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  • : Le blog de pierre verhas
  • : Blog consacré à l'actualité dans les domaines de la politique et de l'astronomie, vus au sens large. Ce blog n'est pas neutre : il se positionne à gauche, de philosophie laïque et donnant la primauté à l'expérience sur la spéculation. Ce blog est ouvert au débat, à l'exception des invectives, des attaques personnelles et des insultes qui seront systématiquement rejetées afin de permettre à chacun(e) de débattre en toute liberté et dans la sérénité qui n'exclut en rien la passion.
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21 novembre 2008 5 21 /11 /novembre /2008 18:34
Selon certains scientifiques, les pentes courbes descendant lentement de sommets plus abrupts aux latitudes moyennes sur Mars sont probablement des glaciers massifs recouverts de débris.


Images de cratères de la région Hellas créées à partir de clichés réalisés par la caméra de contexte de la sonde orbitale MRO

La nature de ces reliefs connus depuis plusieurs décennies restait controversée. Les hypothèses étaient qu'il pouvait s'agir de glaciers recouverts de terre ou d'empilements rocheux remplis de glace. Ils étaient plus grands que les dépôts en éventail de débris trouvés au pied des fortes pentes sous les faibles latitudes. Les bords en forme de lobe sont aussi raides et les dépôts montrent de multiples marques incurvées à leur surface évoquant un matériel visqueux.

John Holt, du Jet Propulsion Laboratory, et ses collègues ont utilisé le radar de la sonde Mars Reconnaissance Orbiter pour analyser deux de ces dépôts dans la région occidentale Hellas. Ils ont trouvé que ces zones sont effectivement constituées essentiellement de glaces d'eau, vraisemblablement formées au cours d'une autre époque climatique lorsque la planète était plus inclinée. Si ces deux dépôts sont bien représentatifs de tous les autres présents sous ces latitudes, l'ensemble de ces glaciers contiendrait alors le plus grand volume d'eau martienne en dehors des pôles.

Source:Science, AAAS & EurekAlert
Illustration:NASA/JPL-Caltech/UTA/UA/MSSS/ESA/DLR/JPL Solar System Visualization Project

Cordialement
Jean
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Occultations of stars by the Moon (Apex) http://www.astrosurf.com/apex-occult
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Jean Schwaenen apexoccult@versateladsl.be
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19 novembre 2008 3 19 /11 /novembre /2008 22:42

 

Florence Hartmann, journaliste au « Monde » et ex porte-parole du Tribunal Pénal International pour l’ex-Yougoslavie, était une collaboratrice zélée de l’ex-procureur Carla Del Ponte qui a fait les dégâts que l’on sait.

 

La journaliste française est aujourd'hui assise sur le banc des accusés, devant ce Tribunal qu'elle a défendu avec tant de vigueur pendant sept ans, jusqu'en 2006. Accusée d'outrage au Tribunal parce qu'elle aurait révélé des informations secrètes, elle risque une forte amende ou une peine de sept ans de prison, voire les deux. Dans Paix et Châtiment, son livre paru en 2007, elle a dévoilé le contenu de deux décisions confidentielles rendues par des juges d'appel le 20 septembre 2005 et le 6 avril 2006, tout en soulignant justement leur caractère secret. Ces informations auraient porté sur le traitement réservé par le Tribunal à certains documents, dont les minutes de certaines réunions du Conseil suprême de la défense de Serbie (SDC) pendant les guerres en ex-Yougoslavie dans les années 1990. Ces documents recèleraient des données cruciales quant à l'implication de Belgrade dans ces conflits.

Si Florence Hartmann n'est pas la première journaliste à être accusée d'outrage au Tribunal par la cour, elle est la première ancienne employée du TPIY à se retrouver dans cette position. En tant que porte-parole de l'ancien procureur Carla Del Ponte, il est évident qu'elle avait accès aux documents sensibles et confidentiels que détenait la cour. Tout tribunal, y compris celui de La Haye, doit disposer de moyens pour éviter de telles fuites. Cela est normal si ces moyens sont utilisés à bon escient. Or, devant l'inculpation de Florence Hartmann, on peut se demander ce que le Tribunal cherche vraiment à protéger dans cette affaire.

 

Ce livre est mauvais. Il pêche par omission. Il soutient une seule thèse : Milosevic est le seul responsable du conflit et des génocides qui en suivirent. Elle dresse un portrait dithyrambique de Carla Del Ponte. Ce fut une Justice guère sereine, c’est le moins qu’on puisse dire.

 

Il n’empêche, comme disent souvent les journalistes, Florence Hartmann risque sept ans de prison au TPIY. On peut se poser deux questions : cette peine n’est-elle pas excessive ? D’autre part, il ne s’agit pas d’un crime de guerre, n’est-ce pas à un tribunal hollandais ordinaire de juger le comportement de Florence Hartmann.
 

De plus, les journalistes devraient savoir qu’ils jouent un jeu dangereux en acceptant ce genre de mission de porte-parole d’un pouvoir quelconque. C’est une confusion des genres qui peut porter sérieusement préjudice à la liberté de la presse et à sa crédibilité.

