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  • : Le blog de pierre verhas
  • : Blog consacré à l'actualité dans les domaines de la politique et de l'astronomie, vus au sens large. Ce blog n'est pas neutre : il se positionne à gauche, de philosophie laïque et donnant la primauté à l'expérience sur la spéculation. Ce blog est ouvert au débat, à l'exception des invectives, des attaques personnelles et des insultes qui seront systématiquement rejetées afin de permettre à chacun(e) de débattre en toute liberté et dans la sérénité qui n'exclut en rien la passion.
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13 septembre 2008 6 13 /09 /septembre /2008 19:53

Société Royale Belge d’Astronomie de Météorologie

et de Physique du Globe

  

Séminaire d’Astronomie

 

animé par Pierre Verhas

 

Les samedi 11 octobre 2008 et 8 novembre 2008

De 14 h 30 à 16 h 15

Salle de réunion de l’IRM, avenue Circulaire, 3, 1180 Uccle

 

Des origines à Isaac Newton,

les cheminements de la pensée scientifique

 

 Informations pratiques

 

Transport STIB : bus 60 (consulter les horaires sur le site de la STIB)

Voiture : la grille, square Charles Lagrange,  sera ouverte de 14h 15 à 14h 45.  Le séminaire débute à 14 h 30 précise vu l’ampleur de la matière. Il y a un vaste parking dans la cour d’honneur de l’Observatoire et de l’IRM. Le séminaire aura lieu dans la salle de réunion de l’IRM (à droite en entrant).

 

Grille fermée après 14h 45.

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11 septembre 2008 4 11 /09 /septembre /2008 21:35

En reposant “Pensées et Souvenirs “, les mémoires -très bien écrites- de Bismarck, les images se bousculent dans ma tête. Il est fascinant de constater comment un seul homme a pu ainsi façonner, modeler la destinée de son pays voire celle de l’Europe.

La victoire de Sadowa sur les Autrichiens qui permet à la Prusse de conquérir définitivement une position de leader sur l’échiquier Centre Europe. La neutralité bienveillante de la France de l’époque avec un Napoléon III naïf qui ne comprend pas que le prochain à être “mangé tout cru”, cela risque d’être lui. 

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La bataille de Sadowa où l’Autriche est vaincue par la Prusse en 1866

L’Empire allemand, le IIème Reich, qui se constitue sur notre propre sol, dans la Galerie des Glaces du château de Versailles. Cet acte de puissance, cette gloire germanique qui naît sur les décombres d’une France humiliée.

reich.1221110235.jpg

La fondation du IIème Reich dans la Galerie des Glaces du château de Versailles en 1871

A un moment, les éléments jusque-là épars pour moi s’ordonnent d’eux-mêmes. Bismarck a su construire une Prusse et un Empire puissant. Avec talent, en sachant conjuguer la force industrielle à celle d’une armée bien organisée. Avec rouerie, en jouant notamment sur la faiblesse d’une Autriche incapable d’avoir une ligne diplomatique claire. Avec un certain sens du social en permettant des réformes internes protégeant le monde ouvrier et coupant l’herbe sous le pied des socialistes. 

Mais que devient cette Allemagne sans Bismarck ? Une formidable machine tournant “à vide”, risquant à tout moment de s’emballer en mettant en péril les fragiles équilibres européens ? Le fait que l’Empire allemand n’ait pas réussi à trouver de successeur digne du Chancelier défunt n’est-elle pas l’une des sources de l’instabilité actuelle de notre monde occidental ?

” Bismarck reviens ! L’Europe a besoin de toi ! ” pourrait-on s’exclamer après une première analyse.

En poussant un peu plus loin la réflexion, je repense à cette appréciation portée par un jeune fonctionnaire britannique de l’Indian Office (je ne me rappelle plus bien son nom, un certain “Keynes”, je crois) qui compare Clemenceau à un “Bismarck français”. La clef pour comprendre la situation actuelle n’est-elle pas dans cette appréciation, cette comparaison stimulante mais, à mon avis, erronée ?

En effet, l’Allemagne n’est-elle pas victime d’un double handicap, dont Bismarck serait, malgré lui, responsable ?

- Construite grâce au génie d’un grand homme, le Reich souffre dès la disparition de ce dernier. Clemenceau, au contraire, doté d’un pouvoir réel beaucoup plus faible que le Chancelier (La Chambre française peut à tout moment renverser le gouvernement alors que le Chancelier ne dépendait que du souverain), n’occupe pas une place aussi indispensable. Son départ du pouvoir ne serait pas un drame équivalent. La France continuerait à avancer, à progresser.

- Clemenceau subordonne l’ensemble de son action à la réalisation d’une France qu’il souhaite “juste”. Bismarck voulait, pour sa part, la réussite de la dynastie et de l’Etat qu’il servait mais sans objectif de justice. Le “social” et la démocratie -réelle- mise en place (les parlementaires allemands sont élus au suffrage universel) n’étaient pas pour lui des buts (ou des idéaux) mais des moyens, des compromis temporaires et pragmatiques, destinés à se plier aux réalités du monde moderne, ni plus ni moins. Bismarck disparu, les “moyens” démocratiques utilisés pour construire l’Etat allemand risquent de se lézarder et ne reste que la seule volonté de puissance germanique, maniée par des apprentis sorciers comme Guillaume II et certains de ses proches conseillers.

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8 septembre 2008 1 08 /09 /septembre /2008 17:26
 
Le survol de Rosetta au-dessus de l'astéroïde(Un astéroïde est un objet céleste dont la taille varie de quelques dizaines de mètres à plusieurs kilomètres de...) Steins a été qualifié de très réussi par l'ESA (voir notre news). La sonde a acquis de nombreuses données et pris les premiers clichés de la surface de cet astéroïde.


Cliquer sur l'image pour l'agrandir
Cliquer ici pour visualiser une video du survol

L'Agence spatiale européenne a dévoilé au cours d'une conférence de presse à l'ESOC les premières images acquises pendant ce survol. Elles montrent un astéroïde qui se caractérise par une forme en diamant, un très grand cratère d'impact de 2 km de diamètre , au regard de la taille de Steins (4,6 km) ainsi qu'une chaine de petits cratères.

Les données acquises par Rosetta, qui seront analysées au cours des prochains jours et des semaines à venir, dévoileront enfin la véritable nature de Steins.

Les instruments de Rosetta ont étudié le mouvement orbital, la rotation, la forme et la densité de l'astéroïde. A l'approche de Steins, la sonde a étendu son champ d'investigation à l'examen des propriétés et caractéristiques de la surface de l'astre ainsi qu'à l'analyse de la composition chimique et minéralogique des terrains, de leur âge relatif et des effets du vent solaire à leur surface.

La sonde poursuivra ses observations scientifiques de Steins jusqu'au 10 septembre.

