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  • : Le blog de pierre verhas
  • : Blog consacré à l'actualité dans les domaines de la politique et de l'astronomie, vus au sens large. Ce blog n'est pas neutre : il se positionne à gauche, de philosophie laïque et donnant la primauté à l'expérience sur la spéculation. Ce blog est ouvert au débat, à l'exception des invectives, des attaques personnelles et des insultes qui seront systématiquement rejetées afin de permettre à chacun(e) de débattre en toute liberté et dans la sérénité qui n'exclut en rien la passion.
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29 octobre 2008 3 29 /10 /octobre /2008 18:35
 
De nouvellesobservations effectuées grâce au télescope spatial Spitzer révèlent que le système planétaire le plus proche du nôtre possède deux ceintures d'astéroïdes. Notre propre Système Solaire n'en possède qu'une seule. L'étoile au centre du système, Epsilon Eridani, est une version plus jeune, légèrement plus froide et plus légère de notre Soleil. Auparavant, les astronomes avaient découvert des indices de l'existence de deux planètes dans le système, et d'un large anneau externe de comètes glaciales, semblable à notre propre ceinture de Kuiper.


Vue d'artiste du système d'Epsilon Eridani
La ceinture interne d'astéroïdes est représentée par l'anneau brillant au centre, la ceinture externe en arrière plan. La ceinture de comètes est trop lointaine pour être représentée ici mais des comètes qui en proviennent sont montrées sur la droite

Spitzer a désormais permis de découvrir que le système possède également deux ceintures d'astéroïdes. L'une se situe approximativement à la même position que celle de notre Système Solaire. La seconde, une ceinture plus dense, très probablement peuplée également par des astéroïdes, se trouve entre la première ceinture et l'anneau de comètes. La présence des ceintures d'astéroïdes implique des planètes additionnelles dans le système d'Epsilon Eridani.

Les astronomes ont déjà détecté des étoiles présentant des signes de ceintures multiples de matière, mais Epsilon Eridani est plus près de la Terre et ressemble plus à notre Soleil. Elle se trouve à 10 années-lumière, est légèrement moins massive que le Soleil, mais n'est âgée que d'environ 800 millions d'années, soit un cinquième de l'âge du Soleil.

Les ceintures d'astéroïdes détectées par Spitzer orbitent à des distances d'approximativement 3 et 20 Unités astronomiques de l'étoile (une Unité astronomique –UA- est la distance moyenne entre la Terre et le Soleil). A titre de comparaison, notre propre ceinture d'astéroïdes se trouve à environ 3 UA du Soleil, et Uranus à environ à 19 UA.

Une des deux planètes possibles précédemment identifiées autour d'Epsilon Eridani, appelée Epsilon Eridani b, a été découverte en 2000. La planète est suposée orbiter à une distance moyenne de 3,4 Unités astronomiques de l'étoile -- juste en dehors de la ceinture d'astéroïdes la plus interne. C'est la première fois qu'au-delà de notre Système Solaire sont détectées une ceinture d'astéroïdes et une planète présentant une configuration semblable à celle de notre ceinture d'astéroïdes et de Jupiter.

Certains chercheurs avaient rapporté que Epsilon Eridani b orbite selon une ellipse très étirée s'étendant entre 1 et 5 Unités astronomiques, mais ceci signifierait que la planète croiserait, et perturberait rapidement, la ceinture d'astéroïdes récemment découverte. Au lieu de cela, Backman et ses collègues soutiennent que cette planète doit avoir une orbite plus circulaire qui la maintient juste en dehors de la ceinture.

L'autre planète candidate avait été proposée pour la première fois en 1998 pour expliquer des bosses dans l'anneau de comètes externe de l'étoile. On pense que celle-ci se trouverait près du bord intérieur cet anneau, qui orbite entre 35 et 90 UA d'Epsilon Eridani.

La ceinture intermédiaire détectée par Spitzer suggère qu'une troisième planète pourrait être responsable de sa création. Cette planète orbiterait à environ 20 UA et se trouverait entre les deux autres. «Des études détaillées des ceintures de poussières dans d'autres systèmes planétaires nous en diraient beaucoup sur leur structure complexe,» ajoute Michael Werner, co-auteur de l'étude et scientifique de projet pour Spitzer au JPL (Jet Propulsion Laboratory, à Pasadena). "Il semble qu'il n'y ait pas deux systèmes planétaires semblables."


Le système Epsilon Eridani et notre propre Système Solaire.
Les deux sont structurés de façon similaire; ils abritent des astéroïdes (en marron), des comètes (en bleu), et des planètes (les points blancs).
Cliquer sur l'image pour l'agrandir

Source:NASA/JPL-Caltech & Gilbert Javaux - PGJ Astronomie
Illustrations:NASA/JPL-Caltech

Cordialement
Jean
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Cercle Astronomique de Bruxelles (CAB) http://www.astro-cab.be/
Occultations of stars by the Moon (Apex) http://www.astrosurf.com/apex-occult
European Asteroïdal Occultation Network (EAON) http://www.astrosurf.com/eaon/
Popular Astronomy http://home.versateladsl.be/apexoccult/
Jean Schwaenen apexoccult@versateladsl.be
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Rassemble les derniers instants qu'il te reste, ils te seront de grandes valeurs
et partage les avec une personne de choix, ils deviendront encore plus précieux.
           
 
     
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24 octobre 2008 5 24 /10 /octobre /2008 18:09

D’où vient le pognon ?

 

Peu de gens ont fait remarquer que les emprunts de centaines de milliards d’Euros par les Etats de l’Eurogroupe provenaient des banques. Autrement dit, les Etats empruntent à certaines banques les moyens de renflouer d’autres banques auxquelles ces banques ne voulaient plus prêter ! On comprend dès lors la réticence de certains politiciens et économistes. Mais ce n’est pas du « communisme » ou du « bolchévisme » comme le hurlent les néolibéraux et les républicains américains, c’est tout bénéfice pour les banques. C’est du « bolchévisme » bien compris.

 

La définition du socialisme

 

 

Michel Konen, le rédacteur en chef de la très conservatrice et catholique « Libre », y va de sa définition du socialisme. « Le socialisme, c’est la collectivisation des moyens de production pour mener au communisme. » (La « Libre » du 13 octobre). Le patron de la « Libre » ferait bien de revoir ses classiques. En tout cas, cela en dit long sur la mentalité des cénacles de droite.