 

Ce n’est pas une raison pour accepter une injustice notoire.
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19 novembre 2008 3 19 /11 /novembre /2008 22:40

Voici un très intéressant article de la journaliste et économiste canadienne paru dans « The Nation ». Il montre comment Bush pratique la politique de la terre brûlée à l’égard de son successeur Barak Obama. Il le fait dans un autre domaine en refusant d’aider financièrement le secteur automobile, le principal secteur industriel US, subissant la crise financière de plein fouet.

 

Nous conseillons nos lecteurs de lire le dernier ouvrage de Naomi Klein : La stratégie du choc, Actes Sud, 2008. Il retrace l’histoire de l’ultralibéralisme depuis la fin de la Seconde guerre mondiale. C’est un livre édifiant et passionnant à lire. Un vrai roman noir.

 

 Le cadeau de départ du clan Bush : un dernier pillage frénétique des biens publics.

Par Naomi Klein

 

Le hold-up américain des richesses financées par le public, sans aucune contrepartie : une véritable aubaine pour les grandes entreprises.


Bienvenue au capitalisme sans risques
.

 

Durant les derniers jours de la campagne présidentielle, beaucoup de républicains semblent avoir abandonnés la lutte pour le pouvoir. Mais ne vous y trompez pas : cela ne signifie pas qu’ils se reposent. Si vous voulez voir le véritable travail actif des républicains, vérifiez l’énergie qu’ils utilisent pour distribuer de gros paquets des 700 milliards de dollars qu’ils jettent par la fenêtre. Lors d’une récente audition d’un comité sénatorial bancaire, le républicain Bob Corker s’est vu assigné cette tâche, et avec une date butoir très claire en vue : l’investiture. "Combien pensez-vous qu’il soit possible environ de dépenser actuellement avant le 20 janvier ?" demandait Corker à Neel Kashkari, le banquier âgé de 35 ans qui était avant lui en charge du butin.

 

Quand les colonialistes européens ont réalisé qu’ils n’avaient pas d’autre choix que de redonner le pouvoir aux citoyens indigènes, ils ont souvent concentré toute leur attention à dérober les trésors locaux de l’or et de tout le bétail qui avait de la valeur. S’ils étaient vraiment cruels, comme les portugais au Mozambique dans la moitié des années 1970, ils allaient jusqu’à verser du béton dans les ascenseurs des puits des mines.

Rien d’aussi barbare en ce qui concerne le clan Bush. Plutôt que d’utiliser le pillage ouvert, ils préfèrent les outils bureaucratiques, comme les actions "des actifs précaires" et le "programme d’achats de capitaux". Mais ne vous méprenez pas : le but est bien le même que celui utilisé par les portugais vaincus - un dernier pillage frénétique des richesses publiques avant qu’ils ne rendent les clés du coffre fort.

Comment autrement expliquer les décisions étranges qui ont dominé lors des discours sur l’argent du renflouement ?
Quand l’administration Bush a annoncé qu’elle voulait investir 250 milliards de dollars dans les banques américaines en échange de crédits, le plan était alors largement mentionné comme une "nationalisation partielle" - une mesure radicale indispensable pour que les banques puissent encore donner des emprunts. Henry Paulson, le Ministre de l’Economie et des Finances, a eu une idée de génie, nous a-t-on dit, et suivait l’exemple de Gordon Brown. En fait, il n’y a jamais eu aucune nationalisation, partielle ou autre. Les contribuables américains n’ont gagné aucun contrôle significatif sur les banques, et c’est pourquoi les banques sont libres de dépenser ce nouvel argent comme bon leur semble.


Chez Morgan Stanley, il semblerait que la plus grande partie du butin servira à payer les primes annuelles. Citigroup a fait comprendre qu’ils utiliseraient leur 25 milliards pour acheter d’autres banques, alors que John Thain, le directeur général de Merrill Lynch, disait aux analystes financiers : "au moins pour le prochain trimestre, cela va juste nous servir de coussin".
Pendant ce temps, le gouvernement américain, est réduit à supplier les banques pour qu’elles utilisent au moins une partie du butin des contribuables pour des prêts - officiellement, la raison de tout le programme.

 

Quel est alors le véritable objectif du renflouement ? Mes craintes sont que cet empressement de transactions est quelque chose de bien plus ambitieux qu’un cadeau unique aux grandes entreprises : mais que la version de Bush d’une "nationalisation partielle" est une manipulation pour transformer le trésor américain en un distributeur de billets géant et sans fond pour les banques dans les années à venir.


Souvenez-vous que la préoccupation principale parmi les acteurs des grands marchés, en particulier des banques, ce n’est pas le manque de crédits mais le prix des crédits "toxiques".
Les investisseurs ont perdu toute confiance dans l’honnêteté des grands acteurs financiers, et avec de bonnes raisons.
C’est là que le renflouement du trésor public paie un maximum. En achetant des intérêts dans ces institutions financières, le trésor public envoie un signal au marché en disant que c’est un pari sûr.