Source:ESA & flashespace.com
Illustration:ESA ©2008 MPS for OSIRIS Team MPS/UPM/LAM/IAA/RSSD/INTA/UPM/DASP/IDA

Cordialement
Jean
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Cercle Astronomique de Bruxelles (CAB) http://www.astro-cab.be/
Occultations of stars by the Moon (Apex) http://www.astrosurf.com/apex-occult
European Asteroïdal Occultation Network (EAON) http://www.astrosurf.com/eaon/
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Jean Schwaenen apexoccult@versateladsl.be
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29 août 2008 5 29 /08 /août /2008 10:11

Nous publions ici un article sur la crise géorgienne du polémiste français Malakine qui tient un très intéressant blog appelé « horizons ». Il y dénonce l’occidentalisme qui mène droit à l’impasse.

 

Sans doute est-ce le signe d’un revirement de l’opinion qui en a assez des politiques ultralibérales qui mènent à la précarité et de ces guerres non voulues et non comprises qui font de « l’Occident » un agresseur permanent du reste du monde. 

 

Cependant, cette opinion doit s’inscrire dans une opposition structurée et forte. Ce n’est pas la social-démocratie actuelle qui en est capable. Il suffit de voir les ridicules batailles des « chefs » au PS français et les tergiversations du PS francophone belge qui s’agrippe au pouvoir car c’est sa seule raison d’être.

 

Le combat aura besoin d’hommes et de femmes bien plus forts et d’une structure politique populaire et efficace. Et ce n’est que dans le peuple que se trouve ce réservoir qui n’attend qu’une occasion pour s’exprimer.

 

La faiblesse de l’ultralibéralisme est de ne pas tenir compte du peuple. C’est son talon d’Achille.

Ce curieux besoin de s'inventer des ennemis


Les diplomaties occidentales, avec leurs cris de vierges effarouchées, n'auront fait que précipiter l'inéluctable issue de la crise géorgienne. Très logiquement, la Russie a reconnu l'indépendance des provinces sécessionnistes d'Ossétie du sud et d'Abkahzie. En dépit de toute rationalité comme de ses propres intérêts, la communauté internationale s'insurge depuis contre « cet acte irresponsable qui bafoue le sacro-saint principe d'intégrité territoriale », relayé en cela par un appareil de presse hystérique qui n'hésite plus à présenter la Russie comme la nouvelle grande menace géopolitique de ce siècle.

L'affaire géorgienne n'est pourtant qu'une réplique light du Kossovo où il est bien difficile de reprocher grand chose à la Russie. Contrairement au Kossovo, les provinces étaient déjà, de fait, indépendantes depuis une quinzaine d'années. Contrairement à l'OTAN en 1999, la Russie n'a pas inventé de toute pièce une menace contre les populations civiles pour intervenir. Elle n'a pas provoqué de nettoyage ethnique ni bombardé la capitale de l'ennemi, ni même destitué le responsable de l'agression. La Géorgie est toujours un état souverain. Saakachvili est toujours au pouvoir. Le pays n'est pas occupé militairement. Et les territoires séparatistes ne sont pas moins géorgiens aujourd'hui qu'ils ne l'étaient hier.
La Russie n'a même pas renié sa parole. Sa position sur cette affaire a toujours été d'une extrême clarté et d'une parfaire constance. En Mai dernier j'indiquais déjà que « Le message de la Russie à l'égard de ses voisins est très clair. L'adhésion à l'alliance atlantique ne pourra s'envisager qu'au prix d'un éclatement de ces pays. La Géorgie devra faire son deuil de l'Abkhazie et de l'Ossetie du sud ». Et au moment de la négociation du plan de paix par Sarkozy je n'avais pas manqué de souligner que « Quand Sarkozy insistait sur la souveraineté de la Géorgie, Medvedev en appelait à l'auto-détermination des républiques séparatistes, faisant explicitement référence au précédent du Kossovo ».

La reconnaissance de l'indépendance des deux républiques n'est une surprise que pour ceux qui cultivent la pire mauvaise foi ou pour ceux qui n'ont rien suivi de cette affaire. La France a d'ailleurs particulièrement tort de s'en offusquer. En renonçant à intégrer le principe d'intégrité territoriale dans les 6 points du plan de paix, elle a de fait accepté l'indépendance des régions séparatistes. Medevev a beau jeu d'affirmer aujourd'hui qu'il a respecté les principes du plan de paix négocié par Sarkozy.

Les commentateurs évoquent le risque de contagion, mais de quoi parle t-on exactement ? Ce risque est un pur fantasme. Il n'y a qu'un cas similaire dans toute l'ancienne URSS de région autonome ouvertement pro-russe, c'est le cas de la Transnistrie aux frontières de la Moldavie. Mais le président Moldave ne sera jamais assez fou pour lancer ses chars à la reconquête de ce territoire perdu depuis 15 ans ! Tout le monde n'est pas aussi mentalement dérangé que le président géorgien.
L'autre cas c'est bien évidemment l'Ukraine avec le cas de la Crimée, mais il n'y a pas ici d'autonomie que le pouvoir central pourrait chercher à reconquérir par la force. Et d'ailleurs, le rapport de forces en Ukraine a bien changé depuis la révolution orange. Le président Youchenko, ami personnel de Saakachvili et aussi américanophile que lui, est totalement marginalisé. La premier ministre, l'ancienne égérie de la révolution, Yulia Timochenko s'est montré beaucoup plus prudente dans cette affaire, au point de s'être fait accuser de haute trahison.
Il y a fort à parier que cette affaire aura mis un terme définitif au tropisme occidental de l'Ukraine. Les Ukrainiens, tout autant que les Russes, sont nostalgiques de la grandeur passée de l'Union soviétique. Il suffit que la Russie retrouve son rang et elle retrouvera sa force d'attraction à l'égard de ses voisins, d'autant plus sûrement dans le même temps l'Europe s'enfoncera dans la récession.

En réalité, malgré les menaces réciproques et les propos martiaux des dirigeants, la situation de crispation actuelle satisfait tout le monde.
Le Kremlin a pu montrer à l'opinion publique mondiale qu'il était capable de tenir tête, avec une détermination impressionnante, aux pressions de ceux qui n'ont eu de cesse que de l'humilier et de l'affaiblir depuis quinze ans. En agissant de manière aussi unilatérale que les Américains, la Russie s'est hissée à leur niveau, retrouvant ainsi son rang perdu de superpuissance.

De leur coté, les occidentaux ont également atteint leur objectif : s'inventer un nouvel ennemi pour recréer de toute pièce un manichéisme rassurant opposant des gentils et des méchants. Car aujourd'hui la nervosité est essentiellement de leur coté. En Europe, l'Occident s'évertue à restaurer un climat de guerre froide avec la Russie. Au Moyen Orient, il s'amuse à livrer des guerres de nature coloniale sous prétexte de lutter contre le terrorisme et pour la défense de la démocratie et les droits de l'homme.

Réinvestir le terrain des valeurs

L'Occident est confronté à une crise profonde qui le laisse désemparé. Son système économique produit toujours plus d'inégalités, sans plus créer de richesses. Le niveau de vie se dégrade. La crise systémique menace, sans que quiconque puisse l'éviter faute d'être en mesure d'imaginer des solutions alternatives. L'Horizon est bouché et le déclin est inexorable.