 

Ce bon Monsieur Paulson

 

Le génial Henry Paulson, le secrétaire d’Etat américain au Trésor, ne sait pas très bien que faire des 700 milliards de dollars qu’il voulait injecter sur les marchés financiers. Il va racheter les créances douteuses des banques pour leur éviter la faillite, mais il ignore si c’est la bonne réponse à la crise financière. Et puis, par idéologie, Paulson s’est refusé à injecter une partie de cette somme colossale dans le capital des banques de peur de se faire traiter de « communiste » en nationalisant des banques. Ah oui ! Un facétieux a calculé que ces 700 milliards de dollars pourraient assurer la sécurité sociale à chaque Américain pendant quarante ans. On est vraiment bien gouverné !

 

Fortis trop vite bradé ?

 

Le bruit court que l’on a revendu Fortis trop vite et trop bon marché à BNP – Paribas. Notre petit doigt nous dit qu’il y a du communautaire là-dessous. Enfin, on ne sait pas trop. Toujours est-il que les deux plus fortes banques en Belgique sont désormais la flamande KBC et la batave ING. Cherchez à qui le crime profite. D’ici qu’Yves Leterme décroche un poste d’administrateur dans une de ses banques lorsqu’il ne sera plus Premier ministre – ce qui ne saurait tarder -, il n’y a qu’un pas que nous n’oserons pas franchir.

 

La marquise du Sarkoland

 

Christine Lagarde, surnommée la « marquise de Bercy » (Tout va très bien, Madame la Marquise…) ou « Madame TVB » (pour Tout va bien) est mise en QHS (Quartier de Haute Surveillance) par Sarkozy qui a placé trois énarques à Bercy dans son plus proche entourage. Gageons qu’une fois la crise calmée, Pétain le petit renverra sa brillante ministre à son cabinet d’avocats d’affaire qu’elle n’aurait jamais dû quitter.

 

La stratégie du choc, nouveau bouquin de Naomi Klein

 

« La suite de l´histoire je vous la donne. Nous allons vivre les dictatures les plus grandes du monde, les riches pour ne pas perdre leurs privilèges vont inventer pleins pleins d´événements ils vont mêmes en fabriquer, certains auront vu Jésus, d´autres un extraterrestre, ils nous feront peur, très peur, alors nous occuperons les tunnels de métro, certains iront creuser des trous au centre de la terre (...) (rocioréagissant sur Paul Krugman: «Un pastiche de toutes les crises» ). Voilà qui pourrait introduire le splendide ouvrage de Naomi Klein : « La stratégie du choc », Acte Sud, 2008. La thèse de cette brique de 655 pages qui se lit comme un roman – noir - est : « La thèse de la journaliste canadienne est que le capitalisme prospère de préférence dans les contextes les plus tourmentés. Conscients de cette importance de la crise pour que fructifient leurs intérêts, un certain nombre de dirigeants politiques, économiques, et d'intellectuels – au premier rang desquels Milton Friedman, le théoricien de l'ultralibéralisme et fondateur de l'école de Chicago –, ont construit des marchés économiques prospères sur les ruines d'Etats et de sociétés frappées de traumatismes : le 11 Septembre, la Nouvelle-Orléans de l'après Katrina, le Sri Lanka d'après le tsunami, l'Afrique du Sud d'après l'apartheid, la Russie d'après la fin du communisme. Jusqu'à parfois susciter ces «désastres» si nécessaires à leur fortune: de la dictature de Pinochet au Chili en 1973 à la guerre en Irak. »

 

Nous en publierons une critique approfondie prochainement.

 

Les frasques de DSK

 

Voilà donc DSK surpris comme un vulgaire mari adultérin non par sa légitime, mais par son ennemi le plus redoutable aux USA, le « Wall Street Journal », organe de l’orthodoxie néolibérale américaine. Plus con que cela tu meurs ! Le « Canard enchaîné » titre cette semaine : « le « Wall Street Journal » veut voir DSK dans la position du démissionnaire ». Par cette connerie, c’est toute une stratégie savamment montée par Sarkozy et lui-même qui vole en éclat : faire du FMI le pivot du nouvel ordre monétaire international et donc de la « refondation du capitalisme ». En effet, ces projets datent de bien avant la crise financière. Cela en dit long sur les caucus secrets de la « démocratie » sarkozienne. Caramba ! C’est encore  raté et cela fera du dégât quoiqu’il arrive : démission ou non de Strauss-Kahn.

 

Les populistes BCBG

 

Voici donc un nouveau parti « populiste » en Wallonie. C’est l’œuvre de l’ancien cabinettard et toujours nomenklaturiste Rudy Aernoudt, grand copain de l’autre « populiste » Jean-Marie Dedecker. L’initiative de Aernoudt plaît à un certain establishment qui préfère voir un des « leurs » canaliser les nombreuses voix de protestation qui ne manqueront pas de s’exprimer au prochain scrutin. Ce populisme BCBG fera un peu de dégât au MR. Bah ! Cela calmera l’arrogance de Reynders qui commençait à agacer pas mal de monde. C’est pourtant un petit jeu dangereux et ledit establishment pourrait bien s’en mordre les doigts.

 

Du rififi chez les francs-mac’

 

Du rififi chez les francs mac’. L’affaire Wagner, cet homme d’affaires Carolo, grand copain de Van Cau, et accessoirement franc-maçon, se voit inculpé de faux, usages de faux, détournement. Bref, rien que du banal. Cependant les « trois points » s’en mêlent. Deux d’entre eux se sont échangés une bafouille opportunément saisie par la Justice, dans laquelle il est proposé de se faire juger par une Cour d’appel présidée par un frangin. Ledit frangin n’a pas apprécié, mais pas apprécié du tout cette « fraternelle » initiative de ces deux loustics. Un autre Frère ne put s’empêcher de dire : en faisant cela, les deux connards ont l’air de penser que Wagner est coupable… Tout cela est un pastis détonnant. La parution de cette lettre dans la Presse à la veille de l’ouverture du procès de Wagner en première instance, le fait que l’intéressé ait conservé cette lettre qui ne lui était d’ailleurs pas destinée et opportunément saisie par la Justice. Quelle est la vraie raison de l’intervention intempestive des deux frangins ? Naïveté ou duplicité ? En attendant, si l’Ordre maçonnique ne procède pas à un nettoyage, il pourrait aussi connaître une crise de grande ampleur. Wagner aura composé un nouvel opéra dont la Première est incessante : le « ridicule des Dieux »…