Pourquoi sûr ? Non pas parce que leur niveau de risque a été finalement évalué avec précision. Ni parce qu’ils auraient renoncés aux sortes d’outils exotiques et aux taux variables à outrance qui ont créé la crise. Mais parce que le marché va maintenant être assuré que le gouvernement américain ne laissera pas ces entreprises particulières faire faillite. Si ces entreprises se mettent en difficultés, les investisseurs vont dorénavant assumer que le gouvernement continuera à trouver toujours plus d’argent pour les renflouer, puisque leur permettre de faire faillite signifierait perdre totalement l’investissement du capital initial, et pour beaucoup d’entre elles, cela se chiffrera en billions. (Il suffit d’observer le géant des assurances AIG, qui s’est déjà retourné vers les contribuables pour une rallonge, et qui semble apparemment prêt à en demander une troisième fois.) Ce fait de relier les intérêts publics aux entreprises privées est le véritable objectif du plan de renflouement : Paulson choisit toutes les entreprises qui sont admises à ce programme - un nombre d’environ plusieurs milliers - une garantie implicite du Ministère de l’Economie et des Finances.


Pour les investisseurs capricieux et frileux qui cherchent des placements sûrs pour conserver leur argent, ces transactions de capitaux seront encore plus sécurisants qu’un triple A de l’agence d’évaluation Moody.

 

Une telle assurance est inestimable. Mais pour les banques, la meilleur partie du cadeau c’est que le gouvernement les paie pour qu’elles acceptent sa certification. Pour les contribuables, de l’ autre côté, la totalité du plan est extrêmement risquée, et pourrait vraisemblablement leur coûter bien plus que l’idée originale de Paulson d’acheter pour 700 milliards de dollars de dettes toxiques. Dorénavant les contribuables ne sont pas seulement dépendants pour les dettes, mais probablement, aussi pour le destin de chaque entreprise qui leur vend ces crédits.

 

Il est intéressant de voir que les géants des fonds hypothécaires Fannie Mae et Freddie Mac, ont tous les deux bénéficié de ce genre de garantie tacite avant qu’ils ne soient "nationalisés" au début de cette crise. Durant des décennies, le marché avait compris que, puisque ces acteurs privés étaient impliqués avec le gouvernement, on pouvait faire confiance à l’Oncle Sam pour sauver la mise. C’était, comme beaucoup l’ont dénoncé, le pire de tous les maux de la terre. Non seulement les profits sont privatisés alors que les risques sont socialisés, mais le soutien implicite du gouvernement créait ainsi une incitation des systèmes de primes puissantes pour des pratiques d’affaires dangereuses.

 

Avec le nouveau programme de rachat des emprunts, Paulson a utilisé le modèle discrédité de Fannie et Freddie et l’a appliqué à une majeur partie du système industriel privé bancaire. De nouveau, il n’y a aucune raison de s’écarter des paris dangereux, particulièrement depuis que le Ministère de l’économie et des finances n’a posé aucune exigence aux banques (apparemment, ils ne veulent pas d’un "contrôle minimum") Pour stimuler plus encore la confiance du marché, le gouvernement fédéral a également annoncé des garanties publiques illimitées pour beaucoup de comptes bancaires de dépôts. Oh, et comme si ce n’était pas suffisant, le Ministère de l’économie et des finances a encouragé les banques à se regrouper, certifiant que les seules entreprises qui resteront seront "trop grandes pour faire faillite", et garantit ainsi leur renflouement.


De trois façons différentes, le marché est informé haut et fort que Washington ne permettra pas que les institutions financières subissent les conséquences de leurs comportements. Il est possible que cela soit l’innovation de Bush la plus créatrice : un capitalisme sans risques.

Il y a une étincelle d’espoir. En réponse à la question du sénateur Corker, le Ministère de l’économie et des finances a en effet des difficultés à distribuer les fonds du renflouement. Jusqu’à présent environ 350 milliards de dollars ont été demandés sur les 700, mais la plus grande partie n’est pas encore sortie des caisses de l’état. Cependant, il devient de plus en plus clair chaque jour que le renflouement a été "vendu" à la population sous de faux prétextes. Clairement, cela n’a jamais vraiment concerné la fluidité des emprunts. C’était depuis toujours pour mettre en place ce qui est fait : transformer l’état en une agence d’assurance géante pour Wall Street, un filet de sécurité pour les personnes qui en ont le moins besoins, subventionnés par les populations qui auraient le plus besoins de la protection de l’état dans la tornade économique qui arrive.

Cette duplicité est une opportunité politique. Qui gagnera les élections le 4 novembre aura une autorité morale énorme. Elle devrait être utilisée pour exiger un moratoire et l’arrêt de la distribution des fonds, non pas après l’investiture, mais dès le départ. Tous les contrats devraient être renégociés, cette fois l’obtention de garanties du public.

Il est risqué bien sûr d’interrompre le processus du renflouement. Rien ne pourrait être plus dangereux, cependant, que d’autoriser le clan Bush à faire ce cadeau d’adieu aux grandes entreprises - le cadeau qui va continuer à vider les caisses publiques.

• A version of this column first appeared in The Nation (www.thenation.com)

www.naomiklein.org

Traduit par Anik le 8 novembre 2008.