C'est pourquoi l'occident panique. Les gouvernants cherchent par-dessus tout à éviter le tête à tête avec leur opinion publique, qui pourrait les conduire devant le tribunal de l'histoire. Pour cela, rien de mieux que de s'inventer des ennemis et de livrer des guerres. Plus symboliques d'ailleurs que militaires car l'Ouest n'a plus les moyens de ses ambitions et plus guère de moyens de pressions sur ses nouveaux ennemis. La mondialisation qu'il a mis en place pour ses multinationales, fonctionne désormais au bénéfice exclusif des pays à bas coûts de main d'œuvre et des exportateurs d'hydrocarbures. Aujourd'hui, c'est eux qui ont l'argent. L'occident n'a plus que des dettes et des besoins non satisfaits.

Puisque la guerre économique est perdue et qu'elle fera des dégâts que l'on fera tout pour cacher, il faut réinvestir le terrain des valeurs, le seul qui puisse encore accréditer l'idée de la supériorité intrinsèque de l'Occident. Le clash des civilisations, voilà la solution pour demeurer, dans l'esprit de tous, le camp du progrès, de la liberté, des droits de l'homme et de la démocratie.

Medevdev n'y trompe pas lorsqu'il appelle les américains à s'occuper d'avantage de leur économie et moins de politique internationale « parce que l'économie américaine est au cœur de très nombreux problèmes »
En attendant, la figure de l'odieux taliban, terroriste international et barbare sanguinaire, comme celui de l'ours russe, mal élevé, imprévisible et brutal sont deux bénédictions pour les dirigeants occidentaux.

Retrouvez le blog de Malakine.
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26 août 2008 2 26 /08 /août /2008 12:39
Rosetta se rapproche de l'astéroïde Steins, sa première cible
 
La sonde européenne Rosetta doit croiser sur son chemin un petit astéroïde dénommé Steins le 5 septembre prochain. A mi-distance de son objectif final, la comète Churyumov- Gerasimenko, elle en profitera pour fournir de précieuses informations sur une famille d'astéroïdes encore peu connue.


La sonde Rosetta passera à seulement 800 km de l'astéroïde.
Crédit: ESA/AOES Medialab


Rendez-vous le 5 septembre

"Il existe seulement une vingtaine d'astéroïde de ce type sur plus de 165 000 découverts à ce jour. C'est la première fois qu'on a l'occasion d'en observer un de près." Philippe Gaudon, chef de projet Rosetta au CNES, ne cache pas son enthousiasme.

Lui qui suit la sonde depuis son lancement en 2004, attendait ce premier rendez-vous avec impatience. Car Rosetta est censée croiser 2 astéroïdes au cours des 10 années que dure son voyage, lors de ses traversées de la ceinture principale d'astéroïdes entre les orbites de Mars et de Jupiter. La première rencontre aura lieu le 5 septembre prochain avec un petit objet de 5 km de diamètre qui répond au nom de Steins.

La sonde survolera l'astéroïde à 800 km d'altitude à 20h37 (heure de Paris) et à la vitesse de 8,6 km/s. Certains de ses instruments prendront des photos de la surface de Steins à différentes longueurs d'ondes et avec une résolution de quelques mètres.


La sonde Rosetta est en orbite depuis 2004.
Crédit: ESA/AOES Medialab

"Nous connaîtrons ainsi mieux la forme de cet astéroïde. Il s'agit aussi de préciser sa composition que nous pensons a priori faite essentiellement de silicates pauvres en fer. Quant au nombre et à la localisation des cratères, ils vont nous renseigner sur l'histoire de l'astéroïde.» explique Philippe Gaudon.

Les scientifiques espèrent, grâce à ces précieuses informations, en savoir plus sur la formation et l'évolution des astéroïdes du système solaire interne de façon à compléter les connaissances sur un environnement finalement assez proche de la Terre.

L'exploration cométaire

Même si cette partie de la mission présente un grand intérêt, l'objectif final reste l'exploration cométaire. "Une comète vue depuis la Terre, c'est une petite tête brillante suivie d'une queue immense et diffuse. En réalité, c'est un corps de glace de quelques km de diamètre avec un noyau qui se sublime (se vaporise) en se rapprochant du soleil", décrit Philippe Gaudon.


Largage de l'atterrisseur de Rosetta en 2014.
Crédit: CNES

Rosetta est constituée d'un orbiteur qui gravitera autour du noyau de la comète Churuymora Gerasimenko en 2014 et d'un atterrisseur, Philae, qui se posera à sa surface. Ainsi, rien n'échappera à la sonde: elle prendra des images de la surface, analysera le contenu des gaz et des poussières de la queue, et réalisera une véritable radiographie du noyau. Elle effectuera aussi grâce à Philae des prélèvements et beaucoup d'analyses in situ.


L'atterrisseur en approche de la comète Churyumov Gerasimenko
Crédit: CNES/Ill. Laurence Mossay

"Cette mission est européenne, précise Philippe Gaudon, chaque pays membre a apporté sa contribution. Le CNES a participé au financement d'un grand nombre d'instruments scientifiques (12 sur l'orbiteur, 10 sur l'atterrisseur). Nous avons fourni les batteries de l'atterrisseur et développé son segment sol. Le système de communication entre l'orbiteur et l'atterrisseur est également signé CNES."

L'espoir est de trouver dans la glace de la surface du noyau ou dans les gaz et les poussières de la queue des molécules complexes et variées. Cela viendrait étayer l'hypothèse selon laquelle les comètes auraient contribué à l'apparition de la vie sur Terre.

Source:CNES - 25/08/2008

Cordialement
Jean
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Jean Schwaenen apexoccult@versateladsl.be
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Rassemble les derniers instants qu'il te reste, ils te seront de grandes valeurs
et partage les avec une personne de choix, ils deviendront encore plus précieux.
         
     
   
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25 août 2008 1 25 /08 /août /2008 17:32
W5, véritable arbre généalogique stellaire
 
Plusieurs générations d'étoiles peuvent être observées dans ce nouveau clichéinfrarouge du télescope spatial Spitzer. Dans cette pépinière d'étoiles, appelée W5, les étoiles les plus anciennes sont les taches bleues aux centres des deux cavités (d'autres points bleus sont des étoiles de fond ou de premier plan non associées à la région). De plus jeunes étoiles tapissent les rebords des cavités, comme les taches roses situées aux bouts des piliers en forme de trompe d'éléphant. De plus jeunes étoiles se forment dans des zones blanches inextricables. Les endroits de couleur rouge représentent des secteurs où la poussière échauffée infiltre les cavités, ceux de couleur verte sont des régions de nuages denses.


W5, un arbre généalogique d'étoiles

W5 couvre un secteur du ciel équivalent à la surface de quatre pleines lunes et se situe à environ 6.500 années-lumière dans la constellation de Cassiopée. L'image de Spitzer a été réalisée sur une période de 24 heures.