 

And the winner is not yet Obama…

 

Les Européens, les intellectuels et l’establishment voient Obama vainqueur des prochaines présidentielles US. Rien n’est moins sûr. On veut oublier quelques dimensions fondamentales. Nous en prendrons deux : le racisme et l’appartenance d’Obama à la classe intellectuelle de l’Est Etats-unien. Le racisme est encore bien vivant aux USA et s’exprime parfois de manière insidieuse. Ainsi, Barak Obama a commis l’erreur d’affirmer qu’il avait de lointaines origines irlandaises. Cela a déclenché un tollé dans la communauté irlandaise américaine qui est nombreuse et influente. Des chansons circulent sur « Yutube » où Obama est considéré comme le plus Irlandais des Irlandais… Le leader démocrate a un autre handicap, son appartenance à la classe Bobo de l’Est des USA. Cette classe est détestée par une immense majorité des Américains. Comme dit un journaliste américain : Obama a les sondages pour lui, pas les électeurs.

 

Ajoutons que si son programme était transféré en Europe, il serait considéré comme un tissu d’idées les plus néolibérales. Mais, ce n’est pas l’Europe qui élit le président des Etats-Unis. 

 

 

 

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16 septembre 2008 2 16 /09 /septembre /2008 21:33
Cela est bien plus spectaculaire que les soi disants OVNI... La Science apporte son lot de fantastique qui est... authentique, lui.
 
Trois scientifiques de l'Université de Toronto ont utilisé le télescope Gemini North sur le Mauna Kea à Hawaii pour prendre des images de la jeune étoile 1RXS J160929.1-210524 (qui se tient à environ 500 années-lumière de la Terre) et d'un candidat compagnon de cette étoile.

Ils ont également obtenu des spectres pour confirmer la nature du compagnon, lequel a une masse d'environ 8 fois celle de Jupiter, et se tient approximativement à 330 fois la distance Terre-Soleil de son étoile. (En comparaison, la planète, la plus éloignée de notre Système solaire, Neptune, orbite
autour du Soleil à seulement 30 fois la distance Terre-Soleil). L'étoile parente est semblable en masse au Soleil, mais est beaucoup plus jeune.



En haut à gauche, la probable photographie de l'exoplanète

"C'est la première fois que nous voyons directement un objet de masse planétaire dans une orbite probable autour d'une étoile comme notre Soleil," commente David Lafrenière, auteur principal d'un papier soumis à Astrophysical Journal Letters et également posté en ligne. "Si nous confirmons que cet objet est en effet gravitationnellement lié à l'étoile, ce serait un pas en avant important."

L'existence d'un compagnon de masse planétaire si loin de son étoile parente est une surprise, et lance un défi aux modèles théoriques de la formation d'étoiles et de planètes. "Cette découverte est encore un autre rappel de la diversité véritablement remarquable des systèmes planétaires, et c'est un soupçon fort que la nature peut avoir plus d'un mécanisme pour produire des compagnons de masse planétaires aux étoiles normales," note Ray Jayawardhana, membre de l'équipe et l'auteur d'un prochain livre sur les planètes extrasolaires intitulé Worlds Beyond.

Les membres de l'équipe ont tiré profit de la technologie d'optique adaptative pour réduire nettement les déformations provoquées par la turbulence dans l'atmosphère terrestre. Les images et les spectres en proche infrarouge de l'objet planétaire suspecté indiquent qu'il est trop froid pour être une étoile ou même une naine brune plus massive, et qu'il est jeune.

Bien que la probabilitéd'un alignement chanceux entre un tel objet et une similaire jeune étoile soit plutôt petite, il faudra jusqu'à deux ans pour vérifier que l'étoile et sa probable planète se déplacent ensembleà travers l'espace. "Naturellement il serait prématuré de dire que l'objet satellise cette étoile, mais la preuve est extrêmement convaincante. Ce sera un objet très étudié pendant les prochaines années !" ajoute Lafrenière.

Le membre de l'équipe Marten van Kerkwijk a décrit la méthode de recherche du groupe. "Nous avons visé de jeunes étoiles de sorte qu'aucun objet de masse planétaire qu'elles accueilleraient n'ait eu le temps de se refroidir, et soit ainsi toujours relativement lumineux. C'est une des raisons qui nous a permis de le voir."

Le corps de classe Jupiter a une température estimée à environ 1800 Kelvin environ 1.500° C), beaucoup plus chaud que notre propre Jupiter, qui a une température d'environ 160 Kelvin (- 110ºC), et son étoile probable est une jeune étoile de type K7 avec une masse estimée à environ de 85% de celle de notre Soleil.

Le travail qui a conduit à cette découverte fait partie d'une étude de plus de 85 étoiles dans l'association Upper Scorpius, un groupe de jeunes étoiles formées il y a environ 5 millions d'années. Elle utilise les possibilités d'optique adaptative en haute résolution du télescope Gemini pour déterminer les différents types de compagnons qui peuvent se former autour de jeunes étoiles: étoiles, naines brunes, ou objets de masse planétaires.

Source:Gemini Observatory & Gilbert Javaux - PGJ Astronomie
Illustration:Gemini Observatory

Cordialement
Jean
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13 septembre 2008 6 13 /09 /septembre /2008 20:53

Société Royale Belge d’Astronomie de Météorologie

et de Physique du Globe

  

Séminaire d’Astronomie

 

animé par Pierre Verhas

 

Les samedi 11 octobre 2008 et 8 novembre 2008

De 14 h 30 à 16 h 15

Salle de réunion de l’IRM, avenue Circulaire, 3, 1180 Uccle

 

Des origines à Isaac Newton,

les cheminements de la pensée scientifique

 

 Informations pratiques

 

Transport STIB : bus 60 (consulter les horaires sur le site de la STIB)

Voiture : la grille, square Charles Lagrange,  sera ouverte de 14h 15 à 14h 45.  Le séminaire débute à 14 h 30 précise vu l’ampleur de la matière. Il y a un vaste parking dans la cour d’honneur de l’Observatoire et de l’IRM. Le séminaire aura lieu dans la salle de réunion de l’IRM (à droite en entrant).

 

Grille fermée après 14h 45.

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11 septembre 2008 4 11 /09 /septembre /2008 22:35

En reposant “Pensées et Souvenirs “, les mémoires -très bien écrites- de Bismarck, les images se bousculent dans ma tête. Il est fascinant de constater comment un seul homme a pu ainsi façonner, modeler la destinée de son pays voire celle de l’Europe.