 

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19 novembre 2008 3 19 /11 /novembre /2008 22:38

par Olivier Favier

 

Un rapide balayage de la presse francophone suffirait à nous l’apprendre. La situation politique italienne est devenue plus qu’inquiétante -elle l’est déjà depuis plusieurs années. Les mouvements sociaux de ces dernières semaines, qui ont vu défiler plusieurs centaines de milliers de personnes, disent pourtant combien la résistance est potentiellement forte, dans un pays où les agressions et les crimes racistes se sont multipliés depuis septembre , où les déclarations officielles se suivent pour réhabiliter le fascisme . Pour autant, devant une gauche désorganisée ou qui a renoncé à dire son nom , face à un monde syndical très largement impuissant, la péninsule se retrouve une fois de plus confrontée au risque de rebellions autonomes, fragiles et manipulables, promptes à faire le jeu d’un pouvoir qui sait jouer sur les peurs. Dans un tel contexte, qui pourrait bien servir de modèle à la France -dont les évolutions récentes ressemblent sous de nombreux aspects aux premières années du berlusconisme, avec l’efficacité accrue d’une recette éprouvée-, la solidarité internationale a son rôle à jouer. Elle est, parmi d’autres, un rempart nécessaire contre une fascisation du régime qu’on peut désormais évoquer comme une menace réelle. En octobre dernier, le juge di Pietro a ainsi déclaré : "Quand la dictature est à nos portes, on doit résister immédiatement, pas quand il est trop tard."

Le 23 octobre dernier, Francesco Cossiga, figure historique de la démocratie chrétienne, ex-président de la république italienne, sénateur à vie, a tenu sur trois journaux des propos qui sur plusieurs points contreviennent aux lois d’un pays démocratique. Devant les manifestations de masse des étudiants, il a appelé à renouer avec la stratégie de la tension, dont les méthodes sont enfin reconnues par ceux qui les ont mises en œuvre : “Laisser faire (les étudiants). Retirer les forces de police des rues et des universités, infiltrer le mouvement avec des agents provocateurs prêts à tout, et laisser pendant une dizaine de jours les manifestants dévaster les magasins, brûler les voitures et mettre la ville à feu et à sang. (...) Ensuite, assuré du consensus populaire, le bruit des sirènes des ambulances devra dominer celui des voitures de police et des carabiniers. (...) Dans le sens où les forces de l’ordre devront massacrer les manifestants sans pitié et les envoyer tous à l’hôpital. Ne pas les arrêter, parce que de toute façon les magistrats les remettraient aussitôt en liberté, mais les frapper, et frapper aussi ces professeurs qui les agitent.

Plusieurs plaintes ont été déposées contre lui. Nous les soutenons toutes, mais nous avons décidé de nous associer à la première d’entre elles, rédigée à Rome par un simple citoyen italien, monsieur Piero Leone. Une pétition a été lancée qu’on pourra retrouver en page d’accueil du site : www.dormirajamais.org. La pétition peut être aussi relayée directement avec le lien suivant : http://www.easy-petition.com/cossiga/

Olivier Favier


(1) Le 14 septembre, un jeune d’origine burkinabée est tué à coups de barres de fer par les gérants d’un snack-bar milanais. « Sale nègre », entendent les témoins. Le 18 septembre, à Castel Volturno, dans les environs de Naples, sept personnes, dont six Africains, sont massacrés par les tueurs de la Camorra. Le 29 à Parme, un autre jeune d’origine ghanéenne ressort du commissariat avec un œil poché et une jambe en compote. Faute d’avoir compris son nom de famille, les policiers ont écrit sur ses papiers : « Emanuele Negro ». Le 2 octobre à Rome, un homme d’origine chinoise est roué de coups par cinq adolescents devant un arrêt de bus. Que dire enfin des mesures de ségrégation prises à l’encontre des Roms en juillet dernier, qui ont rappelé à certains les lois raciales de 1938 ?

(2) Exemple parmi tant d’autres, le ministre de la défense Ignazio La Russa a déclaré, lors des cérémonies commémoratives du 8 septembre dernier : « Ce serait ne pas écouter la voix de ma conscience que de ne pas commémorer les soldats de la république sociale de Salò qui, de leur point de vue, se sont battus pour les valeurs de la patrie et ont résisté à l’avancée des troupes anglo-américaines en Italie. Ils méritent aussi le respect de tous ceux qui considèrent l’histoire de l’Italie avec objectivité. »

(3) Walter Veltroni, rival malheureux de Silvio Berlusconi aux dernières élections, a affirmé sur El pais le 1er mars dernier : « Nous sommes réformistes et non de gauche ». Ce qui n’a pas empêché le nouveau président du conseil de le décrire quelques mois plus tard comme un « nouveau Staline ».

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18 novembre 2008 2 18 /11 /novembre /2008 17:55
Dans son édition électronique, le "Courrier international" publie un bref et bien senti "papier" de la "Tribune de Genève" sur le cirque (pardon, le Congrès) socialiste de Reims.

L'avenir du socialisme est-il derrière lui ? Nous poserons bientôt cette question. En tout cas, dans l'état actuel des choses, il s'avère incapable de répondre aux défis des bouleversements que nous vivons.

Courrier international - 17 nov. 2008
 
 
 
Après trois jours de psychodrame, le Parti socialiste a décidé de s'en remettre aux militants pour départager Ségolène, Martine et Benoît. Une attitude irresponsable, juge la Tribune de Genève.
 