Comme d'autres régions de formation d'étoiles, telles Orion et Carina, W5 contient de grandes cavités qui ont été creusées par le rayonnement et les vents des étoiles les plus massives. Selon la théorie de déclenchement de la formation d'étoiles, le creusement de ces cavités repousse le gaz, l'entraînant à s'enflammer dans des générations successives de nouvelles étoiles.

Cette image est une des meilleures démonstrations de la théorie actuelle du déclenchement de la formation des étoiles. Les scientifiques en analysant la photo ont pu montrer que les âges des étoiles deviennent progressivement et systématiquement plus jeunes avec leur distance depuis le centre des cavités.

Le cliché est une composition en trois couleurs montrant les observations dans l'infrarouge de deux instruments de Spitzer. Le bleu représente la lumière à 3.6 microns et le vert celle à 8 microns, toutes les deux capturées par la caméra infrarouge de Spitzer. Le rouge est la lumière à 24 microns détectée par le photomètre d'imagerie multi bandes de l'observatoire spatial.

Source:Spitzer News Release & Gilbert Javaux - PGJ Astronomie
Illustration:NASA/JPL-Caltech/L. Allen & X. Koenig (Harvard-Smithsonian CfA)

Cordialement
Jean
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22 août 2008 5 22 /08 /août /2008 16:55

Dix paras français abattus comme au tir aux pipes dans une embuscade dans un défilé des montagnes afghanes non loin d’une localité du nom de Saroubi à l’Est de Kaboul.

 

Des familles endeuillées, d’autres, de tous les pays de l’OTAN, se morfondant – on les comprend – d’inquiétude pour leurs fils et filles engagés avec une légèreté coupable dans ce conflit.

 

Nous assistons là – et une fois de plus – au terrible échec de « l’occidentalisme » qui a été dénoncé depuis longtemps sur ce blog (d’abord lorsqu’il s’appelait « astropole » jusqu’à aujourd’hui). L’occidentalisme, ce manichéisme théorisé par Samuel Huntington dans « Le choc des civilisations » (Odile Jacob, 1997) appelé aussi « unilatéralisme » à l’opposé du « multilatéralisme », représenté en haut lieu dans l’administration Bush, a encore une fois sévi. La Yougoslavie, l’Irak, le refus d’un vrai dialogue israélo – palestinien par le soutien non caché aux faucons de Jérusalem et l’isolement des Palestiniens derrière un mur que personne n’a encore osé appeler « de la honte ». Et, enfin, dernière frasque : la Géorgie. Après avoir poussé les Géorgiens à la provocation en les incitant (et même les aidant, d’après certaines sources), les Américains veulent une fois de plus imposer leur suprématie par la force, avec l’aide de l’OTAN qui, malgré tout, s’est montré divisée sur la question géorgienne. L’alignement systématique sur les positions étatsuniennes commence à attraper du plomb dans l’aile.

 

C’est l’émotion suscitée par les attentats du 11 septembre 2001 qui ont été surmédiatisés par le clan néoconservateur américain, qui a déclenché l’intervention américaine puis celle de l’OTAN dans la guerre en Afghanistan pour lutter contre Al Qaida, les Talibans et « le terrorisme ». On a assisté à des épisodes grotesques dont l’impossibilité de mettre la main sur Ben Laden et la rocambolesque fuite en moto du mollah Omar.

 

On a la mémoire un peu courte dans le camp « occidentaliste ». « On » oublie que les Talibans ont été installés au pouvoir en Afghanistan par la volonté des Etats-Unis et de Reagan en particulier pour chasser les Soviétiques d’Afghanistan. Il s’agissait d’unifier les différentes tribus afghanes afin de devenir une armée efficace contre les Soviétiques. Les Talibans sont donc une création purement artificielle des Etatsuniens. De plus, les Américains ont fourni aux Talibans les armes les plus sophistiquées comme les fameux « Stringers » qui permettent à un seul homme d’abattre presqu’à coup sûr tout aéronef volant dans les parages. Les Talibans se sont retournés par après contre les Occidentaux et ont entraîné des groupes terroristes qui ont fait du dégât aux USA et en Europe (le 11 septembre, Londres, Madrid, etc.).

 

Cela dit, et c’est la première fois, le drame vécu par les hommes du 8e RPIMa de Castres semble susciter des doutes dans le camp occidentaliste. Dans un article du « Monde » du 21 août 2008, les journalistes Sylvain Cypel (à New York) et Natalie Nougayrède mettent en évidence deux problèmes :

1) « Les problèmes de l'effort international en Afghanistan sont identifiés depuis longtemps : manque de coordination entre le militaire et le travail de reconstruction, manque de troupes étrangères, corruption des autorités afghanes, spectre d'un narco-Etat. Mais face à une crise qui a pris une forte dimension régionale, des questions-clés, notamment celle de savoir s'il faut entamer un dialogue avec des talibans dits "modérés", ou bien quelle stratégie déployer face à la déstabilisation du Pakistan, n'ont toujours pas trouvé de réponse cohérente.

De l'avis de nombreux experts, certaines de ces réponses ne pourront pas être apportées avant l'arrivée d'une nouvelle administration américaine. »

Il est intéressant de noter que Barack Obama soutient l’idée d’un retrait partiel des troupes américaines en Irak pour renforcer le contingent Etatsunien en Afghanistan. Son « challenger » Mac Cain estime qu’il faut envoyer des troupes partout où les « intérêts » occidentaux sont menacés (Géorgie, Irak, Afghanistan). On se demande avec quels moyens il y arrivera, les capacités de l’armée américaine, en dépit des vertigineuses augmentations des budgets militaires à l’époque « bushienne », sont limitées et les événements que nous vivons prouvent qu’il est impossible pour les USA comme pour l’OTAN d’être présents de manière efficace sur tous les fronts.

2) La crainte évidente des milieux « occidentalistes » d’un échec majeur au Moyen Orient est pleinement justifiée. Les deux journalistes du « Monde » ajoutent : « Aux Etats-Unis, une certaine inquiétude gagne les milieux sécuritaires : l'Afghanistan est-il un bourbier ? En juin, pour la première fois, les pertes américaines ont été plus lourdes en Afghanistan qu'en Irak. Et la situation "va empirer dans les six prochains mois ", pronostique Bruce Riedel, un ancien de la CIA spécialiste de la région, qui estime que l'OTAN est sous-équipée "en hommes et en matériel" pour résister efficacement à l'offensive de ses adversaires.

"L'OTAN est en train de perdre cette guerre", dit pour sa part Michael O'Hanlon, expert des questions de défense de la Brookings Institution à Washington. La mesure la plus urgente serait selon lui d'envoyer quatre brigades supplémentaires. "Deux américaines et deux européennes ; 20 000 soldats de plus, ce serait insuffisant, mais assez significatif" pour éviter une débâcle.

L’intellectuel afghan, Ahmed Rachid, qui s’est spécialisé dans l’analyse du mouvement « taliban » fait une analyse assez pessimiste, mais indubitablement réaliste de la situation dans son pays.