La victoire de Sadowa sur les Autrichiens qui permet à la Prusse de conquérir définitivement une position de leader sur l’échiquier Centre Europe. La neutralité bienveillante de la France de l’époque avec un Napoléon III naïf qui ne comprend pas que le prochain à être “mangé tout cru”, cela risque d’être lui. 

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La bataille de Sadowa où l’Autriche est vaincue par la Prusse en 1866

L’Empire allemand, le IIème Reich, qui se constitue sur notre propre sol, dans la Galerie des Glaces du château de Versailles. Cet acte de puissance, cette gloire germanique qui naît sur les décombres d’une France humiliée.

reich.1221110235.jpg

La fondation du IIème Reich dans la Galerie des Glaces du château de Versailles en 1871

A un moment, les éléments jusque-là épars pour moi s’ordonnent d’eux-mêmes. Bismarck a su construire une Prusse et un Empire puissant. Avec talent, en sachant conjuguer la force industrielle à celle d’une armée bien organisée. Avec rouerie, en jouant notamment sur la faiblesse d’une Autriche incapable d’avoir une ligne diplomatique claire. Avec un certain sens du social en permettant des réformes internes protégeant le monde ouvrier et coupant l’herbe sous le pied des socialistes. 

Mais que devient cette Allemagne sans Bismarck ? Une formidable machine tournant “à vide”, risquant à tout moment de s’emballer en mettant en péril les fragiles équilibres européens ? Le fait que l’Empire allemand n’ait pas réussi à trouver de successeur digne du Chancelier défunt n’est-elle pas l’une des sources de l’instabilité actuelle de notre monde occidental ?

” Bismarck reviens ! L’Europe a besoin de toi ! ” pourrait-on s’exclamer après une première analyse.

En poussant un peu plus loin la réflexion, je repense à cette appréciation portée par un jeune fonctionnaire britannique de l’Indian Office (je ne me rappelle plus bien son nom, un certain “Keynes”, je crois) qui compare Clemenceau à un “Bismarck français”. La clef pour comprendre la situation actuelle n’est-elle pas dans cette appréciation, cette comparaison stimulante mais, à mon avis, erronée ?

En effet, l’Allemagne n’est-elle pas victime d’un double handicap, dont Bismarck serait, malgré lui, responsable ?

- Construite grâce au génie d’un grand homme, le Reich souffre dès la disparition de ce dernier. Clemenceau, au contraire, doté d’un pouvoir réel beaucoup plus faible que le Chancelier (La Chambre française peut à tout moment renverser le gouvernement alors que le Chancelier ne dépendait que du souverain), n’occupe pas une place aussi indispensable. Son départ du pouvoir ne serait pas un drame équivalent. La France continuerait à avancer, à progresser.

- Clemenceau subordonne l’ensemble de son action à la réalisation d’une France qu’il souhaite “juste”. Bismarck voulait, pour sa part, la réussite de la dynastie et de l’Etat qu’il servait mais sans objectif de justice. Le “social” et la démocratie -réelle- mise en place (les parlementaires allemands sont élus au suffrage universel) n’étaient pas pour lui des buts (ou des idéaux) mais des moyens, des compromis temporaires et pragmatiques, destinés à se plier aux réalités du monde moderne, ni plus ni moins. Bismarck disparu, les “moyens” démocratiques utilisés pour construire l’Etat allemand risquent de se lézarder et ne reste que la seule volonté de puissance germanique, maniée par des apprentis sorciers comme Guillaume II et certains de ses proches conseillers.

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8 septembre 2008 1 08 /09 /septembre /2008 18:26
 
Le survol de Rosetta au-dessus de l'astéroïde(Un astéroïde est un objet céleste dont la taille varie de quelques dizaines de mètres à plusieurs kilomètres de...) Steins a été qualifié de très réussi par l'ESA (voir notre news). La sonde a acquis de nombreuses données et pris les premiers clichés de la surface de cet astéroïde.


Cliquer sur l'image pour l'agrandir
Cliquer ici pour visualiser une video du survol

L'Agence spatiale européenne a dévoilé au cours d'une conférence de presse à l'ESOC les premières images acquises pendant ce survol. Elles montrent un astéroïde qui se caractérise par une forme en diamant, un très grand cratère d'impact de 2 km de diamètre , au regard de la taille de Steins (4,6 km) ainsi qu'une chaine de petits cratères.

Les données acquises par Rosetta, qui seront analysées au cours des prochains jours et des semaines à venir, dévoileront enfin la véritable nature de Steins.

Les instruments de Rosetta ont étudié le mouvement orbital, la rotation, la forme et la densité de l'astéroïde. A l'approche de Steins, la sonde a étendu son champ d'investigation à l'examen des propriétés et caractéristiques de la surface de l'astre ainsi qu'à l'analyse de la composition chimique et minéralogique des terrains, de leur âge relatif et des effets du vent solaire à leur surface.

La sonde poursuivra ses observations scientifiques de Steins jusqu'au 10 septembre.

Source:ESA & flashespace.com
Illustration:ESA ©2008 MPS for OSIRIS Team MPS/UPM/LAM/IAA/RSSD/INTA/UPM/DASP/IDA

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29 août 2008 5 29 /08 /août /2008 11:11

Nous publions ici un article sur la crise géorgienne du polémiste français Malakine qui tient un très intéressant blog appelé « horizons ». Il y dénonce l’occidentalisme qui mène droit à l’impasse.

 

Sans doute est-ce le signe d’un revirement de l’opinion qui en a assez des politiques ultralibérales qui mènent à la précarité et de ces guerres non voulues et non comprises qui font de « l’Occident » un agresseur permanent du reste du monde. 

 

Cependant, cette opinion doit s’inscrire dans une opposition structurée et forte. Ce n’est pas la social-démocratie actuelle qui en est capable. Il suffit de voir les ridicules batailles des « chefs » au PS français et les tergiversations du PS francophone belge qui s’agrippe au pouvoir car c’est sa seule raison d’être.

 

Le combat aura besoin d’hommes et de femmes bien plus forts et d’une structure politique populaire et efficace. Et ce n’est que dans le peuple que se trouve ce réservoir qui n’attend qu’une occasion pour s’exprimer.

 

La faiblesse de l’ultralibéralisme est de ne pas tenir compte du peuple. C’est son talon d’Achille.