Faut-il dissoudre le Parti socialiste français, comme le suggère l'écrivain et journaliste Jean-François Kahn ? Ce n'est pas la peine. Le congrès de Reims a démontré qu'il n'est pas meilleur fossoyeur du socialisme que ce PS-là. Alors que le tsunami financier est en train de se transformer en crise économique majeure, le principal parti d'opposition en France ne trouve pas plus urgent que de flamber sur le bûcher des vanités présidentielles. Etre calife à la place de Nicolas Sarkozy, voilà l'unique préoccupation de ses dirigeants, devenus aussi crédibles que l'Iznogoud de la bande dessinée de René Goscinny ! Et les 200 000 militants qu'ils laissent dans l'ornière de leurs ego boursouflés sont de leurs soucis les infimes cadets.

Aucune divergence de fond n'explique le refus signifié par ces chefs de clan d'établir un consensus entre les différents courants du Parti socialiste français. Sur l'Europe, la façon de résoudre la crise et même l'alliance ou non avec les centristes du MoDem, les opinions des uns et des autres ne présentaient pas un écart justifiant de mettre en péril l'unité de ce parti. Ces fameuses "motions" ou professions de foi ne sont en fait que des feuilles de vigne masquant l'ambition personnelle la plus cynique.

Cette attitude est d'autant plus irresponsable que la récession économique provoquera forcément moult insatisfactions dans le camp des électeurs populaires de Nicolas Sarkozy, avec tous les risques de dérive nationaliste et de repli identitaire que comporte une telle situation. Après la crise de 1929, la gauche allemande s'était divisée. On a vu le résultat. L'Histoire ne se répète pas, dit-on. Espérons que, cette fois-ci, elle ne bégaiera pas.
 
Jean-Noël Cuenod
Tribune de Genève
 
 
 
 
 
 
 
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15 novembre 2008 6 15 /11 /novembre /2008 18:48




















 le système de trois planètes HR-8799





















l'exoplanète Fomalhaut b accomplirait une orbite en 870 ans

Ca y est ! 13 années après la découverte de la première exoplanète par Michel Mayor et Didier Queloz (de
l'Observatoire de Genève), on a enfin réussi à photographier des planètes extrasolaires. Une performance exceptionnelle quand on connait les difficultés liées à la visualisation des planètes, dont le faible éclat se perd dans le halo de leur étoile primaire.

D'habitude, les chercheurs déduisent la présence d'une planète d'indices dus le plus souvent à son influence
gravitationnelle mais cette fois-ci, les astronomes ont fait mieux. Beaucoup mieux. Une équipe à réussi à prendre des images de 3 planètes en utilisant les télescopes Keck et Gemini et une autre a utilisé Hubble qui a très clairement vu une planète tournant autour de l'étoile Fomalhaut.
 
Ces découvertes sont une nouvelle étape dans l'étude des exoplanètes. Elles montrent les progrès faits depuis 51
Pegasus, la première exoplanète découverte en 1995, et le chemin qui reste à parcourir avant d'imager une planète extrasolaire permettant de voir des détails à l'échelle d'un continent, par exemple.
Mais, on peut faire mieux encore. Concrètement, cela signifie que les techniques d'optique adaptative utilisées avec les télescopes basés au sol pour corriger les perturbations atmosphériques, lorsqu'un coronographe permet de bloquer une
grosse part de la lumière venant de l'étoile, devront être améliorées grandement. Parmi les instruments en cours de
développement qui amélioreront la définition de ce type d'images, on citera la caméra SPHERE qui sera installée, en 2012, au foyer d'un des 4 télescopes du VLT. Cette caméra, dédiée aux exoplanètes utilisera une optique adaptative à un niveau très élevé avec une correction extrêmement bonne. Elle permettra de voir des planètes à seulement 10 unités astronomiques de leur étoile.
Dans l'espace, on attend beaucoup de Kepler, le futur télescope de la NASA conçu pour détecter des planètes de la taille de la Terre, évoluant dans la zone d'habitabilité de leur étoile et donc favorables à l'apparition de la vie. Son lancement est prévu au printemps 2009.

Enfin, on signalera la remarque éclairée de Jean Schneider, astronome à l'observatoire de Paris et spécialiste de la question, qui souligne que ces découvertes aussi intéressantes soient-elles, montrent que l'imagerie sans mesure de vitesses radiales (ou astrométrie) ne permet pas d'avoir une valeur précise de la masse de la planète, ce qui est très important pour en modéliser les caractéristiques physiques.
C'est et cela restera un problème pour toutes les planètes détectées par imagerie et pour lesquelles on n'a pas de mesure de vitesses radiales ou d'astrométrie. Or ces mesures ne sont possibles que pour des périodes orbitales disons de moins de 15 ans.

Source: flashespace.com
Illustration: Le systeme HR-8799: Christian Marois – Fomalhaut-b: Paul Kalas / University of California Berkeley

Cordialement
Jean
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Rassemble les derniers instants qu'il te reste, ils te seront de grandes valeurs
et partage les avec une personne de choix, ils deviendront encore plus précieux.
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12 novembre 2008 3 12 /11 /novembre /2008 21:47

Ecolos va-t-en guerre

 

Avec les Ecolos, il faut s’attendre à tout. La « belle » Isabelle Durant est prête à enfiler son battle-dress, ses bottines de saut et son béret rouge pour combattre le général rebelle N’kunda à l’Est du Congo. Elle dit qu’il mérite tout au plus la CPI (Cour Pénale Internationale). Ce n’est peut-être pas tout à fait faux mais elle oublie dans le lot Kagamé et Kabila. Cela, elle ne l’a pas dit. Ah ! Ces droits de l’hommistes, elles ont vraiment des problèmes de mémoire. Au 21 juillet, il faudra réserver une place pour les Ecolos baba cool, cela sera sans nul doute l’attraction de la fiesta.