« On assiste aujourd'hui à la première double offensive des talibans, en Afghanistan et au Pakistan, depuis le 11-Septembre.

La stratégie talibane est désormais de gagner autant de territoires que possible, de gagner autant d'influence auprès de la population que possible, et de créer une telle crise au sein de l'OTAN qu'un ou deux pays annoncent leur retrait de la coalition militaire présente en Afghanistan.

Les talibans cherchent des opportunités d'intervenir sur la scène internationale également à cause de l'élection américaine et du vacuum qui va exister durant quelques mois aux Etats-Unis. Et même si les Américains voulaient envoyer des renforts en Afghanistan, ils ne le pourraient pas.

Les talibans donnent à leur combat une véritable dimension politique et stratégique. Il va y avoir de plus en plus de combats jusqu'à l'entrée en fonctions du nouveau président américain. Puis, un jour, Washington et l'OTAN seront forcés de négocier avec les talibans.

(…)La double attaque contre la base américaine de Khost et la patrouille française près de Kaboul est-elle le signal d'une intensification des opérations militaires talibanes ?

Des centaines de combattants sont en train d'arriver d'Irak, des Arabes. Arrivent aussi beaucoup de Pakistanais, et d'islamistes du Cachemire et d'Asie centrale. Tous ces gens sont bien entraînés et mieux armés qu'auparavant. L'opération contre les soldats français n'est pas si extraordinaire. Les attaques et les attentats-suicides sont de plus en plus sophistiqués, et vont continuer.

Les combattants sont recrutés de l'autre côté de la frontière, au Pakistan. N'oublions pas qu'il y a autant de pachtounes pakistanais qu'afghans. Les talibans n'ont pas de problème pour trouver des combattants.

En général, une guérilla perd une guerre parce qu'elle manque d'hommes et de moyens. Mais il est difficile de vaincre une insurrection qui n'a ni problème de combattants ni problème de ressources financières, les talibans pouvant compter sur l'argent de la drogue. »

Ajoutons qu’en dehors de l’OTAN, les Talibans n’ont pas d’adversaire sérieux. Ce n’est pas le gouvernement de Karzaï cloîtré dans un bunker à Kaboul et une armée peu fiable bourrée d’espions, qui peuvent gêner les Talibans dans leur incontestable progression en Afghanistan. D’ailleurs, Karzaï est loin d’être sûr : il est soupçonné lui aussi de trafic de drogue. Il est vrai que le pavot est la seule ressource dans ce pays !

D’autre part, Les propagandistes occidentalistes ne cessent de nous assommer avec la « guerre contre le terrorisme » - Sarkozy vient de le répéter lors de son éloge funèbre des dix paras du 8e RPIMa tués au combat – en oubliant un élément essentiel : on ne fait pas la guerre contre une arme – car le terrorisme est une arme et rien d’autre – mais contre ceux qui usent de cette arme. Or, on n’arrive pas à définir clairement de qui il s’agit. On sert Al Qaida à toutes les sauces : qu’il y ait des attentats en Algérie, c’est Al Qaida, en Turquie, c’est Al Qaida. Al Qaida est partout ! Gageons plutôt qu’il n’est nulle part. A la limite, on diffusera l’image d’un Ben Laden en démiurge du terrorisme qui prépare et ordonne les attentats de sa grotte à la frontière de l’Afghanistan et du Pakistan !

Cela dénote une réelle impuissance de la part des occidentalistes. Ils n’ont pas identifié clairement l’ennemi qu’ils combattent depuis une décennie. Comment veut-on gagner une guerre dans ces conditions ? En réalité, l’ennemi est une mosaïque de tribus et de bandes armées ayant une connaissance approfondie du terrain dont le point commun est une interprétation radicale de l’Islam qui sert ici plus de « ciment » que de religion. Cet Islam là est plus un code social de type médiéval que des préceptes religieux. D’ailleurs, la plupart des exégètes musulmans ne reconnaissent pas leur religion dans ce fatras « salafiste ». Cela dit, ce poison s’est répandu dans tout le Moyen Orient et dans les communautés musulmanes en Europe. Est-on vraiment capable de vaincre tout cela ? L’ancien ministre des affaires étrangères français, Hubert Védrine, qui avait averti le gouvernement Sarkozy – Fillon des dangers de « l’occidentalisation » de la guerre en Afghanistan ne se montre guère optimiste dans une interview qu’il a accordée à « France Soir » du 1er avril dernier, suite à son avertissement.

« Est-on en train de perdre en Afghanistan ? Je n’ai pas les rapports d’expertise. Mais tout dépend des objectifs que l’on souhaite atteindre. Reconstruire l’Afghanistan ? C’est inatteignable, car c’est un Etat qui n’existait pas avant la guerre. Eradiquer tout réseau terroriste sur le sol afghan ? Ce sera dur, pour ne pas dire impossible compte tenu du terrain difficile et de la culture tribale du pays. En revanche, s’il s’agit de maintenir une pression pour empêcher de se constituer une base terroriste, avec des camps d’entraînement qui exporteront la violence dans le monde entier, alors nous pouvons y arriver. »

Cependant, ce n’est certes avec ce manque de coordination stratégique et tactique que l’on y arrivera. De plus, comme nous l’avons vu, les buts de guerre sont loin d’être bien définis.

L’ancien ministre conclut : « L’occidentalisme est en revanche une attitude agressive de l’Occident, sur la défensive face à ce qu’il considère comme la menace arabe ou chinoise. C’est une politique extrêmement dangereuse. Ses défenseurs, que l’on retrouve notamment dans l’administration Bush, considèrent en effet que l’Occident doit passer à l’offensive pour défendre ses intérêts. »

Il faudra que la diplomatie reprenne le dessus. Cela implique de renoncer à l’idéologie du « choc des civilisations » qui a déjà fait tant de dégâts. Il est indispensable d’en revenir au «multilatéralisme » après le sanglant échec de « l’unilatéralisme » occidentaliste.

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14 août 2008 4 14 /08 /août /2008 22:31

Toute guerre est atroce, avec son lot de civils morts, étripés, violés, des villes détruites qu'il faudra des années à reconstruire. Eviter la guerre, sans pour autant sombrer dans un pacifisme béat, devrait être l'objectif de tous.

A qui la faute ? Avant tout à « l'Occident ». Tout montre que le scénario yougoslave recommence. Les Européens qui se veulent médiateurs, prennent fait et cause pour une des parties : la Géorgie. Kouchner - qui a déjà laissé un très mauvais souvenir en tant que délégué de l'ONU au Kosovo, où il a défavorisé systématiquement la minorité serbe - est envoyé par Sarkozy et propose d'emblée un plan de paix réclamant un cessez-le-feu et le retrait unilatéral des forces russes de Géorgie. Ce plan est évidemment accepté par Mikhaïl Saakachvili, le président géorgien. Il est rejeté par les Russes. Le bouillant et très brouillon chef de la diplomatie française a oublié que la Russie n'est pas la Serbie.

