe. La suppression pure et simple de l'histoire-géographie du « tronc commun » obligatoire en première et en terminale. Certes, ce sera aussi le cas des maths, mais ceux-ci n'en souffriront pas, restant matière dominante à sélection pour la filière Scientifique, hypocritement rebaptisée « dominante sciences » pour les futurs cadres de la société, tandis que la filière L deviendra « Humanité et arts ». (Au fait, pourquoi pas d's à « humanités » ? Une faute de frappe du Journal du Dimanche ? Mystère.)

Supprimer l'histoire géographie pour tous et toutes à partir de l'âge de 15 ans constitue une rupture majeure avec tous les siècles précédents d'humanisme scolaire, de l'Ancien régime jusqu'à nos jours. Cette suppression pourrait permettre un jour à un gouvernement populiste et vichysto-compatible de...
... Célébrer Guy Môquet tout en faisant ignorer pourquoi est-il mort ;
... Réunir les ministres européens à Vichy (en novembre prochain ! Une première ! Une idée d'Hortefeu ! Les ministres européens en charge de... l'Immigration ! ) pour en finir enfin avec
l'antifascisme culturel, avec le tabou vichyste et vichyssois, et faire oublier de quoi cette ville fut la capitale et le symbole ;
... Mieux faire admirer le colonialisme, le paternalisme et le cléricalisme d'antan tout en jetant pudiquement aux oubliettes des siècles de patients combats émancipateurs pour les droits
humains, sociaux, démocratiques, féministes, etc ;
... Épargner aux sarkoboys l'apprentissage de tant de dates funestes et qui portent malheur : 1789, 1830, 1848, 1936, 1944, 1945...
... Esquiver trop de questions gênantes des géographes sur l'habitat humain, le climat, l'écologie, et le remodelage des paysages et de la planète par les flux financiers et mafieux ;
... Flatter les mémoires particulières et communautaristes pour mieux ruiner définitivement la culture historique commune, base de citoyenneté et du Vivre ensemble ;

Bref, il est quand même flatteur de comprendre que Sarkozy veut personnellement prendre soin de nos enfants.

Que, malgré tout, malgré l'intensif bourrage de crânes des médias aux ordres, Sarkozy nous trouve encore trop intelligents et cultivés, encore trop peu obscurantistes, encore trop peu oublieux des leçons de notre Histoire. Mais heureusement, Darcos est là.

Mais, voilà ! Face à la fronde lycéenne qu’on craint se transformer en contestation à la grecque, Darcos a bien dû faire un pas en arrière. Cependant, personne n’est dupe. Son plan réapparaîtra au printemps. Souvenirs de 68 ? Attention, les godasses sont prêtes...

 

Ce sera aussi la fin de l’esprit critique. La culture se limitera à « Plus belle la vie » ou à d’autres feuilletons débiles. La fin de l’esprit critique, cela veut dire la fin de la vraie démocratie, celle de la pression du peuple sur le cours des choses.

 

La fin d’une présidence en grandes pompes

 

Voilà donc un journaliste irakien qui gaspille sa paire de chaussures en les lançant à la tête de Georges W Bush ! Le journaliste visait bien, malheureusement « W » esquivait bien aussi. Dommage !

 

Bah, à défaut d’un coup de pied au postérieur, Bush aura eu un accueil en grandes pompes du peuple irakien représenté par ce journaliste.

 

Au lieu de le torturer, il aurait eu le bras cassé par les sbires collabos irakiens, c’est un devoir  de  libérer ce journaliste pour avoir eu le courage d’exprimer tout haut ce que pense l’immense majorité du peuple irakien et de l’opinion publique mondiale. Ce sont des millions de godasses virtuelles qui ont volé à la tête du sinistre Bush.


La fin d'une autre présidence en grandes pompes 

Voilà donc Sarkozy dit Pétain-le-petit qui termine sa présidence de l'Union européenne. Il en est fier le petit ! Qu'a-t-il obtenu ? Pas grand-chose. Il n'a pas réussi à avoir un accord avec l'Allemagne qui est indispensable si l'on veut que l'Europe sorte de la crise. Les Russes l'ont manipulé dans la crise géorgienne et ont obtenu ce qu'ils voulaient. Son "G20" a été un cirage de pompes (encore un !) de G.W. Bush. L'Union méditerranéenne, une belle idée pourtant, est mort-née. Mais pour le show, là le nabot de Neuilly est tout fort.