 

Le consommateur

 

Dans le « Monde » du 10 novembre 2008, Jacques Doumay intitule sa chronique « le consommateur est un travailleur qui s’ignore ». Nous dirions plutôt l’inverse. Avec la crise financière, soit, le travailleur n’a plus de travail et ne peut plus consommer, soit, il a encore un travail si mal payé qu’il ne peut guère consommer non plus.

 

Obama

 

Nous avons dit précédemment qu’Obama, s’il était élu, poursuivrait une politique équivalente à celle de ses prédécesseurs. On en a un premier aperçu lors de sa conférence de presse de « Président élu » à Chicago. Il était entouré du gratin de Wall Street et le secrétaire général de la Maison blanche qui est le chef de l’administration du Président Obama, est un chaud partisan d’une politique dure au Moyen Orient et dans le conflit israélo – palestinien en particulier.

 

Cependant, il y a un apport considérable qu’Obama a fourni par sa propre élection. Il a plongé un couteau dans cette plaie qu’est le communautarisme. Il l’a dit : il n’y a pas d’Amérique noire, blanche, hispano, il y a les Etats-Unis d’Amérique. En cela, le président d’origine kenyane a apporté une pierre majeure à l’édifice. Le communautarisme est le pire ennemi de nos sociétés et ce n’est pas le « multiculturalisme » béat qui l’éradiquera, bien au contraire.

 

Obama a ouvert la voie, c’est à nous de la prendre.

 

Sabotages à la SNCF, un nouveau désespoir ?

 

On a arrêté dix auteurs présumés des sabotages qui sévissaient sur les lignes TGV Nord et Sud-est. Ce ne sont pas des membres du personnel. Ouf ! Pour le patron et les syndicats.

 

Il s’agit d’un groupuscule anar qui agissait cependant sur tout le territoire français. Va-t-on connaître à nouveau les années de plomb d’Action directe, du groupe Baader – Meinhof, des Brigades rouges ? On peut se poser la question.

 

La crise, l’impasse dans laquelle la société est entraînée, la déliquescence de la gauche sont autant d’ingrédients nécessaires à alimenter un nouveau terrorisme. Les responsables politiques n’ont qu’à s’en prendre à eux-mêmes.

 

Ségolène, Elio : la fin du socialisme ?

 

Ségolène forte de ses 29 % de voix des « militants » socialistes, se présente au poste de Premier secrétaire. Elio, fort de sa réélection «  triomphale » à la présidence du PS belge en juillet 2007, a décidé de briguer un quatrième mandat ! Fidel Castro a dû l’inspirer. Ségolène et Elio ont pas mal de points communs. Ils se présentent comme un peu marginaux avec un style bobo bien soigné. Ils sont des partisans acharnés du social – libéralisme bien qu’Elio ne manque pas, pour donner le change, de fustiger les libéraux dans ses discours devant les congressistes socialistes. C’est un peu le cas de Ségolène qui ne veut en aucun cas d’une union de la gauche.

 

En cela, elle est soutenue par les municipalistes socialistes qui sont bien heureux d’être débarrassé de ce carcan pour faire leurs combinaisons politiciennes locales à leur aise. Cependant, ce petit jeu peut faire éclater le PS qui ne serait plus qu’un parti plus ou moins radical prêt à toutes les alliances et à tous les compromis.

 

Elio, en Belgique,  s’est amusé à démolir les « fiefs » socialistes wallons : Charleroi et Namur. Il veut démolir tout ce qu’il ne contrôle pas afin d’être le seul maître à bord. De plus, il détruit le socialisme par toute une série de compromissions avec les libéraux et les chrétiens pour pouvoir se maintenir au pouvoir. Il est vrai que dans l’Europe actuelle, le conservatisme néolibéral reste très fort et qu’il faut composer, quitte à rejeter les fondamentaux. Quant au SPa flamand il s’écroule dans les sondages après son cuisant échec électoral de juin 2007. Il pourrait ne plus avoir de gauche crédible en Flandre.

 

Jeu dangereux et sans doute sans issue. Il peut signifier la mort du socialisme en Europe.

 

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9 novembre 2008 7 09 /11 /novembre /2008 21:43
 
Mirach est une étoile géante rouge éblouissante en lumière visible. La galaxie NGC 404 se perd dans la lueur de cette étoile et pour cette raison est surnommée le "fantôme de Mirach.
L'illustration ci-dessous présente à gauche cette galaxie observée en lumière visible et à droite observée dans l'ultraviolet, cliché réalisé grâce au télescope spatial GALEX (Galaxy Evolution Explorer) de la NASA. Le champ est exactement le même pour les deux images et NGC 404 est la tache blanchâtre au centre de chacune d'entre elles.


NGC 404, le fantôme de Mirach.

Lorsque la galaxie "fantôme" est vue dans l'ultraviolet, elle "revient à la vie", et révèle alors un anneau jamais encore observé. L'anneau, représenté en bleu sur l'image de droite, contient des étoiles nouvelles, une surprise sachant que NGC 404 était auparavant considérée comme une galaxie morte, pour l'essentiel.