Les Russes ont-ils « provoqué » la Géorgie ? C'est possible mais non prouvé. Ils auraient fomenté des troubles en Ossétie du Sud pour forcer Saakashvili à intervenir militairement. Ce qu'il a fait. Cela a donné prétexte à Medvedev et Poutine de déclencher une opération militaire d'envergure, sans doute préparée depuis longtemps. On ne déploie pas autant de chars en deux jours d'un tour de cuiller à pot.



Néanmoins, la grande faute des Occidentaux et des Américains en particulier est de grignoter la zone d'influence russe. D'abord en Yougoslavie, ensuite en Ukraine et aussi en Géorgie qui est candidate à l'entrée dans l'OTAN, ce que les Russes ne peuvent en aucun cas accepter.

Il y a ensuite le fameux oléoduc Mer Caspienne - Mer Méditerranée qui passe à quelques kilomètres au Sud de l'Ossétie méridionale et qui, dès lors, échappe au contrôle russe.

En envahissant l'Ossétie du Sud, croyant sans doute à un soutien concret des Occidentaux, Saakachvili a commis une grave erreur stratégique qui risque de lui valoir sa place de chef de l'Etat géorgien. « Plusieurs facteurs expliquent l'éclatement du conflit. Le nationalisme imprudent du président géorgien Mikhaïl Saakachvili ne peut être passé sous silence. Il s'est fait élire en 2004 avec la promesse de « réunifier » son pays, c'est-à-dire de reprendre le contrôle des régions indépendantistes comme l'Ossétie du Sud ou l'Abkhazie. Ses pressions ont été tellement mal vécues que les Ossètes méridionaux ont proclamé leur « indépendance » par référendum en 2006. La semaine dernière, des troubles ont éclaté en Ossétie du Sud dans des conditions encore mal éclaircies. Ce qui est sûr, c'est que l'armée géorgienne en a profité pour essayer de reprendre le contrôle de la région. » Telle est l'analyse d'Eric Dupin de Marianne2.fr (11 août 2008). Et puis, Saakachvili a déclenché la guerre sans mesurer les immenses sacrifices qu'il imposait ainsi à son peuple.

De l'autre côté, les Russes sont connus pour ne pas faire dans la dentelle, d'autant plus qu'ils s'attaquaient à une petite armée mal équipée, mal entraînée, malgré l'aide des Américains. Et puis, ils ont ainsi leur revanche sur le Kosovo. Poutine a parlé de « génocide » en Ossétie du Sud, c'est manifestement exagéré, mais pour une fois, il s'attribue le beau rôle. C'est donc tout bénéfice pour la Russie : elle fait comprendre aux Occidentaux que la Russie dispose toujours de sa zone d'influence.

L'analyse de M. Eric Hoesli, spécialiste du Caucase (le Soir 12 août 2008) est intéressante et résume bien la situation.

1) « Pour la Russie, c'est une alliance militaire hostile [l'OTAN] qui cherche à l'encercler. Les Russes n'ont pas oublié le rôle offensif de l'Alliance atlantique en Afghanistan ou en Serbie. Le présent conflit apparaît, pour la Russie, comme un test de crédibilité. Peu de régions caucasiennes lui sont favorables. Les Ossètes et, dans une moindre mesure, les Abkhazes sont les plus prorusses. L'Arménie a aussi des sympathies pour son grand voisin. Pour Moscou, il était dès lors impensable de laisser les Géorgiens occuper le territoire d'un allié sans réaction. Le pouvoir russe devait montrer qu'il peut tenir ses promesses de puissance protectrice. Le Kremlin risque de profiter du peu de temps qu'il lui reste pour humilier Mikhaïl Saakachvili sans s'aliéner complètement l'opinion publique géorgienne en portant des coups très coûteux à sa défense »


2) « Le calcul de Saakachvili est certes de démontrer aux opinions publiques américaine et européenne que la Géorgie est à la merci des sautes d'humeur du Kremlin. Trop faible, elle n'aurait pas d'autre option que d'adhérer à l'Otan, objectif prioritaire de Tbilissi depuis 2004. Toutefois, la Géorgie ne figure pas sur le protocole d'adhésion adopté par les membres de l'Otan au sommet de Bucarest. Maintenant, après l'intervention géorgienne en Ossétie du Sud, on peut se demander quelle sera l'attitude de l'Otan. Le fait que la Géorgie est prête à utiliser la force pour régler un problème interne pourrait pousser les membres de l'Alliance atlantique à penser qu'elle est un partenaire trop encombrant. »

Il convient d'ajouter l'analyse du professeur Charles Urjewicz dans « Libération » du 14 août : « Par ailleurs, alors que le pays est confronté à une situation économique difficile, singulièrement aggravée par la hausse des matières premières, le retour de Shida Kartli (nom géorgien de l'Ossétie du Sud) au sein de la nation aurait permis au président Saakachvili, que ses opposants accusent de dérive autoritaire, de redorer un blason singulièrement terni depuis la brutale répression des manifestations de l'automne 2007. Retour d'autant plus important que le président géorgien a promis solennellement à son peuple de lui rendre les territoires perdus dans les plus brefs délais ; il en va d'une part non négligeable de sa légitimité.
L'impatience géorgienne avait d'autres causes. La présence à ses frontières d'une Russie de plus en plus riche et puissance, et dont le pouvoir d'attraction est d'autant plus grand qu'elle avait complaisamment octroyé la citoyenneté aux habitants des territoires sécessionnistes, Abkhazie et Ossétie du Sud, inquiète fortement la république de Géorgie. On y craint une intégration rapide de ces territoires dans la Fédération de Russie, accusée de menées annexionnistes. De fait, la perspective des Jeux olympiques de Sotchi, en 2014, pourrait accélérer l'absorption des républiques séparatistes dans le tissu économique russe, rendant leur retour dans l'Etat géorgien difficile, voire impossible. »

Il y a donc des causes intérieures dans l'attitude de Saakachvili qui semble ne pas être le bon démocrate et le bon gestionnaire tel que dépeint par les Occidentaux.

Reprenons le raisonnement d'Eric Hoesli.

3) « Ils [les Occidentaux] sont en pleine contradiction. Une fois que les Serbes avaient pris des mesures contre la purification ethnique, on leur a dit qu'ils avaient perdu le droit moral de présider aux destinées du Kosovo. Les Ossètes sont une minorité ethnique totalement différente des Géorgiens. Ils sont issus des Scythes, ces nomades des steppes qui ont grandement influencé la culture du Nord Caucase. Leur langue n'a rien à voir avec le géorgien. Si l'on applique les critères du Kosovo, ils devraient pouvoir demander leur indépendance. »

Ce que pour des raisons évidentes, les Occidentaux refusent car l'indépendance de l'Ossétie augmenterait l'influence russe dans le Caucase et permettrait surtout à la Russie de contrôler le fameux oléoduc Caspienne - Méditerranée indispensable pour les Américains en particulier.