Ce curieux besoin de s'inventer des ennemis


Les diplomaties occidentales, avec leurs cris de vierges effarouchées, n'auront fait que précipiter l'inéluctable issue de la crise géorgienne. Très logiquement, la Russie a reconnu l'indépendance des provinces sécessionnistes d'Ossétie du sud et d'Abkahzie. En dépit de toute rationalité comme de ses propres intérêts, la communauté internationale s'insurge depuis contre « cet acte irresponsable qui bafoue le sacro-saint principe d'intégrité territoriale », relayé en cela par un appareil de presse hystérique qui n'hésite plus à présenter la Russie comme la nouvelle grande menace géopolitique de ce siècle.

L'affaire géorgienne n'est pourtant qu'une réplique light du Kossovo où il est bien difficile de reprocher grand chose à la Russie. Contrairement au Kossovo, les provinces étaient déjà, de fait, indépendantes depuis une quinzaine d'années. Contrairement à l'OTAN en 1999, la Russie n'a pas inventé de toute pièce une menace contre les populations civiles pour intervenir. Elle n'a pas provoqué de nettoyage ethnique ni bombardé la capitale de l'ennemi, ni même destitué le responsable de l'agression. La Géorgie est toujours un état souverain. Saakachvili est toujours au pouvoir. Le pays n'est pas occupé militairement. Et les territoires séparatistes ne sont pas moins géorgiens aujourd'hui qu'ils ne l'étaient hier.
La Russie n'a même pas renié sa parole. Sa position sur cette affaire a toujours été d'une extrême clarté et d'une parfaire constance. En Mai dernier j'indiquais déjà que « Le message de la Russie à l'égard de ses voisins est très clair. L'adhésion à l'alliance atlantique ne pourra s'envisager qu'au prix d'un éclatement de ces pays. La Géorgie devra faire son deuil de l'Abkhazie et de l'Ossetie du sud ». Et au moment de la négociation du plan de paix par Sarkozy je n'avais pas manqué de souligner que « Quand Sarkozy insistait sur la souveraineté de la Géorgie, Medvedev en appelait à l'auto-détermination des républiques séparatistes, faisant explicitement référence au précédent du Kossovo ».

La reconnaissance de l'indépendance des deux républiques n'est une surprise que pour ceux qui cultivent la pire mauvaise foi ou pour ceux qui n'ont rien suivi de cette affaire. La France a d'ailleurs particulièrement tort de s'en offusquer. En renonçant à intégrer le principe d'intégrité territoriale dans les 6 points du plan de paix, elle a de fait accepté l'indépendance des régions séparatistes. Medevev a beau jeu d'affirmer aujourd'hui qu'il a respecté les principes du plan de paix négocié par Sarkozy.

Les commentateurs évoquent le risque de contagion, mais de quoi parle t-on exactement ? Ce risque est un pur fantasme. Il n'y a qu'un cas similaire dans toute l'ancienne URSS de région autonome ouvertement pro-russe, c'est le cas de la Transnistrie aux frontières de la Moldavie. Mais le président Moldave ne sera jamais assez fou pour lancer ses chars à la reconquête de ce territoire perdu depuis 15 ans ! Tout le monde n'est pas aussi mentalement dérangé que le président géorgien.
L'autre cas c'est bien évidemment l'Ukraine avec le cas de la Crimée, mais il n'y a pas ici d'autonomie que le pouvoir central pourrait chercher à reconquérir par la force. Et d'ailleurs, le rapport de forces en Ukraine a bien changé depuis la révolution orange. Le président Youchenko, ami personnel de Saakachvili et aussi américanophile que lui, est totalement marginalisé. La premier ministre, l'ancienne égérie de la révolution, Yulia Timochenko s'est montré beaucoup plus prudente dans cette affaire, au point de s'être fait accuser de haute trahison.
Il y a fort à parier que cette affaire aura mis un terme définitif au tropisme occidental de l'Ukraine. Les Ukrainiens, tout autant que les Russes, sont nostalgiques de la grandeur passée de l'Union soviétique. Il suffit que la Russie retrouve son rang et elle retrouvera sa force d'attraction à l'égard de ses voisins, d'autant plus sûrement dans le même temps l'Europe s'enfoncera dans la récession.

En réalité, malgré les menaces réciproques et les propos martiaux des dirigeants, la situation de crispation actuelle satisfait tout le monde.
Le Kremlin a pu montrer à l'opinion publique mondiale qu'il était capable de tenir tête, avec une détermination impressionnante, aux pressions de ceux qui n'ont eu de cesse que de l'humilier et de l'affaiblir depuis quinze ans. En agissant de manière aussi unilatérale que les Américains, la Russie s'est hissée à leur niveau, retrouvant ainsi son rang perdu de superpuissance.

De leur coté, les occidentaux ont également atteint leur objectif : s'inventer un nouvel ennemi pour recréer de toute pièce un manichéisme rassurant opposant des gentils et des méchants. Car aujourd'hui la nervosité est essentiellement de leur coté. En Europe, l'Occident s'évertue à restaurer un climat de guerre froide avec la Russie. Au Moyen Orient, il s'amuse à livrer des guerres de nature coloniale sous prétexte de lutter contre le terrorisme et pour la défense de la démocratie et les droits de l'homme.

Réinvestir le terrain des valeurs

L'Occident est confronté à une crise profonde qui le laisse désemparé. Son système économique produit toujours plus d'inégalités, sans plus créer de richesses. Le niveau de vie se dégrade. La crise systémique menace, sans que quiconque puisse l'éviter faute d'être en mesure d'imaginer des solutions alternatives. L'Horizon est bouché et le déclin est inexorable.

C'est pourquoi l'occident panique. Les gouvernants cherchent par-dessus tout à éviter le tête à tête avec leur opinion publique, qui pourrait les conduire devant le tribunal de l'histoire. Pour cela, rien de mieux que de s'inventer des ennemis et de livrer des guerres. Plus symboliques d'ailleurs que militaires car l'Ouest n'a plus les moyens de ses ambitions et plus guère de moyens de pressions sur ses nouveaux ennemis. La mondialisation qu'il a mis en place pour ses multinationales, fonctionne désormais au bénéfice exclusif des pays à bas coûts de main d'œuvre et des exportateurs d'hydrocarbures. Aujourd'hui, c'est eux qui ont l'argent. L'occident n'a plus que des dettes et des besoins non satisfaits.