Les images couvrent 55 000 années-lumière de large et NGC 404 se situe à 11 millions d'années-lumière de la Terre. En comparaison, Mirach est beaucoup plus proche de nous, 200 années-lumière ; cette étoile est visible à l'oeil nu.

Source:NASA
Illustration:NASA/JPL-Caltech/DSS

Cordialement
Jean
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Jean Schwaenen apexoccult@versateladsl.be
         
     
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31 octobre 2008 5 31 /10 /octobre /2008 20:43

C'est un rabbin qui se fait arrêter par la police car il roule à 180km/h.

Le policier lui demande d'ouvrir la boite à gants et de lui donner ses papiers et le Rabbin dit :
- Je ne peux pas ouvrir, j'ai de la drogue dans la boite à gants.
 

- Comment, dit le policier, ouvrez-moi le coffre immédiatement !

- Je ne peux pas répond le rabbin, j'ai des armes dans le coffre !

 

Le policier appelle sa hiérarchie en disant qu'il arrêté un rabbin qui roulait

à 180 km/h avec de la drogue dans la boite à gants  et des armes dans le coffre. 

Le commissaire arrive sur les lieux et demande au rabbin d'ouvrir la boite à

gant qui se révèle être vide. Idem pour le coffre également vide.

 

Le commissaire dit au Rabbin :
- Le policier nous a dit que vous aviez de la drogue
et des armes !

 

Et le rabbin répond :

- Je parie qu'il vous a dit aussi que je roulais à 180 km/h !!

                                                   * * *

 New-York est infestée de rats, partout sauf dans la synagogue.

Le maire de New-York va voir le rabbin de la synagogue et lui demande

pourquoi il n'y a pas de rats dans la synagogue.

 

Et le rabbin lui répond : « on ne comprend rien : on les élève, on leur apprend l'hébreu,

puis la Torah et après la bar-mitsva, on ne les voit plus. »

 

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31 octobre 2008 5 31 /10 /octobre /2008 20:24

 

Obama, homme de gauche ?

 

L’ « Obamania » ne cesse de s’étendre, surtout sur les médias européens au fur et à mesure de l’échéance du 4 novembre.

 

La droite lui reproche d’être trop à gauche. Ainsi le député UMP Hervé Mariton qui est un des rares à s’affirmer pour Mc Cain déclare-t-il au « Figaro » du 29 octobre : « Alors quand on me dit «Obamania», j'ai envie de gratter un peu plus loin. Le charisme est une qualité en soi, mais le jeu excessif du charisme devient un défaut. J'observe une très grande ambiguïté dans son positionnement. Obama, c'est un mélange d'incertitudes et de références idéologiques très marquées à gauche. Le pire n'est jamais sûr. McCain, à l'inverse, incarne un républicanisme de bon aloi avec ce qu'il y a d'histoire des idées et en même temps d'adaptation au moment actuel, avec un pragmatisme solide. »

 

A gauche, du moins aux Etats-Unis, on lui reproche d’être trop à droite. Ainsi, le journal de la gauche américaine, « The Nation » publie une sévère critique du programme du sénateur de l’Illinois.

 

« Obama appelle au changement. Pourtant, jamais la lourde main du passé n'a si solidement tenu un candidat "réformateur" par le cou. Est-il possible de faire face aux problèmes de l'Amérique sans parler du budget de l'armement ? Le Pentagone dépense aujourd'hui plus qu'à n'importe quel moment depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. En "dollars réels", les 635 milliards de dollars [508 milliards d'euros] alloués à l'exercice 2007 sont supérieurs de 5 % au record précédent, en 1952. Or, Obama veut accroître les effectifs des forces armées de 90 000 hommes. Il jure qu'il va pousser à une escalade dans les opérations militaires américaines en Afghanistan, qu'il attaquera le territoire pakistanais si Islamabad empêche toute opération américaine unilatérale visant à tuer Oussama Ben Laden, et qu'il mènera la guerre contre le terrorisme dans une centaine de pays, qu'il créera une nouvelle infrastructure internationale de renseignement et police afin d'éliminer les réseaux terroristes.

Un nouveau départ ? En quoi cela est-il différent de la déclaration de Bush qui, le 20 septembre 2001, s'était engagé à poursuivre une "guerre contre le terrorisme" qui dure encore, contre "tous les groupes terroristes de portée mondiale" et "toute nation qui continue à abriter ou soutenir le terrorisme" ? A gauche, les défenseurs d'Obama se rassurent à l'idée qu'il "fallait qu'il dise ça pour être élu". C'est faux. Après huit ans de Bush, les Américains sont prêts à réévaluer le rôle impérial de leur pays. Obama préfère ignorer cette occasion.

Une éventuelle réduction des troupes en Irak si Obama l'emporte ne sera qu'un bref hoquet dans le tintamarre tonitruant de la nouvelle "détermination" pour le règlement du conflit amenée par la nouvelle administration. La conséquence la plus immédiate à l'étranger d'une victoire du démocrate sera sans doute une brutale réaffirmation de l'empire. Déjà, Joe Biden [le colistier d'Obama], porte-étendard usé de l'intransigeance israélienne et de l'hystérie propre à l'époque de la Guerre froide, pousse des aboiements stridents sur le fait que le "courage" du nouveau gouvernement sera mis à l'épreuve au cours de ses six premiers mois d'existence par les Russes et leurs sbires. Concernant l'Iran, Obama est beaucoup plus va-t-en guerre que McCain.