Enfin, il a réussi le tour de force de se faire applaudir par les conservateurs et les socialistes à Strasbourg. Seul Daniel Cohn Bendit, tout aussi grande gueule que Sarko, y est allé de sa ritournelle de contestataire sur le retour d'âge. Comme lui a rappelé un  député de droite : "Au début, les flics te couraient après, aujourd'hui, c'est toi qui les suit dans les escortes officielles. Les temps changent."

 

Mais non, les temps n'ont pas changé. Simplement, même en les cirant, les godasses de ces messieurs ont perdu leur lustre depuis longtemps.


Les godillots de Carolis

 

C’est à  la frimousse de de Carolis, le patron de France-Télévision que l’on aurait dû lancer la godasse d’or pour avoir obéi à Sarkozy en supprimant la pub’ sur les chaînes de France Télévision après 20 heures, alors que la loi n’est pas encore votée à l’Assemblée. Un patron qui accepte de supprimer sans sourciller 30 % des recettes de son entreprise, mérite le coup de godasse de l’âne.

 

Si de Carolis croit qu’ainsi il maintiendra sa place à la tête de France Télévisions, il se met le doigt dans l’œil jusqu’à ses écrases merde.

 

La fin des rentiers

 

Le bras de fer qui oppose le gouvernement aux 2000 « petits » actionnaires de Fortis, signifie la fin du système d’économie de rentier belgicain. En effet, depuis la fin de la guerre, une grande partie de la bourgeoisie vivait (très bien, même) des rentes sous forme d’actions du holding Société générale qui avait son petit matelas en or de l’ex-colonie congolaise et comptait sur l’Etat pour reprendre les canards boiteux comme la sidérurgie. Toutes les bonnes choses ont une fin. Fortis qui représentait la dernière belle rente, s’est écroulée. Nos « élites » seront-elles capables de refaire de l’économie avec ce qu’il reste ? On verra car, là aussi, il y a des godasses qui risquent de se perdre.

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25 novembre 2008 2 25 /11 /novembre /2008 22:55
" Que peut-il ? Tout. Qu'a-t-il fait ? Rien. Avec cette pleine puissance, en huit mois un homme de génie eût changé la face de la France, de l'Europe peut-être. Seulement voilà, il a pris la France et n'en sait rien faire.  Dieu sait pourtant que le Président se démène : il fait rage, il touche à tout, il court après les projets ; ne pouvant créer, il décrète ; il cherche à donner le change sur sa nullité ; c'est le mouvement perpétuel ; mais, hélas ! cette roue tourne à vide.
 

L'homme qui, après sa prise du pouvoir a épousé une princesse étrangère est un carriériste avantageux. Il aime la gloriole, les paillettes, les grands mots, ce qui sonne, ce qui brille, toutes les verroteries du pouvoir. Il a pour lui l'argent, l'agio, la banque, la Bourse, le coffre-fort. Il a des caprices, il faut qu'il les satisfasse. Quand on mesure l'homme et qu'on le trouve si petit et qu'ensuite on mesure le succès et qu'onle trouve énorme, il est impossible que l'esprit n'éprouve pas quelque surprise. On y ajoutera le cynisme car, la France, il la  foule aux pieds, lui rit au nez, la brave, la nie, l'insulte et la bafoue ! Triste spectacle que celui du galop, à travers l'absurde, d'un homme médiocre échappé ".
 

 

VOUS PENSIEZ A QUI ?
 

 

En fait il s'agit d'un texte de Victor HUGO, dans " Napoléon, le  petit " Etonnant, non ?

Et vous vous étonnez que nous L'appelons "Pétain le petit". C'est actualisé, c'est tout.

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22 novembre 2008 6 22 /11 /novembre /2008 16:03
 
L'image d'une probable exoplanète autour de l'étoile Bêta Pictoris, éloignée de celle-ci en distance projetée de seulement 8 fois la distance Soleil-Terre et ayant 8 fois la masse de Jupiter, vient d'être réalisée par une équipe française, conduite par une chercheuse du CNRS du Laboratoire d'Astrophysique de Grenoble. Cette image a été obtenue à partir de l'analyse de données provenant du Very Large Telescope de l'ESO équipé de l'instrument NACO disposant d'un système d'Optique Adaptative performant (développé par un consortium de laboratoires français dans les années 2000). Ce résultat sera publié dans Astronomy and Astrophysics Letters.