4) « La Russie, engluée dans ses nostalgies impériales, n'arrive pas encore à accepter que d'anciennes républiques soviétiques soient des États pleinement souverains. Elle doit pourtant finir par l'admettre. Quant à la Géorgie, l'État caucasien qui a reçu le plus d'aide américaine par habitant après Israël, elle n'accepte toujours pas la différence, car ce serait remettre en question son existence. Elle devrait aussi accepter qu'elle a une frontière avec l'État russe. Avec une diaspora géorgienne de un million de travailleurs en Russie, avec son principal débouché d'exportations, elle ne peut pas faire comme si elle n'existait pas. »

Cependant l'affaire est loin d'être conclue. A entendre les leaders occidentaux, ils sont prêts à accepter la paix, à la condition que la Russie se retire totalement de la Géorgie, ce qui est inacceptable pour elle et créerait une zone de troubles graves dans les territoires qui lui sont favorables.
D'ailleurs, la gigantesque machine de propagande occidentale s'est mise en route. CNN diffuse des nouvelles fausses destinées à inquiéter comme une soi-disant offensive russe sur Tbilissi, la capitale de la Géorgie. En France « la police de la pensée » germanopratine s'est mobilisée. Dans le même « Libération » du 14 août, notre grand ami Bernard Henri Lévy et André Glucksmann ont lancé le signal de l'offensive : « Il reste peu de temps. Commençons donc par énoncer qui est l'agresseur : la Russie de Poutine et de Medvedev, ce «libéral» fameux et inconnu censé pondérer le nationalisme du premier. Rompons, ensuite, avec le régime de la tergiversation et des vessies prises pour lanternes : les 200 000 tués de Tchétchénie, des «terroristes» ; le sort du Caucase Nord, une «affaire intérieure» ; Anna Politkovskaïa, une suicidaire ; Litvinenko, un ovni... Et admettons enfin que l'autocratie poutinienne, née par la grâce des attentats obscurs qui ensanglantèrent Moscou en 1999, n'est pas un partenaire fiable, encore moins une puissance amie. De quel droit cette Russie là, agressive et de mauvaise foi, est-elle encore membre du G8 ? Pourquoi siège-t-elle au Conseil de l'Europe, institution vouée à défendre les valeurs de notre continent ? A quoi bon maintenir les lourds investissements, notamment allemands, du gazoduc sous la Baltique pour le seul avantage - russe - de court-circuiter les tuyaux qui passent par l'Ukraine et la Pologne ? Si le Kremlin persiste dans son agression caucasienne, ne convient-il pas que l'UE reconsidère l'ensemble de ses relations avec son grand voisin ? Il a autant besoin de vendre son pétrole que nous de l'acheter. Il n'est pas toujours impossible de faire chanter un maître chanteur. L'Europe, si elle trouve l'audace et la lucidité de relever le défi, est forte. Sinon, elle est morte. »

Voilà donc l'avertissement lancé et l'amalgame. Qu'ont à voir Anna Politkovskaïa et Litvinenko dans cette affaire ? Pour ces deux intellectuels, il faut faire rentrer l'Ukraine et la Géorgie dans l'OTAN, ce qui serait la garantie d'un conflit majeur entre la Russie et l'Amérique avec comme champ de bataille l'Europe centrale. Et puis, que ferait l'OTAN face à la puissance russe ? Elle est déjà incapable de neutraliser une armée en haillons, les Talibans en Afghanistan.

Voilà donc de la part de nos flics de la pensée un raisonnement ringard, un raisonnement de guerre froide tel que le tient le lobby néoconservateur américain. En effet, les Etatsuniens pensent toujours en termes de guerre froide malgré la chute du Mur de Berlin. D'ailleurs, le projet de bouclier anti-missile en Tchéquie, soi-disant visant l'Iran, est un geste typique de guerre froide.

Si les Européens veulent retrouver une certaine influence, ils doivent se refuser de s'aligner sur cette « pensée de la guerre froide » et exiger aussi bien des partenaires Américains que Russes de cesser de raisonner ainsi. Il convient une fois pour toutes de délimiter les zones d'influences de chacun et non d'essayer de grignoter systématiquement celles de la Russie.

La Russie n'est certes pas un exemple de démocratie, mais les Etats-Unis non plus au regard de Guantanamo et des assassinats politiques qui reprennent, comme celui du chef du parti démocrate en Arkansas. Et la France évolue de plus en plus vers un régime autoritaire comme nous aurons l'occasion de le voir bientôt.

L'Europe doit accepter un nouveau partage des zones d'influences entre les trois grands partenaires de l'hémisphère Nord : les Etats-Unis, la Russie et l'Europe.

Il y a quelques années, l'idée avait été émise par quelques hommes politiques de fixer les frontières de l'Europe. On s'était gaussé de cette idée jugée ringarde par l'establishment, voire porteuse d'un racisme « nauséabond ». Aujourd'hui, on s'aperçoit que ce projet n'était pas si stupide. Les Européens n'ont rien à faire dans le giron russe, surtout si c'est pour défendre les intérêts pétroliers américains. Il faut une fois pour toutes sortir de cette doctrine nuisible qu'est le néoconservatisme qui entretient cette idée abominable de choc des civilisations.

La paix est à ce prix.

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14 août 2008 4 14 /08 /août /2008 12:47
 
Le 11 aout, la sonde spatiale Cassini a focalisé ses caméras et autres instruments de télémesure sur la lune Encelade de Saturne en mettant l'accent sur la zone du pôle Sud de la lune, là où des fissures et des fractures plus ou moins parallèles surnommées Tiger Stripes tapissent la région. Ce secteur est d'un intérêt particulier en raison des geysers de glace d'eau et de vapeur sortant de ces failles et qui alimentent en matière l'anneau E de la planète géante. Les scientifiques espèrent en apprendre plus sur les fissures et savoir si l'eau liquide est effectivement le moteur qui alimente les geysers.

A son point le plus proche de la surface, la sonde a survolé Encelade à 50 km d'altitude, à la vitesse relative de 17,7 kilomètres par seconde
.

Cairo Sulcus traverse la partie supérieure de cette image.
Une fracture s'incurve autour du coin inférieur droit.
L'image a été prise par le téléobjectif de Cassini le 11 Août 2008,
à une distance d'approximativement 3027 kilomètres au-dessus de la surface.
L'échelle est d'environ 20 mètres par pixel.
Cliquer sur l'image pour l'agrandir


Damascus Sulcus traverse la partie supérieure de cette image.
L'image a été prise par le téléobjectif de Cassini le 11 Août 2008,
à une distance d'approximativement 4742 kilomètres au-dessus de la surface.
L'échelle est d'environ 30 mètres par pixel.
Cliquer sur l'image pour l'agrandir


Une région proche de Cairo Sulcus jonchée de blocs de glace.
L'image a été prise par le téléobjectif de Cassini le 11 Août 2008,
à une distance d'approximativement 1288 kilomètres au-dessus de la surface.
L'échelle est d'environ 10 mètres par pixel.
Cliquer sur l'image pour l'agrandir

Deux autres survols d'Encelade sont prévus pour octobre. Le premier d'entre eux permettra de réduire la distance du survol de lundi de moitié et portera la sonde à un remarquable 25 kilomètres de la surface. Encelade mesure environ 500 km de diamètre, un septième du diamètre de notre propre Lune.