Puisque la guerre économique est perdue et qu'elle fera des dégâts que l'on fera tout pour cacher, il faut réinvestir le terrain des valeurs, le seul qui puisse encore accréditer l'idée de la supériorité intrinsèque de l'Occident. Le clash des civilisations, voilà la solution pour demeurer, dans l'esprit de tous, le camp du progrès, de la liberté, des droits de l'homme et de la démocratie.

Medevdev n'y trompe pas lorsqu'il appelle les américains à s'occuper d'avantage de leur économie et moins de politique internationale « parce que l'économie américaine est au cœur de très nombreux problèmes »
En attendant, la figure de l'odieux taliban, terroriste international et barbare sanguinaire, comme celui de l'ours russe, mal élevé, imprévisible et brutal sont deux bénédictions pour les dirigeants occidentaux.

Retrouvez le blog de Malakine.
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26 août 2008 2 26 /08 /août /2008 13:39
Rosetta se rapproche de l'astéroïde Steins, sa première cible
 
La sonde européenne Rosetta doit croiser sur son chemin un petit astéroïde dénommé Steins le 5 septembre prochain. A mi-distance de son objectif final, la comète Churyumov- Gerasimenko, elle en profitera pour fournir de précieuses informations sur une famille d'astéroïdes encore peu connue.


La sonde Rosetta passera à seulement 800 km de l'astéroïde.
Crédit: ESA/AOES Medialab


Rendez-vous le 5 septembre

"Il existe seulement une vingtaine d'astéroïde de ce type sur plus de 165 000 découverts à ce jour. C'est la première fois qu'on a l'occasion d'en observer un de près." Philippe Gaudon, chef de projet Rosetta au CNES, ne cache pas son enthousiasme.

Lui qui suit la sonde depuis son lancement en 2004, attendait ce premier rendez-vous avec impatience. Car Rosetta est censée croiser 2 astéroïdes au cours des 10 années que dure son voyage, lors de ses traversées de la ceinture principale d'astéroïdes entre les orbites de Mars et de Jupiter. La première rencontre aura lieu le 5 septembre prochain avec un petit objet de 5 km de diamètre qui répond au nom de Steins.

La sonde survolera l'astéroïde à 800 km d'altitude à 20h37 (heure de Paris) et à la vitesse de 8,6 km/s. Certains de ses instruments prendront des photos de la surface de Steins à différentes longueurs d'ondes et avec une résolution de quelques mètres.


La sonde Rosetta est en orbite depuis 2004.
Crédit: ESA/AOES Medialab

"Nous connaîtrons ainsi mieux la forme de cet astéroïde. Il s'agit aussi de préciser sa composition que nous pensons a priori faite essentiellement de silicates pauvres en fer. Quant au nombre et à la localisation des cratères, ils vont nous renseigner sur l'histoire de l'astéroïde.» explique Philippe Gaudon.

Les scientifiques espèrent, grâce à ces précieuses informations, en savoir plus sur la formation et l'évolution des astéroïdes du système solaire interne de façon à compléter les connaissances sur un environnement finalement assez proche de la Terre.

L'exploration cométaire

Même si cette partie de la mission présente un grand intérêt, l'objectif final reste l'exploration cométaire. "Une comète vue depuis la Terre, c'est une petite tête brillante suivie d'une queue immense et diffuse. En réalité, c'est un corps de glace de quelques km de diamètre avec un noyau qui se sublime (se vaporise) en se rapprochant du soleil", décrit Philippe Gaudon.


Largage de l'atterrisseur de Rosetta en 2014.
Crédit: CNES

Rosetta est constituée d'un orbiteur qui gravitera autour du noyau de la comète Churuymora Gerasimenko en 2014 et d'un atterrisseur, Philae, qui se posera à sa surface. Ainsi, rien n'échappera à la sonde: elle prendra des images de la surface, analysera le contenu des gaz et des poussières de la queue, et réalisera une véritable radiographie du noyau. Elle effectuera aussi grâce à Philae des prélèvements et beaucoup d'analyses in situ.


L'atterrisseur en approche de la comète Churyumov Gerasimenko
Crédit: CNES/Ill. Laurence Mossay

"Cette mission est européenne, précise Philippe Gaudon, chaque pays membre a apporté sa contribution. Le CNES a participé au financement d'un grand nombre d'instruments scientifiques (12 sur l'orbiteur, 10 sur l'atterrisseur). Nous avons fourni les batteries de l'atterrisseur et développé son segment sol. Le système de communication entre l'orbiteur et l'atterrisseur est également signé CNES."

L'espoir est de trouver dans la glace de la surface du noyau ou dans les gaz et les poussières de la queue des molécules complexes et variées. Cela viendrait étayer l'hypothèse selon laquelle les comètes auraient contribué à l'apparition de la vie sur Terre.

Source:CNES - 25/08/2008

Cordialement
Jean
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Cercle Astronomique de Bruxelles (CAB) http://www.astro-cab.be/
Occultations of stars by the Moon (Apex) http://www.astrosurf.com/apex-occult
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Popular Astronomy http://home.versateladsl.be/apexoccult/
Jean Schwaenen apexoccult@versateladsl.be
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Rassemble les derniers instants qu'il te reste, ils te seront de grandes valeurs
et partage les avec une personne de choix, ils deviendront encore plus précieux.
         
     
   
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25 août 2008 1 25 /08 /août /2008 18:32
W5, véritable arbre généalogique stellaire
 
Plusieurs générations d'étoiles peuvent être observées dans ce nouveau clichéinfrarouge du télescope spatial Spitzer. Dans cette pépinière d'étoiles, appelée W5, les étoiles les plus anciennes sont les taches bleues aux centres des deux cavités (d'autres points bleus sont des étoiles de fond ou de premier plan non associées à la région). De plus jeunes étoiles tapissent les rebords des cavités, comme les taches roses situées aux bouts des piliers en forme de trompe d'éléphant. De plus jeunes étoiles se forment dans des zones blanches inextricables. Les endroits de couleur rouge représentent des secteurs où la poussière échauffée infiltre les cavités, ceux de couleur verte sont des régions de nuages denses.


W5, un arbre généalogique d'étoiles

W5 couvre un secteur du ciel équivalent à la surface de quatre pleines lunes et se situe à environ 6.500 années-lumière dans la constellation de Cassiopée. L'image de Spitzer a été réalisée sur une période de 24 heures.