Image composite représentant l'environnement de l'étoile Bêta Pictoris vu dans le proche infrarouge. L'environnement proche de l'étoile est visualisé grâce à une soustraction très soignée de la lumière très brillante provenant de l'étoile.
La zone externe a été observée en 1996 (Mouillet et al) et montre la lumière réfléchie par le disque de poussière. La partie interne est observée à 3,6 µm (bande L).
La source lumineuse nouvellement détectée est 1 000 fois plus faible que l'étoile centrale.
Ces deux images ont été obtenues avec les systèmes d'Optique adaptative ; pour la zone externe: ADONIS sur le télescope 3,6 m de l'ESO et pour la zone centrale: NACO sur le VLT de l'ESO

Connaître les mécanismes physiques qui sont à la clé de la formation des systèmes planétaires est un enjeu important en astronomie. Cette formation planétaire passe par un stade d'accrétion de la matière dans un disque protoplanétaire entourant la jeune étoile: la détection simultanée d'un disque et d'exoplanètes donne des contraintes fortes.

Bêta Pictoris, à 70 années-lumière de nous, est une étoile assez jeune, environ 12 millions d'années, entourée d'un disque de poussière qui à bien des égards peut être considéré comme un prototype. Il présente une zone interne relativement vide de poussière autour de l'étoile jusqu'à une cinquantaine d'unités astronomiques(une UA = distance Soleil-Terre, 150 millions de km.), ainsi que des déformations, des caractères qui peuvent être expliqués par la présence d'une exoplanète sur une orbite proche et légèrement inclinée. En outre, la présence de gaz produit par l'évaporation de comètes ou les regroupements de poussière silicatée sur des orbites spécifiques, proches de l'étoile suggèrent également la présence d'une exoplanète de type Jupiter sur une orbite vers 10 UA... Mais jusqu'à présent une telle planète n'avait pas été détectée.

Une équipe française conduite par une astronome, directeur de recherche au CNRS, a re-analysé des observations de Bêta Pictoris faites avec le Very Large Telescope (ESO) avec l'instrument NACO. Cette nouvelle analyse a permis de détecter ce qui pourrait être l'exoplanète la plus proche d'une étoile jamais imagée.

L'excellente qualité des images corrigées par optique adaptative permet d'assurer avec un bon niveau de confiance la fiabilité de cette source si faible dans le halo de l'étoile: les étapes cruciales d'analyse des données ont été refaites indépendamment par d'autres membres de l'équipe, et sur différents jeux de données afin d'écarter l'éventualité d'un artefact. La dernière question consiste à s'assurer que cette source n'est pas un objet beaucoup plus lointain (ou plus proche) que l'étoile, apparaissant, par hasard, projeté juste à côté. La probabilité d'une telle coïncidence est très faible étant donnée la séparation de la source, et plus encore que cette source apparaisse dans l'alignement du disque de poussière. En outre, des observations obtenues par le Hubble Space Telescope (NASA/ESA) à une époque différente, ne révèlent aucune source dans le visible, à la position d'une telle source, et excluent avec une bonne probabilité que la source détectée ici puisse être une étoile de fond.

A la distance de Bêta Pictoris, le flux de la source indique une masse d'une planète géante (8 fois Jupiter) à une séparation projetée de seulement 8 UA, soit la distance Saturne-Soleil à une température d'environ 1500 K. Ces caractéristiques sont tout à fait celles de la planète tant attendue pour expliquer les particularités du disque de poussière entourant Bêta Pictoris, étudié depuis des années. De plus, se situant dans une zone similaire à celle de nos planètes géantes dans notre système solaire, on peut envisager qu'elle se soit formée dans le disque proto-planétaire (par accrétion sur un cœur solide ou bien par des instabilités hydrodynamiques), alors que dans le cas de planètes massives beaucoup plus séparées des mécanismes de formation très différents (plus proches de ceux intervenant dans la formation d'étoiles binaires) pourraient être à l'œuvre

L'obtention d'une image d'une exoplanète aussi proche de son étoile est une avancée importante car elle permet d'obtenir de nouvelles contraintes sur les modes de formation des planètes et renforce encore la nécessité de développer des instruments de nouvelle génération qui équiperont les télescopes actuels et futurs, pour espérer dans un avenir proche détecter des planètes moins massives et plus froides...

Source:Communiqué de presse INSU-CNRS - ESO
Illustration:© ESO. LAOG. INSU-CNRS

Cordialement
Jean
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Published by pierre verhas
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