Source:NASA& Gilbert Javaux - PGJ Astronomie
Illustrations:NASA/JPL/Space Science Institute

Cordialement
Jean
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Cercle Astronomique de Bruxelles (CAB)
http://www.astro-cab.be/
Occultations of stars by the Moon (Apex)
http://www.astrosurf.com/apex-occult
European Asteroïdal Occultation Network (EAON) http://www.astrosurf.com/eaon/
Popular Astronomy http://home.versateladsl.be/apexoccult/
Jean Schwaenen apexoccult@versateladsl.be
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9 août 2008 6 09 /08 /août /2008 09:35

Il y a bien longtemps que les Jeux olympiques dits « modernes » ne répondent plus aux principes édictés par leur fondateur, le français Pierre Coubertin.

 

Les intérêts financiers et la politique se sont introduits dans ce show médiatique qui touche le monde entier. Mais, à ses jeux, toutes les barrières de l’absurde ont été franchies. Passons-les en revue.

 

1)     La « démocratie »

 

Les JO s’accommodent mal des régimes totalitaires. 1936, Berlin, 1968, Mexico – à l’époque le Mexique était une dictature, aujourd’hui c’est plus ou moins une démocratie, mais c’est surtout la domination des cartels de la drogue -, 1980, Moscou. Avoir accepté Pékin était une erreur colossale. La candidature de Pékin avait été agréée encore du temps de Samaranch qui est un personnage que les scrupules démocratiques n’envahissent guère. La Chine avait promis à l’époque une substantielle avancée démocratique qui serait concrétisée à l’ouverture des Jeux. On a vu ce qu’il en était. Il fallait faire preuve de naïveté ou de duplicité (sans doute les deux) pour donner du crédit ne fût-ce qu’un seul instant à cet « engagement » de l’Empire du Milieu.

 

La presse allemande écrit : « Au milieu d'une presse allemande assez critique à l'égard de ces jeux, le quotidien Frankfurter Rundschau estime qu'un seul constat s'impose : « La Chine est encore le pays de la non-liberté. Malgré des avancées sociétales, malgré la croissance économique, malgré des logements modernes, la toute puissance du parti communiste reste la même. Les libertés apparentes dans la vie quotidienne des Chinois, comme les vacances à l'étranger, ne sont en réalités que des faveurs accordées par le parti » (voir édition électronique du « Courrier international »).

 

Pour cette manifestation de prestige qui ne durera que trois semaines, il a été dépensé des centaines de millions d’Euros, des quartiers entiers ont été rasés pour le village olympique, jetant des milliers d’habitants dans la rue. Une question : que deviendront ces installations flambant neuves après les Jeux ? Voilà un beau sujet de reportage pour un futur proche.

 

2)     Les réactions

 

Suite à la répression au Tibet, au début de l’année, d’importantes manifestations ont été organisées un peu partout dans les pays occidentaux sous la houlette de « Reporters sans frontières » (RSF). Cette organisation n’est pas exempte de tout soupçon car, à plusieurs reprises, elle a été surprise par son dévouement aux services secrets américains.

 

D’autre part, ces manifestations et notamment les attaques contre la flamme olympique, ont eu pour effet de réveiller le nationalisme non seulement en Chine, mais aussi dans la diaspora chinoise qui y voyait un mouvement d’hostilité à l’égard de leur pays au-delà des clivages idéologiques.

 

3)     Les vraies raisons

 

Dans cette organisation des JO, il est manifeste que ce sont les colossaux intérêts financiers des multinationales en Chine qui ont fait pression pour que tout « se passe bien ». Sarkozy, dit Pétain-le-petit, avait adopté une position matamoresque puis a fait une courbe rentrante – il est vilain d’aller à l’encontre de ses bons amis, les grands patrons du CAC 40 – pour faire un « saut de puce » à Pékin. Cela n’est pas très honorable. Il aurait mieux valu la fermer et faire comme Angela Merkel qui a pris prétexte de son agenda pour ne pas assister à la cérémonie d’ouverture.

 

Il y a aussi des raisons politiques. On a besoin de la Chine pour faire pression sur l’Iran et contrebalancer la volonté de puissance russe. Les Droits de l’homme sont en tout cas bien loin de ces préoccupations géopolitiques.

 

4)     Et le sport dans tout cela ?

 

Il est bien malmené. Le CIO (Comité international olympique) dirigé par le Belge Jacques Rogge, montre une faiblesse sans pareil à l’égard des Chinois et dans la lutte contre le dopage, malgré les déclarations musclées de Rogge.

 

D’ailleurs, cela a bien commencé. Le match de football opposant les espoirs brésiliens aux espoirs belges a tourné au ridicule. L’arbitrage de toute évidence était de parti pris pour les Brésiliens en sanctionnant par l’exclusion deux fautes imaginaires de jeunes joueurs belges.

 

Il est clair que tout sera fait pour que la Chine emporte un maximum de médailles.

 

Ah oui ! Cerise sur le gâteau et elle est Belge. Le fils de Jacques Rogge, Philippe Rogge, est le chef de la délégation belge. Dans ces milieux-là, le népotisme existe aussi.

 

Laissons la conclusion à   Xu Guogi comme le rapporte l’édition électronique du « Courrier international ».


« Dans son livre Olympic Dreams, l'historien Xu Guoqi décrit parfaitement comment les Jeux olympiques et la vie politique s'entremêlent en Chine, où cet événement sportif mondial évoque depuis plus d'un siècle les idées de sursaut nationaliste et de prestige. Les Chinois ne se sont lancés dans les sports de compétition qu'après leur humiliante défaite militaire contre les Japonais, en 1895, et c'est pour contrecarrer une manœuvre de propagande japonaise qu'ils ont participé pour la première fois aux Jeux olympiques de 1932, à Los Angeles. Les Japonais venaient d'occuper le nord de la Chine et comptaient envoyer un sprinter chinois pour représenter leur Etat fantoche du Mandchoukouo. Le pouvoir chinois s'était alors empressé de trouver des fonds pour envoyer cet athlète en tant que représentant et unique membre de la délégation chinoise.

Les festivités organisées en 2001 pour célébrer la désignation de Pékin comme ville d'accueil en disaient long sur l'importance de ce choix pour les Chinois. Le gouvernement n'a d'ailleurs pas hésité à se servir des Jeux et de leur symbole. En mars dernier, lors du départ de la flamme sur la place Tian'anmen et alors que des troubles venaient d'éclater au Tibet, le président Hu Jintao a allumé une grande coupe gravée de nuages. Selon l'agence de presse officielle Xinhua, ces « 56 nuages symbolisaient l'amitié de 56 groupes ethniques chinois envers le reste du monde ».

 

Fermez votre télé pendant trois semaines et profitez de la fin de l’été, c’est la meilleure chose à faire.

 

 

 

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