Comme d'autres régions de formation d'étoiles, telles Orion et Carina, W5 contient de grandes cavités qui ont été creusées par le rayonnement et les vents des étoiles les plus massives. Selon la théorie de déclenchement de la formation d'étoiles, le creusement de ces cavités repousse le gaz, l'entraînant à s'enflammer dans des générations successives de nouvelles étoiles.

Cette image est une des meilleures démonstrations de la théorie actuelle du déclenchement de la formation des étoiles. Les scientifiques en analysant la photo ont pu montrer que les âges des étoiles deviennent progressivement et systématiquement plus jeunes avec leur distance depuis le centre des cavités.

Le cliché est une composition en trois couleurs montrant les observations dans l'infrarouge de deux instruments de Spitzer. Le bleu représente la lumière à 3.6 microns et le vert celle à 8 microns, toutes les deux capturées par la caméra infrarouge de Spitzer. Le rouge est la lumière à 24 microns détectée par le photomètre d'imagerie multi bandes de l'observatoire spatial.

Source:Spitzer News Release & Gilbert Javaux - PGJ Astronomie
Illustration:NASA/JPL-Caltech/L. Allen & X. Koenig (Harvard-Smithsonian CfA)

Cordialement
Jean
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22 août 2008 5 22 /08 /août /2008 17:55

Dix paras français abattus comme au tir aux pipes dans une embuscade dans un défilé des montagnes afghanes non loin d’une localité du nom de Saroubi à l’Est de Kaboul.

 

Des familles endeuillées, d’autres, de tous les pays de l’OTAN, se morfondant – on les comprend – d’inquiétude pour leurs fils et filles engagés avec une légèreté coupable dans ce conflit.

 

Nous assistons là – et une fois de plus – au terrible échec de « l’occidentalisme » qui a été dénoncé depuis longtemps sur ce blog (d’abord lorsqu’il s’appelait « astropole » jusqu’à aujourd’hui). L’occidentalisme, ce manichéisme théorisé par Samuel Huntington dans « Le choc des civilisations » (Odile Jacob, 1997) appelé aussi « unilatéralisme » à l’opposé du « multilatéralisme », représenté en haut lieu dans l’administration Bush, a encore une fois sévi. La Yougoslavie, l’Irak, le refus d’un vrai dialogue israélo – palestinien par le soutien non caché aux faucons de Jérusalem et l’isolement des Palestiniens derrière un mur que personne n’a encore osé appeler « de la honte ». Et, enfin, dernière frasque : la Géorgie. Après avoir poussé les Géorgiens à la provocation en les incitant (et même les aidant, d’après certaines sources), les Américains veulent une fois de plus imposer leur suprématie par la force, avec l’aide de l’OTAN qui, malgré tout, s’est montré divisée sur la question géorgienne. L’alignement systématique sur les positions étatsuniennes commence à attraper du plomb dans l’aile.

 

C’est l’émotion suscitée par les attentats du 11 septembre 2001 qui ont été surmédiatisés par le clan néoconservateur américain, qui a déclenché l’intervention américaine puis celle de l’OTAN dans la guerre en Afghanistan pour lutter contre Al Qaida, les Talibans et « le terrorisme ». On a assisté à des épisodes grotesques dont l’impossibilité de mettre la main sur Ben Laden et la rocambolesque fuite en moto du mollah Omar.

 

On a la mémoire un peu courte dans le camp « occidentaliste ». « On » oublie que les Talibans ont été installés au pouvoir en Afghanistan par la volonté des Etats-Unis et de Reagan en particulier pour chasser les Soviétiques d’Afghanistan. Il s’agissait d’unifier les différentes tribus afghanes afin de devenir une armée efficace contre les Soviétiques. Les Talibans sont donc une création purement artificielle des Etatsuniens. De plus, les Américains ont fourni aux Talibans les armes les plus sophistiquées comme les fameux « Stringers » qui permettent à un seul homme d’abattre presqu’à coup sûr tout aéronef volant dans les parages. Les Talibans se sont retournés par après contre les Occidentaux et ont entraîné des groupes terroristes qui ont fait du dégât aux USA et en Europe (le 11 septembre, Londres, Madrid, etc.).

 

Cela dit, et c’est la première fois, le drame vécu par les hommes du 8e RPIMa de Castres semble susciter des doutes dans le camp occidentaliste. Dans un article du « Monde » du 21 août 2008, les journalistes Sylvain Cypel (à New York) et Natalie Nougayrède mettent en évidence deux problèmes :

1) « Les problèmes de l'effort international en Afghanistan sont identifiés depuis longtemps : manque de coordination entre le militaire et le travail de reconstruction, manque de troupes étrangères, corruption des autorités afghanes, spectre d'un narco-Etat. Mais face à une crise qui a pris une forte dimension régionale, des questions-clés, notamment celle de savoir s'il faut entamer un dialogue avec des talibans dits "modérés", ou bien quelle stratégie déployer face à la déstabilisation du Pakistan, n'ont toujours pas trouvé de réponse cohérente.

De l'avis de nombreux experts, certaines de ces réponses ne pourront pas être apportées avant l'arrivée d'une nouvelle administration américaine. »

Il est intéressant de noter que Barack Obama soutient l’idée d’un retrait partiel des troupes américaines en Irak pour renforcer le contingent Etatsunien en Afghanistan. Son « challenger » Mac Cain estime qu’il faut envoyer des troupes partout où les « intérêts » occidentaux sont menacés (Géorgie, Irak, Afghanistan). On se demande avec quels moyens il y arrivera, les capacités de l’armée américaine, en dépit des vertigineuses augmentations des budgets militaires à l’époque « bushienne », sont limitées et les événements que nous vivons prouvent qu’il est impossible pour les USA comme pour l’OTAN d’être présents de manière efficace sur tous les fronts.

2) La crainte évidente des milieux « occidentalistes » d’un échec majeur au Moyen Orient est pleinement justifiée. Les deux journalistes du « Monde » ajoutent : « Aux Etats-Unis, une certaine inquiétude gagne les milieux sécuritaires : l'Afghanistan est-il un bourbier ? En juin, pour la première fois, les pertes américaines ont été plus lourdes en Afghanistan qu'en Irak. Et la situation "va empirer dans les six prochains mois ", pronostique Bruce Riedel, un ancien de la CIA spécialiste de la région, qui estime que l'OTAN est sous-équipée "en hommes et en matériel" pour résister efficacement à l'offensive de ses adversaires.