Après huit ans d'assaut sans relâche contre les libertés constitutionnelles orchestré par Bush et Cheney, l'enthousiasme de l'opinion et de la justice pour la tyrannie s'est dissipé. Mais Obama a préféré appuyer Bush et Cheney. En février, quand il s'efforçait d'adopter un profil de gauche durant les primaires, il s'était opposé aux écoutes sans mandat. Son engagement en faveur de la liberté n'a pas duré bien longtemps. Cinq mois plus tard, il votait pour, et déclarait que "la capacité à surveiller et suivre la trace d'individus qui veulent attaquer les Etats-Unis est un outil vital de la lutte anti terroriste".

Bon ou méchant, tout politicien est un opportuniste ambitieux. Mais sous cette couche superficielle, ceux qui apposent leur marque constructive sur l'histoire restent fidèles à une idée centrale. Dans le cas d'Obama, cette "idée", c'est la distillation ultime de la politique identitaire : l'idée de sa couleur noire. Ceux qui prétendent qu'il cavalcaderait sans effort jusqu'à la Maison-Blanche s'il était blanc ne comprennent pas que sans sa caractéristique physique la plus saillante, il ne serait considéré que comme un sénateur de second rang au parcours peu impressionnant.

La campagne d'Obama a été la négation de presque tous les principes de la gauche, sans même un bêlement de protestation des progressistes qui pourraient lui demander des comptes. Les Michael Moore de ce monde se taisent. Obama a fait allégeance aux banquiers et à Wall Street, aux compagnies pétrolières, à l'industrie du charbon, au lobby du nucléaire, aux grands groupes agroalimentaires. Il n'a pas craint d'offenser la gauche et s'est montré constant dans sa volonté d'apaiser les puissants. »

 

Lorsque nous disions la semaine dernière que Obama serait considéré comme un ultralibéral s’il présentait son programme en Europe. Alors ? Quid des belles envolées lyriques sur le renouveau et le changement ? Comme toujours, nos bobos vont pleurer lorsqu’ils verront enfin (et trop tard, bien sûr…) la réalité en face. A moins que la majorité des électeurs étatsuniens aient décidé de voter pour Mc Cain…

 

Fortis : hou ! La menteuse…

 

Ce n’est pas parce que c’est le cinquantième anniversaire de la NASA qu’il faut découvrir la Lune à tout bout de champs. Rappelons les faits. Chute de 18 % du titre Fortis en mai dernier. Les petits actionnaires demandent en vain la tenue d’une assemblée générale extraordinaire d’autant plus que Fortis sollicite une augmentation de capital de 13,4 milliards d’Euros pour acheter ABN Amro. A ce moment-là, durant le quatrième trimestre 2007, la direction de Fortis était parfaitement au courant des risques encourus dans des placements effectués dans les fameuses subprimes américaines. Pour que l’opération ABN Amro réussisse, il était indispensable de cacher ces risques et leurs conséquences catastrophiques. Afin de calmer les petits actionnaires de plus en plus nerveux, la direction décida d’organiser des réunions d’information où il fut jeté de la poudre aux yeux. On licencia le directeur général Vottron et on le remplaça par le Hollandais Dierckx. En réalité, personne n’était dupe. On cachait quelque-chose, c’était une évidence.

 

Le gouvernement intervient d’urgence pour sauver Fortis de la faillite puis la brade au groupe BNP-Parisbas. Les actionnaires ne savent plus à quels titres se vouer, les épargnants sont paniqués. Les nomenklaturistes de l’establishment se cachent ou font profil bas. C’est la fin peu glorieuse d’une histoire peu glorieuse.

La Belgique de l’establishment vit sur le mensonge et la tromperie. Il est vrai qu’elle a affaire à un « bon peuple » naïf et ne disposant d’aucune culture politique. Des procès à venir ? Rions un peu lorsque l’on sait que l’association d’actionnaires « Deminor » est dirigée par le fils d’un membre « éminent » de la nomenklatura du nom de Nothomb.

 

Le monde du travail va une fois de plus trinquer, mais notre petit doigt nous dit que cette fois-ci, cela ne se fera pas sans heurts.

 

Carrefour : le croisement des conflits sociaux

 

Carrefour ; un consortium de grandes surfaces qui lèse les consommateurs, les paysans, les travailleurs. Cela fait beaucoup de monde. Un patronat d’une dureté sans précédent prêt à user de tous les moyens dont une Justice complice, pour briser les grèves dues à l’inquiétude d’une récession sociale des plus fortes depuis une trentaine d’années.

 

N’y a-t-il pas là un test pour l’ensemble du patronat ? Si la direction de Carrefour gagne dans son bras de fer, c’est un formidable encouragement pour procéder à l’abolition des droits sociaux les plus élémentaires. Déjà, la FEB dit : si on supprime les « parachutes dorés », il n’y a aucune raison de maintenir les préavis de licenciement.

 

On peut se préparer à un tsunami social qui pourrait mener à la violence aveugle. Certains l’auront bien cherché.


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