"L'OTAN est en train de perdre cette guerre", dit pour sa part Michael O'Hanlon, expert des questions de défense de la Brookings Institution à Washington. La mesure la plus urgente serait selon lui d'envoyer quatre brigades supplémentaires. "Deux américaines et deux européennes ; 20 000 soldats de plus, ce serait insuffisant, mais assez significatif" pour éviter une débâcle.

L’intellectuel afghan, Ahmed Rachid, qui s’est spécialisé dans l’analyse du mouvement « taliban » fait une analyse assez pessimiste, mais indubitablement réaliste de la situation dans son pays.

« On assiste aujourd'hui à la première double offensive des talibans, en Afghanistan et au Pakistan, depuis le 11-Septembre.

La stratégie talibane est désormais de gagner autant de territoires que possible, de gagner autant d'influence auprès de la population que possible, et de créer une telle crise au sein de l'OTAN qu'un ou deux pays annoncent leur retrait de la coalition militaire présente en Afghanistan.

Les talibans cherchent des opportunités d'intervenir sur la scène internationale également à cause de l'élection américaine et du vacuum qui va exister durant quelques mois aux Etats-Unis. Et même si les Américains voulaient envoyer des renforts en Afghanistan, ils ne le pourraient pas.

Les talibans donnent à leur combat une véritable dimension politique et stratégique. Il va y avoir de plus en plus de combats jusqu'à l'entrée en fonctions du nouveau président américain. Puis, un jour, Washington et l'OTAN seront forcés de négocier avec les talibans.

(…)La double attaque contre la base américaine de Khost et la patrouille française près de Kaboul est-elle le signal d'une intensification des opérations militaires talibanes ?

Des centaines de combattants sont en train d'arriver d'Irak, des Arabes. Arrivent aussi beaucoup de Pakistanais, et d'islamistes du Cachemire et d'Asie centrale. Tous ces gens sont bien entraînés et mieux armés qu'auparavant. L'opération contre les soldats français n'est pas si extraordinaire. Les attaques et les attentats-suicides sont de plus en plus sophistiqués, et vont continuer.

Les combattants sont recrutés de l'autre côté de la frontière, au Pakistan. N'oublions pas qu'il y a autant de pachtounes pakistanais qu'afghans. Les talibans n'ont pas de problème pour trouver des combattants.

En général, une guérilla perd une guerre parce qu'elle manque d'hommes et de moyens. Mais il est difficile de vaincre une insurrection qui n'a ni problème de combattants ni problème de ressources financières, les talibans pouvant compter sur l'argent de la drogue. »

Ajoutons qu’en dehors de l’OTAN, les Talibans n’ont pas d’adversaire sérieux. Ce n’est pas le gouvernement de Karzaï cloîtré dans un bunker à Kaboul et une armée peu fiable bourrée d’espions, qui peuvent gêner les Talibans dans leur incontestable progression en Afghanistan. D’ailleurs, Karzaï est loin d’être sûr : il est soupçonné lui aussi de trafic de drogue. Il est vrai que le pavot est la seule ressource dans ce pays !

D’autre part, Les propagandistes occidentalistes ne cessent de nous assommer avec la « guerre contre le terrorisme » - Sarkozy vient de le répéter lors de son éloge funèbre des dix paras du 8e RPIMa tués au combat – en oubliant un élément essentiel : on ne fait pas la guerre contre une arme – car le terrorisme est une arme et rien d’autre – mais contre ceux qui usent de cette arme. Or, on n’arrive pas à définir clairement de qui il s’agit. On sert Al Qaida à toutes les sauces : qu’il y ait des attentats en Algérie, c’est Al Qaida, en Turquie, c’est Al Qaida. Al Qaida est partout ! Gageons plutôt qu’il n’est nulle part. A la limite, on diffusera l’image d’un Ben Laden en démiurge du terrorisme qui prépare et ordonne les attentats de sa grotte à la frontière de l’Afghanistan et du Pakistan !

Cela dénote une réelle impuissance de la part des occidentalistes. Ils n’ont pas identifié clairement l’ennemi qu’ils combattent depuis une décennie. Comment veut-on gagner une guerre dans ces conditions ? En réalité, l’ennemi est une mosaïque de tribus et de bandes armées ayant une connaissance approfondie du terrain dont le point commun est une interprétation radicale de l’Islam qui sert ici plus de « ciment » que de religion. Cet Islam là est plus un code social de type médiéval que des préceptes religieux. D’ailleurs, la plupart des exégètes musulmans ne reconnaissent pas leur religion dans ce fatras « salafiste ». Cela dit, ce poison s’est répandu dans tout le Moyen Orient et dans les communautés musulmanes en Europe. Est-on vraiment capable de vaincre tout cela ? L’ancien ministre des affaires étrangères français, Hubert Védrine, qui avait averti le gouvernement Sarkozy – Fillon des dangers de « l’occidentalisation » de la guerre en Afghanistan ne se montre guère optimiste dans une interview qu’il a accordée à « France Soir » du 1er avril dernier, suite à son avertissement.

« Est-on en train de perdre en Afghanistan ? Je n’ai pas les rapports d’expertise. Mais tout dépend des objectifs que l’on souhaite atteindre. Reconstruire l’Afghanistan ? C’est inatteignable, car c’est un Etat qui n’existait pas avant la guerre. Eradiquer tout réseau terroriste sur le sol afghan ? Ce sera dur, pour ne pas dire impossible compte tenu du terrain difficile et de la culture tribale du pays. En revanche, s’il s’agit de maintenir une pression pour empêcher de se constituer une base terroriste, avec des camps d’entraînement qui exporteront la violence dans le monde entier, alors nous pouvons y arriver. »

Cependant, ce n’est certes avec ce manque de coordination stratégique et tactique que l’on y arrivera. De plus, comme nous l’avons vu, les buts de guerre sont loin d’être bien définis.

L’ancien ministre conclut : « L’occidentalisme est en revanche une attitude agressive de l’Occident, sur la défensive face à ce qu’il considère comme la menace arabe ou chinoise. C’est une politique extrêmement dangereuse. Ses défenseurs, que l’on retrouve notamment dans l’administration Bush, considèrent en effet que l’Occident doit passer à l’offensive pour défendre ses intérêts. »

Il faudra que la diplomatie reprenne le dessus. Cela implique de renoncer à l’idéologie du « choc des civilisations » qui a déjà fait tant de dégâts. Il est indispensable d’en revenir au «multilatéralisme » après le sanglant échec de « l’unilatéralisme » occidentaliste.

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